27/06/2012 01:21:29
Le racisme serait « programmé » dans le cerveau humain
Le racisme se jouerait à un niveau inconscient, chez tous les individus. Cette façon d'attribuer des valeurs à des groupes ethniques serait dû à l’interconnexion entre plusieurs zones du cerveau.
Melty
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Racisme

Le racisme se jouerait à un niveau inconscient, chez tous les individus. Cette façon d'attribuer des valeurs à des groupes ethniques serait dû à l’interconnexion entre plusieurs zones du cerveau.

Une étude menée par des chercheurs américains et publiée dans la revue Nature Neuroscience livre des conclusions inattendues sur le problème du racisme. Selon leurs travaux, le fait de considérer qu'une personne appartenient à un groupe ethnique différent est régi par plusieurs régions du cerveau : l'amygdale, le cortex préfrontal et le cortex cingulaire extérieur. Ces sections seraient en interaction avec d'autres, qui permettent de ressentir des émotions et d'en déduire des jugements.

Ces chevauchements opéreraient à un niveau inconscient : même l'individu le plus raisonné et le plus éduqué possible pourrait être amené à établir des jugements de valeur en fonction de l'ethnie à laquelle appartient une autre personne. Pour obtenir ces données, les chercheurs, conduits par le professeur Elizabeth Phelps, de l'Université de New York, ont scanné le cerveau de volontaires alors qu'ils devaient formuler des jugements sur des personnes de différentes origines. Les parties du cerveau qui perçoivent les ethnies chevauchent celles qui traitent les émotions et prennent les décisions. Cette connectivité induirait une forme de jugement automatique envers quelqu'un de différent.

Le professeur Elizabeth Phelps se félicite de cette avancée dans la façon d'envisager le problème du racisme : "Il y a quelques décennies, il aurait été impensable de chercher à relier le fonctionnement du cerveau avec la représentation de groupes sociaux tels que Blancs contre Noirs. Les preuves amenées par les neurosciences ont été vitales pour clarifier la façon dont les groupes sociaux interagissent".

La chercheuse se félicite de ce que ses travaux vont permettre de voir "s'il est possible et comment il est possible de changer les interactions humaines". Elle poursuit : "Jusqu'à présent, nous avons obtenu des résultats modestes sur la façon dont ces processus se produisent dans nos cerveaux, à l'insu de notre conscience. La question est : qu'allons nous faire avec ces informations ?". Que pensez-vous de ce nouvel éclairage sur un problème qui continue de se manifester dans notre société ?

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE