20/07/2012 03:45:13
Lettre ouverte madame la juge du CPI
Madame la Présidente, Permettez-moi de vous dire que le refus d’accorder une liberté provisoire au président Laurent Gbagbo, est une grave décision que vous venez de prendre, et, une telle décision témoignage bien combien la cabale contre le président Laurent Gbagbo est bel et bien organisée depuis longtemps, avant même le jour de son arrestation.
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Silvia Fernandez de Gurmendi

Madame la Présidente,

Permettez-moi de vous dire que le refus d’accorder une liberté provisoire au président Laurent Gbagbo, est une grave décision que vous venez de prendre, et, une telle décision témoignage bien combien la cabale contre le président Laurent Gbagbo est bel et bien organisée depuis longtemps, avant même le jour de son arrestation.

Cet homme qui n’a eu que le courage de barrer la voie aux colonisateurs de tous poils qui ont tant endeuillé l’Afrique, partant de la Côte d’Ivoire, n’est pas la personne que vous décrivez. Vous soupçonnez le président Laurent Gbagbo de fuir, au cas où on lui accordait une liberté provisoire.

Cette manière de penser est si basse. L’on sait maintenant la collusion qui existe entre les bourreaux des Africains et votre CPI, qui n’est autre que le lieu où l’on doit empoisonner des braves dirigeants d’Afrique qui refusent le diktat des colonisateurs armés jusqu’aux dents.

Mais quelle pitié madame la Présidente ! Croyez-vous que monsieur Laurent Gbagbo a la bouille d’un responsable qui fui ? Il va fuir pour aller où ? En Argentine ? Mon Dieu, La Cour Pénale, finalement touche le rubicond !

Même lors des bombardements intenses de l’armée française sur le palais présidentiel à Abidjan, monsieur Laurent Gbagbo n’a pas fui, c’est maintenant en pareilles occasions que vous voulez l’humilier d’une autre façon en lui collant de telles soupçons?

Madame la Présidente ! Vous venez d’humilier tout le peuple Noir d’Afrique et d’ailleurs, notamment de l’Argentine qui subit encore la colonisation et l’esclavage moderne, et nous insistons dans notre dénonciation du colonialisme dans n’importe quel pays du monde, quelle que soit la puissance militaire ou économique de ce pays.

Madame la Présidente ! Vous avez évoqué tant de choses et, sûrement vous en êtes renseignez par tous les ennemis du peuple africain qui, une fois qu’ils ont confectionné du mensonge dans un laboratoire, tout ce qu’ils inventent devient une vérité biblique, alors que même la bible, beaucoup n’y croient plus.

Madame la Présidente de la CPI, vous venez de prouver qu’il y’a bien une cabale mise en branle contre le président Laurent Gbagbo, parce que tout ce que vous dites n’est que grossièreté épouvantable.

Oh ! Les justices et les justiciers de ce monde ! Après avoir égorgé de nombreux Ivoiriens, les assassins, les hommes-hiboux comme Ouattara, Soro et toute leur bande, sont considérés comme des hommes de bien, et que des Hommes-colombes sont facilement et directement rangés dans le club des bandits. Quel paradoxe ! Quel monde inique !

Madame La juge, votre tempérament, vos prises de positions sont bien étudiées à chaque fois que l’on parle de Laurent Gbagbo.

D’ailleurs, tous les occidentaux et même en Argentine, votre pays, il y’a certaines dames qui ne supportent pas le mensonge d’une Cour Pénale téléguidée depuis les officines d’une bande des gens qui n’ont comme souhait : piller l’Afrique.

Mais lorsqu’un africain leur tient tête, ils passent rapidement à l’attaque, en lui collant des motifs farfelus et parfois, en le tuant à petit feu. C’est du racisme de la Cour Pénale Internationale à saveur colonialiste, concourant uniquement au mensonge contre ceux des Africains qui réclament la souveraineté intégrale du continent africain. Pour le cas de la Côte d’Ivoire, l’opinion africaine ne peut pas oublier comment la France a opéré et quelles en sont ou quelles en étaient des phases où cette France a torpillé des africains et continue à le faire…

Nous ne sommes pas dupes et surtout aveugles pour savoir combien cette Cour Pénale complote avec des colonialistes qui provoquent des guerres, en allumant des feux en Afrique, en vendant des armes pour voir des africains s’entretuer.

Gervais Mboumba,
Militant des droits de l'homme
Jeudi 19 Juillet 2012 - 07:37

 

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE