01/09/2009 15:14:57
Drames ferroviaires : le Sdf pour une commission d'enquête parlementaire
Le parti de John Fru Ndi souhaite en outre que soient revisitées les clauses de privatisation des anciennes sociétés du portefeuille de l'Etat
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Trois jours après le dernier déraillement survenu samedi dernier au quartier Mballa 3 à Yaoundé, le Social democratic front (Sdf) par le canal de son coordonnateur régional pour le Littoral Jean Michel Nintcheu. Dans un communiqué de presse parvenu à notre rédaction hier, celui qui est par ailleurs vice président du groupe parlementaire de cette formation politique à l'Assemblée nationale dresse "son bilan" des deux drames "09 morts et près de 300 blessés graves". Il remet en outre en cause "la vétusté des infrastructures ferroviaires dont la remise en état, l'entretien et la modernisation avaient pourtant été inscrits à grand renfort de publicité dans le cahier de charges au moment de la privatisation de la Regifercam".

Mais le Sdf souhaite que "Au-delà de la seule ex-Regifercam, il y a lieu de revisiter et de nettoyer en profondeur les clauses contenues dans les restructurations ou privatisations braderies des entreprises nationales".

Un examen des restructurations et des privatisations qui devrait se faire "à travers la mise sur pied d'une Commission d'enquête parlementaire". La commission d'enquête ainsi souhaitée devrait par la même occasion permettre "procéder au chiffrage exact des actifs des entreprises bradées (Regifercam, Snec, Sonel, Oncpb, Camship, etc.)". L'autre mission de cette commission d'enquête serait "d'examiner les raisons qui avaient conduit au retrait de l'Etat du capital de ces entreprises, d'évaluer les parts sociales de l'Etat, d'apprécier les prix des différentes cessions des parts de l'Etat et plus précisément les plus-values réalisées, d'inspecter les identités des acquéreurs des parts de l'Etat ainsi que le problème récurrent de la liquidation des droits des ex-employés de ces entreprises et de vérifier le respect des cahiers de charges qui avaient été assignés aux nouveaux acquéreurs".

Pour Jean Michel Nintcheu, "toute passivité et tout ponce pilatisme du régime de Yaoundé" par rapport à la création de ladite commission d'enquête serait la preuve que "les privatisations ou restructurations de ces entreprises nationales stratégiques ont été volontairement traitées de manière déséquilibrée et globalement incorrecte par les Gouvernements successifs qui avaient préféré sacrifier les intérêts de la Nation en compensation d'un soutien obscur et hideux des nébuleuses affairistes étrangères pour son maintien au pouvoir".

Rappelons que les chiffres officiels communiqués par le ministre de la Communication sur les déraillements d'Obobogo et de Mballa 3 faisait état de 2 morts dans le premier cas et 5 morts et 303 blessés dans le deuxième. Soit un total de 7 morts dans les deux accidents.

JFB

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