25/07/2012 02:15:39
Hommages. John Evans Atta-Mills for ever...
A l’image du passage d’un ange, tout ou presque a été « clean» durant le mandat du regretté John Evans Atta-Mills au sommet de l’exécutif ghanéen. Il y est arrivé dans un début de polémique électorale ; il est parti presque sur la pointe des pieds... Signes d’un grand artiste de la Vie.
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John Atta Mills

A l’image du passage d’un ange, tout ou presque a été « clean» durant le mandat du regretté John Evans Atta-Mills au sommet de l’exécutif ghanéen. Il y est arrivé dans un début de polémique électorale ; il est parti presque sur la pointe des pieds… Signes d’un grand artiste de la Vie.

La disparition "soudaine" de John Evans Atta-Mills a surpris tout bon observateur de la politique africaine. L’homme, quoique effacé, assumait avec prestance et élégance les activités majeures liées à la gouvernance de son pays. Que la Nature est parfois ingrate. Après avoir été pendant de longues années le principal lieutenant de John Jerry Rawlings –architecte de la démocratie ghanéenne-, le professeur Atta-Mills n’aura passé qu’un mandat à la tête de son pays, alors même qu’un second mandat lui était presque assuré. La faute aussi au politique John Agyekum Kufuor, plus convaincant que M. Atta-Mills entre 2000 et 2008 sous la bannière de la Cpp (actuelle principale formation de l’opposition ghanéenne).

La disparition de ce leader politique fera un peu plus mal aux militants de son parti (le Ndc) car il apparaissait comme la force tranquille ; celui qui a tempéré les ardeurs des uns et des autres quand l’année dernière (juillet 2011), au plus fort d’une tempête politique, deux clans se sont affrontés pour « dégager leur candidat à la présidentielle de la fin d’année 2012 ». En homme sage, le docteur en Droit Mills a su séduire les votants plus que sa principale rivale, Mme Rawlings !

Suite logique d’une démocratie sous Mills

John Atta MillsAux commandes d’un Ghana qui se gouverne pratiquement de lui-même depuis l’ère Rawlings, car étant posé sur de solides rails de l’Etat de droit, le chrétien Atta-Mills aura aussi marqué été un exemple pour son pays et le continent Africain tout entier. Malgré la constante cherté de la vie qui imprime de plus en plus un rythme infernal au quotidien des Ghanéens, la gouvernance Mills a également été marquée par le début de l’ère de l’exploitation du pétrole…

Malgré des craintes suscitées par la malédiction de l’or noir du voisin nigérian, les descendants du royaume Ashanti tiennent pour le moment la route. La bonne. Le défunt président ghanéen fut en outre le seul chef de l’exécutif en Afrique sub-saharienne à avoir eu le privilège d’accueillir l’ultra populaire Barack Hussein Obama sur sa terre en 2009. Ce fut d’ailleurs le seul déplacement de l’Afro-Américain Obama en Afrique noire durant son premier passage à la Maison Blanche.

Sur les sentiers de la diplomatie ghanéenne, contrairement à un Jerry John Rawlings qui aime se mettre dans la peau d’un Sankara ou d’un révolutionnaire panafricain, Mills n’aimait pas "chercher" querelle en Afrique. La preuve la plus tangible fut la neutralité ouverte qu’il a affichée au plus fort du sanglant bras de fer entre Gbagbo et Ouattara, au lendemain de la crise électorale de novembre 2010.

Le Ghana avant tout fut grosso modo la ligne de conduite de ce politique-universitaire qui, pour autant, ne boudait pas les grands rendez-vous internationaux (sous-régionaux et continentaux). Le candidat du Ndc à la présidentielle de 2008 laisse derrière lui un pays dont la croissance devrait devenir exponentielle dans les années à venir, loin des démons politiques de l’Afrique de l’ouest…

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