28/04/2009 03:50:12
Vues d'Afrique : Bilan positif pour le Cameroun

Un prix remporté et salles combles à chaque projection camerounaise.
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Joséphine Ndagnou est heureuse. Son film, Paris à tout prix, a remporté samedi dernier, le premier prix de long ou moyen métrage numérique du festival Vues d’Afrique, qui s’est tenu à Montréal du 16 au 26 avril. C’est le deuxième prix pour ce film cette année, après le prix du jury remporté à Ouagadougou en début d’année.

Mais Joséphine n’était pas seule. Il y avait, dans cette catégorie dénommée Africa numérique, 5 films en compétition, dont trois camerounais. Si les deux autres n’ont pas remporté de prix comme Paris à tout prix, ils ont cependant émerveillé le public montréalais.

Clandos, de Gervais Ndjimeli Lepka et Dans l’ombre d’une autre, de Francine Kemegni ont aussi attiré des foules au cinéma Beaubien, au point ou un membre de l’équipe organisatrice a regretté de n’avoir pas programmé les Camerounais dans une grande salle.

Clandos, c’est la narration par un taxi brousse de marque Toyota, des misères qu’il vit au quotidien : surchargé, sur des pistes cahoteuses, affrontant la police et les coupeurs de route, subissant des pannes, etc.
Toyota raconte sa vie, en alternance avec des dialogues colorés des passagers (9, dont une jeune française, dans une voiture de cinq places) qui subissent l’anxiété d’un voyage sur les pistes camerounaises. Avec des personnages pittoresques, la terre rouge des montagnes de l’ouest Cameroun, Clandos donne de la nostalgie à tout exilé.

Dans l’ombre d’une autre est l’histoire d’un jeune cadre du ministère du Commerce qui est en lutte avec lui-même, parce que obligé de mener une double vie entre son épouse légitime et celle que lui a choisie sa mère. Il finit par se retrouver cocufié aux deux endroits, avant de répudier la femme imposée pour vivre le bonheur avec son épouse légitime et légale.

Francine Kemegni a réuni les comédiens parmi les meilleurs de l’heure au Cameroun, de Grégoire Belibi à Rigobert Tamwa Eshu, en passant par Stéphane Tchonang (formidable dans le rôle principal), etc.
Ces deux films produits dans la douleur par les deux réalisateurs ont certainement des beaux jours devant eux.

Venant Mboua

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