27/07/2012 03:33:55
Voler en Afrique pour aussi peu que 20$
Rebaptisé «Fasjet», le transporteur sera exploité sur le modèle popularisé par easyJet et son concurrent Ryanair : un service de bord réduit à sa plus simple expression, des tarifs très bas qui augmentent à mesure que le vol se remplit et des suppléments exigés pour des prestations telle que le transport des bagages, la présélection de sièges, etc…
La presse
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

 

Fastjet, qui sera la première compagnie aérienne africaine «low cost», devrait faire décoller ses premiers vols dès le mois d’octobre prochain. Au début, elle desservira une dizaine de destinations dans quatre pays : le Kenya, la Tanzanie, le Ghana et l’Angola. Le coût moyen des billets se situera entre 70$ et 80$, hors taxes, et, pour certaines liaisons, ils seront proposés pour une somme aussi modique que 20$. Un des promoteurs du projet n’est autre que Stelio Haji-Ioannou, président fondateur d’easyJet.

Le consortium britannique Rubicon Diversified Investments, dont le patron d’easyJet détient 5% des actions, a racheté la compagnie Fly540, basée à Nairobi pour une somme estimée à un peu plus de 80 millions $. Fly540 exploite une dizaine d’appareils et dessert actuellement une vingtaine de destination au Kenya, en Ouganda, au Soudan, au Burundi et en Tanzanie.

Rebaptisé «Fasjet», le transporteur sera exploité sur le modèle popularisé par easyJet et son concurrent Ryanair : un service de bord réduit à sa plus simple expression, des tarifs très bas qui augmentent à mesure que le vol se remplit et des suppléments exigés pour des prestations telle que le transport des bagages, la présélection de sièges, etc…

C’est d’ailleurs un ancien dirigeant d’easyJet, Ed Winter, qui a été nommé chef de la direction de la nouvelle compagnie. Il prévoit exploiter cinq Airbus A319 de 156 sièges, au départ, et augmenter ce nombre à 15 appareils en un an. À moyen terme, il annonce que le transporteur exploitera 40 appareils, ce qui permettrait de faire voyager 12 millions de passagers chaque année.

Pour étayer ces predictions, Ed Winter décrit l’Afrique comme «la dernière frontière» du transport aérien, observant qu’alors que les prévisions font état d’une croissance annuelle moyenne du transport aérien de 4,8% au cours des 20 prochaines années, on parle de 6,5% pour l’Afrique. Il observe aussi qu’on trouve en Afrique de trèes grandes villes densément peuplée et trèes éloignées les unes des autres. Le réseau de Fastjet, d’abord limité à quatre pays, devrait être progressivement étendu à toute l’Afrique subsaharienne.

 

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE