01/09/2009 15:08:58
Gabon. Le dépouillement se poursuit sous haute tension
Selon le site d’information pan-africain koaci.com, une source au sein de la Commission électorale gabonaise 4/5 a confirmé que 80 % des bulletins de vote ont désormais été dépouillés
Ouest-France
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Photo : AFP

Selon le site d’information pan-africain koaci.com, une source au sein de la Commission électorale gabonaise 4/5 a confirmé que 80 % des bulletins de vote ont désormais été dépouillés. Le « podium » précédemment donné par plusieurs médias, dont Ouest-France, se confirme : Pierre Mamboundou arrive en tête, suivi d’André Mba Obame et d’Ali Bongo.

Bongo aurait demandé le poste de ministre de la Défense

La situation est actuellement calme à Libreville. Mais les rumeurs d’un possible coup de force se multiplient. Des informations font état de la tentative d’Ali Bongo de se faire réattribuer le poste de ministre de la Défense, ce qui lui donnerait le contrôle de toutes les forces de sécurité gabonaise. Tentative contrecarrée par la présidente de la Cour constitutionnelle qui serait bien décidée à tenir tête au candidat du parti au pouvoir, le PDG.

Un mur humain

Selon l’UPG, le parti de l’opposant Pierre Mamboundou, des menaces pèsent désormais sur le siège des partis d’opposition où il est procédé à un décompte parallèle des votes et où sont conservées des copies des procès-verbaux qui attesteraient de la défaite d’Ali Bongo. Dans la nuit de lundi à mardi, des centaines de partisans de l’UPG ont constitué un mur humain autour des locaux pour déjouer un possible raid.

Les partisans de Mba Obame, qui a mis en garde contre « un coup d’État électoral », ont pris des mesures similaires de protection devant le domicile de leur candidat.

France 24 expulsée ?

Aujourd’hui, en début d’après-midi, une autre rumeur a fait état de l’expulsion d’une équipe de la chaîne française France24, dont la couverture des événements aurait été jugée biaisée et récemment trop favorable aux candidats de l’opposition.


Paris prudent
Selon le secrétaire d’État à la Coopération, Alain Joyandet, « le nouveau président devra exercer un mandat de rupture ». Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, il explique qu’« avec Omar Bongo le pays a accédé à la stabilité et à la paix civile. C’était, bien sûr, positif. Il me paraît nécessaire, à présent, d’engager davantage des programmes socio-économiques et de répartir les richesses de façon plus équitable ». « Dans cette élection la France n’avait pas de favori », a-t-il répété, alors que Paris a été soupçonné, notamment au Gabon, de favoriser la candidature d’Ali Bongo, le fils du président décédé en juin après 41 ans au pouvoir

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