17/07/2012 02:57:44
Neuf mois aprčs son arrestation. Aucune trace du Cdt Séka Séka
Le Commandant Anselme Séka Yapo, ex-aide de camp de la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, a été arrêté de manière stalinienne à l’aéroport d’Abidjan, le 15 octobre 2011, alors que l’avion à bord duquel il se trouvait, était en transit. Neuf mois se sont écroulés et aucune trace de Séka Séka.
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Anselme Séka Yapo alais Séka Séka

Le Commandant Anselme Séka Yapo, ex-aide de camp de la première Dame Simone Ehivet Gbagbo, a été arrêté de manière stalinienne à l’aéroport d’Abidjan, le 15 octobre 2011, alors que l’avion à bord duquel il se trouvait, était en transit. Neuf mois se sont écroulés et aucune trace de Séka Séka.

Brandi quasiment nu sur les antennes de la télévision nationale, le 15 octobre dernier, le régime Ouattara n’a plus donné aucun signe de vie du Commandant Séka Séka. Déjà le jour de son arrestation, il présentait des signes de quelqu’un qui avait été torturé.

C’était le début d’un long supplice qu’il subirait les semaines et mois à venir. Alors que les accusations pleuvent contre lui, jamais cet officier supérieur de la gendarmerie n’a été présenté au procureur militaire, Ange Kessi, le seul dans un état de droit ayant autorité à l’entendre voire à l’inculper. Neuf mois après l’arrestation de Séka Séka, nul ne sait où il est détenu officiellement, et aucune procédure judiciaire n’a été ouverte contre lui, ses avocats n’ont jamais eu le droit de le rencontrer.

Où est-il détenu à ce jour ? Serait-il encore en vie ? Mystère et boule de gomme ! Seul Hamed Bakayoko et ses services pourraient répondre à toutes ces interrogations, dont celle du procureur militaire, Ange Kessi, qui s’interroge jusqu’à ce jour sur le lieu de détention de cet officier de la gendarmerie. Tantôt on l’annonce à la Dst, tantôt dans le nord du pays. En tout cas, Séka Séka est détenu en violation flagrante du code de procédure militaire, tout comme lui, plusieurs militaires sont dans ce cas.

Dans le code de procédure militaire, la loi est claire dans le cadre «du droit d'arrestation et de garde de la mise à disposition et de la garde à vue». «Les militaires qui sont ainsi arrêtés peuvent être déposés dans la chambre de sureté d'une caserne de gendarmerie ou dans une prison militaire» et «la durée de cette garde ne doit pas dépasser quarante-huit heures», article 55 alinéas 2 et 3 du code de procédure pénale militaire. Et l’article 59 est encore plus clair : «A l'expiration des délais fixés aux articles précédents, les individus arrêtés en flagrant délit ou contre lesquels existent des indices graves et concordants de culpabilité sont présentés à l'autorité investie des pouvoirs judiciaires ou à l'autorité civile compétente».

Alors question. Est-il normal que Ange Kessi n’ait pas vu le «prévenu» Séka Séka, neuf mois après son arrestation ? Le Cdt Séka Séka est-il en contact avec un membre de sa famille ou a-t-il pu échanger jusque-là avec un membre de sa famille ?

Frank Toti

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