28/06/2012 01:14:34
Arrêté par les hommes de Zakaria. Le fils de l'ex-no 2 du CeCOS torturé à mort
En exil en Egypte dès le déclenchement de la guerre post-électorale jusqu’à une période récente, il a jugé le moment propice pour retrouver les siens. Mais mal lui en pris !
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Koné Zakaria

Martial Robet, fils aîné de l’ex-numéro 2 du Centre de commandement des opérations de sécurité (CeCOS), Joachim Gogo Robet, qui avait fait reculer le grand banditisme dans le district d’Abidjan, est mort dans la journée d’hier mardi aux mains des hommes d’Alassane Ouattara.

En exil en Egypte dès le déclenchement de la guerre post-électorale jusqu’à une période récente, il a jugé le moment propice pour retrouver les siens. Mais mal lui en pris !

Dès qu’il débarque à l’aéroport international de Port-Bouët, la semaine dernière, Martial Robet est aussitôt cueilli, selon une source proche de la famille, par des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sous les ordres du commandant de la police militaire de l’actuel régime, Koné Zakaria. Il est ensuite conduit manu militari au camp Génie à Adjamé où il est soumis aussitôt à des traitements dégradants et humiliants. Face à la détermination des membres de sa famille à l’arracher des mains de ses bourreaux, commencent alors des tractations qui tournent autour d’espèces sonnantes et trébuchantes.

Les ravisseurs, toujours selon notre informateur, exigent la rondelette somme de 5 millions de Fcfa. Sa soeur Sonia Robet, depuis l'Hexagone, entre alors en scène. Elle réunit la moitié de la somme exigée par les hommes de Koné Zakaria. Et sollicite l’intervention du commandant Ouattara Issiaka dit Wattao, sans succès. Sans soutien, la famille Robet assistera à la torture d’un des siens par les hommes de Koné Zakaria jusqu'à sa mort hier mardi 26 juin. Le seul tort de Martial Robet, c’est son patronyme et le fait d’avoir été le fils du commissaire Joachim Robet lui-même arrêté et détenu à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan depuis l’arrestation du président Laurent Gbagbo.

Gilles Naismon

Un élément des FUMACO enlevé hier par les Frci

Le commando marin de l'unité des Fusiliers commandos marins (FUMACO) nommé N'Boua Békélé Lago André a été enlevé au domicile de ses parents à Yopougon, dans la nuit du lundi à mardi, par une brigade des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci) sous prétexte qu'il serait en train de fomenter un coup d’Etat contre le régime d’Alassane Ouattara avec certains de ses frères d’armes.

Depuis son enlèvement dans une atmosphère de violence, ses parents n’ont aucune nouvelle de lui.


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