26/06/2012 02:11:54
L'eurozone en terrain accidenté
Où prendre encore des milliards ? Les délégués au prochain sommet de l’UE devront répondre à cette question. Comment remédier à la situation ? Faut-il employer à nouveau des instruments financiers ? Les maux de l’UE ont des origines fondamentales.
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Crise euro
Où prendre encore des milliards ? Les délégués au prochain sommet de l’UE devront répondre à cette question. Comment remédier à la situation ? Faut-il employer à nouveau des instruments financiers ? Les maux de l’UE ont des origines fondamentales.

Notre observateur Serguei Gouk s’entretient à ce sujet avec Nadejda Arbatova, chef du département des études politiques européennes de l’Institut d’économie mondiale de l’Académie des sciences de Russie.

" C’est un problème compliqué parce que les origines de la crise sont plus profondes que celles de la crise de l’Eurozone. La crise de la dette et composée de trois éléments : la crise bancaire, la crise souveraine de la dette et les problèmes de la compétitivité. Après la formation de l’eurozone les dépenses de main d’œuvre par unité de production, en particulier en Grèce et dans d’autres pays, ont sensiblement monté et ces pays ne sont plus compétitifs. Or, les emprunts bon marché ont permis d’assurer l’afflux de capitaux au marché et la dette n’a cessé d’augmenter ".

De l’avis de plusieurs analystes, la crise provient de l’élargissement pressé de l’UE et de l’Eurozone. La crise a surgi bien avant l’admission des pays d’Europe du Centre et de l’Est à l’UE. La Grèce a été admise en 1981, l’Espagne et le Portugal – en 1986. Selon les experts, l’économie de ces pays ne correspondait pas entièrement aux critères et ils ont été admis pour des raisons politiques.

L’ex-chancelier allemand Helmut Schmidt, l’un des pères fondateurs de l’UE, a plus d’une fois averti concernant l’admission de tous les pays européens à l’alliance. Le costume taillé pour six membres est trop étroit pour 27 et craque sur toutes les coutures. Schmidt a présagé les conséquences négatives et Bruxelles doit se débrouiller. Or, personne n'est prophète en sa Patrie.

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