03/09/2009 14:32:00
Bongo victorieux, la rue gabonaise s'en prend la France
Le sort de Pierre Mamboundou et d’André Mba Obame, l’autre candidat qui revendiquait la victoire, est toujours incertain
Ouest France
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AFP
Photo : AFP

L'armée gabonaise ouvre le feu sur l'opposition
14: 00. Le consulat de France incendié


Le consulat général de France à Port-Gentil, dans le sud-ouest du pays, a été incendié par des partisans de l'opposition gabonaise peu de temps après la publication des résultats de la présidentielle du 30 août remportée par Ali Bongo.

13:00. Fureur des opposants


L’annonce de la victoire d’Ali Bongo ont provoqué la fureur des opposants. Dans le quartier populaire de Nkembo, dans l’est de Libreville, « des gens cassent ce qu’ils peuvent. Ils ont cassé des kiosques. Il y a du désordre », a confirmé un habitant. Des heurts ont vite éclaté. Une station service a été incendiée, la prison de Port-Gentil investie et les prisonniers libérés. Dans cette ville, le consulat de France a été incendié.

12:00. Ali Bongo proclamé président



Ali Bongo, 50 ans, fils du défunt président Omar Bongo, a remporté l’élection présidentielle anticipée du 30 août au Gabon avec 141 952 voix, soit 41,73 % des suffrages, a déclaré jeudi le ministre de l’Intérieur Jean-François Ndongou.

Ali Bongo devance l’ancien ministre de l’Intérieur André Mba Obame qui a obtenu 88 028 voix et 25,88 % des suffrages et l’opposant historique Pierre Mamboundou qui a recueilli 85 797 voix et 25,22 % des suffrages. Ces deux candidats revendiquaient la victoire à cette élection, estimant impossible l’élection du fils du président Omar Bongo, décédé en juin.

10:00. L'armée tire pour disperser une manifestation des partisans de Mamboundou


L’annonce des résultats a été précédée par une opération des forces de l’ordre gabonaises qui ont dégagé les abords du bâtiment qui abrite la Commission électorale. Les bérets rouges et les forces anti-émeutes ont tiré des grenades lacrymogènes sur la foule des opposants à Ali-Bongo ; certaines sources font état de tirs à balles réelles qui auraient fait des victimes. Parmi elles figure Pierre Mamboundou.

Le sort de Pierre Mamboundou et d’André Mba Obame, l’autre candidat qui revendiquait la victoire, est toujours incertain. Ils auraient été interpellés selon des informations en provenance de Libreville. Même incertitude sur le bilan humain : des témoins parlent de « blessés graves », d’autres de morts (les chiffres varient de 2 à 8).

La dispersion par la force de la foule a été précédée par un déploiement massif de troupes équipées d’armes automatiques ; certains soldats encagoulés ont été repérés dans les rues de Libreville.

9:00. Le sentiment anti-français commence à s'exprimer


Le sentiment anti-français commence d’ailleurs à s’exprimer. A Libreville, ce matin, des jeunes tenaient des discours hostiles à Ali Bongo et à la France, accusée d’avoir « imposé » aux Gabonais le fils du président Omar Bongo Ondimba, décédé en juin, après 41 ans de pouvoir. « Les Blancs, on va les tuer ! », « On en a marre de ces Français, il faut les chasser, les tuer ! », menaçaient-ils.

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