24/07/2012 03:26:35
La Ligue Arabe verifie la solidité du regime de Bachar al-Assad
La Ligue Arabe a appelé le président de Syrie Bachar al-Assad à quitter le poste en échange de l'aide et de la garantie de sécurité à sa famille. D’après l'avis des ministres des affaires étrangères de l’organisation qui ont siégé dans la nuit de dimanche à Doha, le départ d'Assad aidera à arrêter le carnage...
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Bachar Al Assad

La Ligue Arabe a appelé le président de Syrie Bachar al-Assad à quitter le poste en échange de l'aide et de la garantie de sécurité à sa famille. D’après l'avis des ministres des affaires étrangères de l’organisation qui ont siégé dans la nuit de dimanche à Doha, le départ d'Assad aidera à arrêter le carnage.

Un seul Etat s'est abstenu de voter pour la démission du dirigeant syrien, on ne communique pas cependant, lequel. La Ligue arabe a appelé à transmettre le plus vite possible le pouvoir en Syrie au gouvernement de transition. On exprime l'opinion qu'il doit être formé de représentants de l'opposition, en particulier de son aile militarisée, l'Armée Syrienne Libre.

En marge de la réunion, on a appris que le secrétaire général Nabil al-Arabi allait visiter Moscou et Pékin pour faire connaître à la direction politique de la Russie et de la Chine les décisions de la Ligue Arabe.

D'ailleurs, le choix des itinéraires de sa diplomatie de la navette n’est que trop clair. La semaine passée, la Russie et la Chine n'ont pas permis d'utiliser la tribune de l'ONU pour ouvrir en réalité la voie à l'intervention militaire dans les affaires de Syrie en vue du renversement de Bachar Asad. Elles ont mis le veto à la résolution proposée par la France, l'Allemagne, le Portugal, les États-Unis et la Grande-Bretagne. Dans les débats précédant le vote, les ambassadeurs de la Russie et de la Chine ont souligné que les Syriens devaient résoudre eux-mêmes leurs problèmes internes.

Le scénario que propose maintenant la Ligue Arabe, attisera la crise en Syrie, trouve le politologue Stanislav Tarasov :

« Cela aggravera davantage la situation non seulement en Syrie, mais aussi dans toute la région. Le conflit, comme nous le voyons, non seulement se prolonge pendant longtemps, mais il acquiert aussi une nuance géopolitique de plus en plus large. L'intervention ouverte dans les affaires intérieures de Syrie de la part non seulement des pays arabes, mais aussi de la part de la Turquie voisine a amené à ce que la place d'armes syrienne devienne un foyer de déstabilisation de la situation à l’échelle régionale. L’implication directe de la Ligue Arabe dans la montée de tension autour de la Syrie est évidente ».

Ayant appelé Bachar al-Assad à la démission, les chefs du Ministère des Affaires étrangères des pays ont lancé un défi ouvert aux accords de la conférence internationale sur la Syrie à Genève du 30 juin. Celle-ci s’était passée avec la participation de la Ligue Arabe. Ses décisions supposent les efforts des membres permanents du Conseil de Sécurité de l'ONU, des pays arabes et des organisations internationales en vue d’effectuer la pression sur les deux parties du conflit syrien. À savoir, le dialogue des deux parties, et non l'exception d'une d'elles du processus du règlement pacifique.

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