03/07/2012 01:59:17
Cameroun. Manifestation à Yaoundé-Soa . Les étudiants interpellés inculpés
Ils ont été déférés devant le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mfou hier. Ils devront répondre de l’incitation à la révolte et d’atteinte à la sûreté de l’Etat.
Le Messager
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Manifestation Addec - Nzouabet

Ils ont été déférés devant le procureur de la République près du tribunal de première instance de Mfou hier. Ils devront répondre de l’incitation à la révolte et d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Vendredi, 29 juin 2012. Des responsables du bureau de l’Association de défense des étudiants du Cameroun (Addec), se rendent sur le campus de l’Université de Yaoundé II à Soa. Il s’agit en l’occurrence de Nzouabet Hervé, président du conseil exécutif national, Tchaleu Ndemanga Barthélémy, secrétaire aux relations publiques, et Njouonkou Soulemanou, secrétaire aux logements. Ils veulent en savoir plus sur le sort de leur camarade, Denis Atangana, étudiant en 2e année de droit, arrêté le matin du même jour, alors qu’il conduit un mouvement d’étudiants baptisé « Sauvons notre université », qui manifeste pour obtenir la démission du recteur de ladite université, limogé quelques heures plus tard par un décret du président de la République. Jean Tabi Manga, puisqu’il s’agit de lui, avait été mis en cause pour des fautes de gestion par les conclusions d’une mission du Contrôle supérieur de l’Etat. Ces émissaires de l’Addec seront à leur tour interpellés puis détenus dans les cellules du commissariat de Soa (Cf. Le Messager n° 3625 du lundi 2 juillet 2012).

Nzouabet Hervé et ses compagnons de galère y passent le week-end avant d’être déférés – après un bref séjour dans les cellules du commissariat central de Yaoundé, selon leur conseil, Me Meli – hier lundi 2 juillet 2012 au parquet de Mfou pour être présentés au procureur de la République. Ces étudiants sont notamment poursuivis pour : incitation à la révolte (pour, dit-on, avoir participé à une manifestation non autorisée) et atteinte à la sûreté de l’Etat. Des accusations qui d’après leur avocat ne tiennent pas la route. Me Meli tient toutefois à saluer l’action dudit procureur de la République, lequel après avoir suivi ce cas dans les médias s’est saisi du dossier pour en étudier le fond. D’autant plus que ses clients ont été transférés à un moment donné à Yaoundé, alors que l’affaire s’est déroulée dans la circonscription de son ressort.

Au moment où nous allions sous presse, les suspects que sont Nzouabet Hervé, Tchaleu Ndemanga Barthélémy, Njouonkou Soulemanou et Denis Atangana, ont été inculpés pour mutation à la révolte et atteinte à la Surêté de l’Etat. Ils devront comparaître libre au tribunal de première instance de Mfou. Affaire à suivre…

Nadège Christelle BOWA

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