16/07/2012 01:21:09
Le départ de Mr. Alassane Ouattara du pouvoir : solution à la crise ivoirienne
Déclaration No. 10 du Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté (CADDS-USA)
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Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté (CADDS-USA)

Déclaration No. 10. Le départ de Mr. Alassane Ouattara du pouvoir : solution à la crise ivoirienne

Philadelphia, USA le 12 juillet 2012

La crise ivoirienne s’enlise malgré l’arrestation et le transfèrement à la Haye en Hollande de Mr. Laurent Gbagbo que la communauté internationale et la coalition RHDP ont présenté comme le problème de la Cote d’Ivoire. A quelques semaines du procès de confirmation des charges de ce dernier, le pays peine toujours à retrouver les traits d’une économie africaine forte et d’une nation ressoudée et convalescente.

Le Congrès Africain pour la Défense de la Démocratie et la Souveraineté (CADDS-USA) observe encore une fois que l’argument selon lequel la paix en Cote d’Ivoire dépendait du départ de Mr. Laurent Gbagbo du pouvoir et qui a justifié l’intervention violente de la coalition France- Etats Unis- ONU- CEDEAO est fallacieux. Bien au contraire, c’est la présence de Mr. Alassane Dramane Ouattara à la tête de l’état qui empêche le dialogue, la cohésion, et la paix.

Avec Mr. Alassane Ouattara au pouvoir, la crise ivoirienne a pris des dimensions plus alarmantes:

- insécurité galopante, désordre au sein des forces armées nationales, exactions continues des FRCI et des supplétifs dozos, recours à la terreur comme méthode de gouvernance,

- expropriation des terres aux populations de l’Ouest au profit de migrants burkinabés et occupation illégale des forêts classées,

- licenciements abusifs à la fonction publique, fermeture des universités et violation des franchises universitaires, cherté de la vie,

- léthargie du processus de réconciliation nationale, continuation des poursuites et inculpations des personnalités du régime de Mr. Laurent Gbagbo,

- violation du statut des partis d’opposition, censure de la presse, redécoupage administratif abusif, et tribalisme politique, etc.

Le point d’achèvement de l’initiative PPTE le 26 juin 2012 dont se vante le régime de Mr. Alassane Ouattara ne pourra pas transformer en valeurs positives les meurtrissures des Ivoiriens engendrées par la politique tribale et vengeresse de Mr. Alassane Ouattara.

La réalité du paysage politique et social ivoirien c’est que le fossé entre les maillons de la classe politique, entre des différents groupes ethniques, et entre la classe dirigeante et la masse s’élargit de plus en plus comme cela ne s’est jamais produit en Cote d’Ivoire. Par conséquent, il est opportun que les forces du changement poursuivent la réflexion sur les alternatives démocratiques de sortie de crise et de paix durable.

Le CADDS-USA appelle vivement les partis politiques, la société civile ivoirienne, la communauté internationale, la France, les Etats Unis, l’ONU, l’Union Africaine et la CEDEAO à comprendre que Mr. Alassane Dramane Ouattara est le seul et vrai problème de la Cote d’Ivoire et que tant qu’il occupera les fonctions de chef de l’état, l’âge d’or de la Cote d’Ivoire ne sera pas pour demain.

Le blocage social et politique persiste parce que le peuple ivoirien garde encore la trace de l’illégitimité/inéligibilité de Mr. Alassane Ouattara et de la douleur de sa méthode d’accession et de gestion du pouvoir. Jamais une personnalité n’a été aussi contestée par le peuple souverain dans l’histoire politique de la Cote d’Ivoire.
Le CADDS-USA demande donc à toutes les forces ivoiriennes du changement et les organisations de la diaspora en Europe et en Amérique du Nord d’exiger :

- le départ de Mr. Alassane Ouattara du palais de la présidence en Cote d’Ivoire,

- la réouverture de l’enquête sur l’élection présidentielle de 2010,

- la libération des 165 prisonniers politiques,

- l’arrêt des poursuites contre les exilés,

- l’arrêt des enlèvements des jeunes cadres supposés favorables à Mr. Laurent Gbagbo,

- le dégel des avoirs des membres de l’administration Gbagbo,

- l’arrêt des migrations des Burkinabés dans les forêts de l’ouest de la Cote d’Ivoire,

- l’application intégrale du code foncier rural unanimement adopté par les parlementaires ivoiriens en 2008, et

- la réouverture des enquêtes sur les évènements de décembre 1999 et Septembre 2002

- le désarmement des dozos et la sécurisation des biens et des personnes.

Pour le CADDS-USA
Eric Edi, PhD.

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