03/07/2012 02:19:17
Arrestation des étudiants. Le Manidem et le Cpp condamnent la « répression aveugle »
Le régime du Rdpc vient de faire déférer au parquet de Mfou, les dirigeants de l’Addec détenus dans un commisariat à Soa.
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Le Manidem condamne la « répression aveugle »

Le régime du Rdpc vient de faire déférer au parquet de Mfou, les dirigeants de l’Addec détenus dans un commisariat à Soa.

Les responsables de l’Addec manifestent pacifiquement pour demander le limogeage des recteurs d’Université soupçonnés de malversations financières par les services du Contrôle supérieur de l’Etat. Ils ont été interpellés pour « trouble à l’ordre public ».

Le Manidem constate une fois de plus que les autorités administratives et policières ne sont pas encore guéries de la « maladie de la répression aveugle » contractée pendant la période des lois d’exception de 1962.

Le Manidem condamne vigoureusement cette attitude irresponsable et dangereuse pour la paix sociale. Il se réserve d’engager toutes les actions possibles pour exiger la libération des dirigeants de l’Addec dont Nzouabet Kweto Hervé Anicet , également membre du Bureau politique du Manidem. Ce sont les recteurs incriminés qui devaient au contraire être présentés devant les juges.

Le Manidem dit ce qu’il fait et fait ce qu’il dit.

Par Nanga Guillaume, Membre du bureau politique
Secrétaire national à l’organisation

Le Cpp exige la libération des étudiants arrêtés à Soa

Le Cameroon people’s party (Cpp) a le regret de porter à l’attention de l’opinion nationale et internationale, la détention, pour le moins malheureuse et scandaleuse des étudiants et activistes camerounais dans la localité de Soa, près de Yaoundé.

En effet, depuis le vendredi 29 juillet 2012, les sieurs Nzouabet Hervé (président de l’Addec), Soulemanou Njouonkou (secrétaire en charge du logement estudiantin de l’Addec),   Barthélemie Tchaleu (secrétaire en charge des relations publiques de l’Addec) et Denis Atangana (porte parole du collectif « Sauvons Notre Université »), ont été arrêtés et sont détenus dans les locaux du commissariat spécial de police de Soa.

Ces derniers s’apprêtaient à attirer l’attention de leurs pairs et de l’opinion publique nationale sur l’urgence qu’il y avait à mettre fin à ce qui s’apparente de toute évidence comme de la mal-gouvernance systématique au sein de cette institution.

Leur interpellation et leur maintien en détention est d’autant plus incompréhensible et scandaleuse que la démarche projetée par ces derniers s’appuie sur un certain nombre d’éléments objectifs, à savoir :

•    Le dernier rapport du Conseil de discipline budgétaire et financier du Contrôle supérieur de l’Etat ayant clairement mis en lumière des fautes de gestion au niveau de l’Université de Yaoundé II;

•    La volonté affichée par le gouvernement camerounais actuel de lutter contre la corruption et les détournements de deniers publics ; volonté qui semble se manifester par la poursuite de l’opération dite « Epervier », le renforcement du dispositif anti-corruption à travers le tribunal criminel spécial et les autres structures (Anif, Conac, etc) ;

•    Le limogeage récent du recteur de l’Université de Yaoundé II, qui, à n’en point douter, est un désavoeu clair et net à la gestion que ces étudiants entendaient dénoncer comme l’indique le communiqué que ces étudiants ont rendu public.

Dès lors, il s’impose au gouvernement actuel, pour un besoin de cohérence, de mettre fin à cette détention pour le moins arbitraire et abusive. Par cet acte, il contribuerait certainement à temporiser le scepticisme et la méfiance
qu’inspirent une gestion des affaires publiques notoirement inefficace et entachée très souvent de crimes économiques.

Le Cpp appelle l’ensemble des patriotes soucieux du développement du Cameroun, des militants / es et combattants / es de la liberté et des droits de l’homme, à se mobiliser pour obtenir la libération immédiate de ces jeunes et exemplaires citoyens.

Le Cpp se réserve le droit de prendre, avec d’autres organisations et personnalités solidaires de ce combat, toutes les mesures nécessaires pour que ces derniers recouvrent leur liberté.

Pour le Cameroon People’s Party

Par Franck Essi, Secrétaire général en charge des Affaires politiques

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