24/08/2009 02:43:47
Goukouni Weddeye rentre au pays
L'ancien président tchadien, Goukouni Weddeye, exilé en Algérie depuis qu'il avait été renversé par Hissène Habré en 1982, a annoncé le 19 août dernier à N'Djamena qu’il est revenu s'installer «définitivement» dans son pays.
AFP
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Après s’être entretenu avec le président Idriss Deby Itno, l’ex-président Weddeye a annoncé qu'il entend mettre fin aux conflits armés entre les groupes armés interposés qui s’affrontent depuis 2005.

Après plus de vingt ans d’exil en Algérie, l’ancien président tchadien Goukouni Weddeye a finalement décidé de rentrer dans son pays pour participer, aux cotés du président Idriss Deby Itno, au processus d’instauration de la paix au Tchad.

«J'ai décidé de revenir m'installer définitivement au Tchad pour être utile à mon pays. (...) Je voudrais que la paix s'installe définitivement au Tchad», a affirmé Goukouni Weddeye, après s’être entretenu pendant deux heures avec le président tchadien Idriss Deby Itno.

Membre du comité techniqu issu des discussions ouvertes de la conférence de Libreville de 2007, Goukouni Weddeye était arrivé au Tchad à la tête d'une délégation d’une dizaine de personnalités, pour la plupart vivant à l'étranger, pour essayer de «contacter les autorités du pays, les mécontents à l'extérieur pour les amener à s'entendre».

«Nous avons suivi avec beaucoup de peine ce qui se passe dans notre pays. Raison pour laquelle j'ai pris l’initiative d'aller rencontrer feu président Omar Bongo du Gabon, avec qui nous avions discuté de la réconciliation nationale au Tchad. Le président Deby s'y était joint», a expliqué monsieur Weddeye.

En 2007 à Libreville, l’ex-président tchadien avait accepté, en présence des présidents Bongo et Deby, de participer à un comité technique pour tenter de convaincre les mouvements rebelles de cesser les hostilités, afin «de faire en sorte que le Tchad retrouve la paix».

«Nous sommes chargé de restaurer la paix au Tchad. (...) Je demande aux Tchadiens de l'intérieur comme de l'extérieur d'ouvrir leur cœur à partir de maintenant, la main dans la main pour construire leur pays plutôt que de faire la guerre», a lancé Weddeye.

Affirmant ne pas vouloir jouer de rôle politique, Weddeye souhaite dès à présent discuter avec tous les acteurs, opposition et société civile dans le pays et à l’extérieur, même si le Soudan ne lui a jusque là pas encore accordé de visa pour qu'il puisse rencontrer les différentes factions rebelles tchadiennes.

Pour le président Idriss Déby, ce retour de monsieur Weddeye est un succès politique qui pourrait avoir un impact symbolique certain sur l'avenir de l'opposition armée, même si certains doutent de la capacité de l’ex-président tchadien à rester politiquement neutre, vu sa position qui influe fortement sur son parcours fait de luttes sans concessions.

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