30/07/2012 04:36:37
Analyse psycho-politique du refus de la cpi de libérer provisoirement laurent gbagbo.
Cet article vise à montrer pourquoi la CPI  a refusé de libérer provisoirement Laurent Gbagbo. En seconde instance, nous discuterons si oui ou non François Hollande va mettre fin à la Françafrique comme les Africains le réclament.
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Cet article vise à montrer pourquoi la CPI  a refusé de libérer provisoirement Laurent Gbagbo. En seconde instance, nous discuterons si oui ou non François Hollande va mettre fin à la Françafrique comme les Africains le réclament.


Pourquoi la CPI a t elle refusé de libérer provisoirement Gbagbo?

Pour comprendre cette situation, il faut comprendre la psychologie des adversaires politiques de Gbagbo. Pour comprendre les actes de Bédié et Alassane Ouattara, il est nécessaire de comprendre la psychologie du président Félix Houphouet-Boigny dont Bédié et Allassane Ouattara clament être les héritiers. Il s’agit ici de comprendre la personnalité houphouétique. 

La personnalité Houphouetique

La personnalité houphouétique est une personnalité caractérisée par la jalousie, l’aigreur, l’hypocrisie, le manque de solidarité, le délire de grandeur, la surestimation du moi ou de soi, de la méfiance, l’égoïsme, la peur, le complexe d’infériorité, l’influençabilité, la dépendance mentale et le manque de remords et de dignité.

Tous ceux qui se réclament de l’houphouétisme comme Alassane Ouattara, Bédié, feu Robert Guei et les autres, ont tous en eux les traits psychologiques de la personnalité houphouétique. Tel père, tel fils dit-on souvent.

Ces caractériques houphouétiques sont celles de La personnalité paranoïaque. Le paranoïaque est un malade mental. C’est une personnalité dépendante, influençable et qui repose fondamentalement sur le complexe d’infériorité. Une personne paranoïaque nie et refuse de reconnaître son complexe d’infériorité. Et le refus de ce complexe est souvent transformé en une surestimation de soi ou délire de grandeur. Et l’individu se croît supérieur aux autres, les sous-estime, les piétine et les écrasent. Cela est bien apparent chez Houphouet,  Bédié, Alassane et autres. Ce n’est donc pas un fait du hard que « Ouattara la solution » et Nzuéba (Bédié) se réclament de l’Houphouétisme.

Vous comprendrez également que ce n’est pas un fait du hasard qu’Alassane Ouattara et Bédié aient introduit en Côte d’Ivoire respectivement la « carte de séjour » et « le concept d’ivoirité » qui sont les causes internes directes de la crise ivoirienne.

Malgré les querelles politiques et les coups bas entre Bédié et Alassane, la carte de séjour (Alassane) et le concept d’ivoirité (Bédié) restent en vérité complémentaires et inséparapables. Le concept d’ivoirité est la forme amplifiée et la plus achevée de la carte de séjour. Ces deux sœurs avaient en elles les germes de la discriminination et d’exclusion ethnique, division tribale et de la Xénophobie. Fallait-il s’attendre à la paix avec ces deux elements de haine et de discrimination ? Non.

La carte de séjour et le concept d’ivoirité ainsi que d’autres éléments internes dont je parlerai dans mes prochains articles, sont à l’origine de la guerre et de la misère en Côte d’Ivoire.  La France n’a fait qu’exploiter ces failles internes pour créer le chaos en Côte d’Ivoire.  Car la France ne veut réellement pas la démocratie en Afrique. Quand bien même il faut reconnaître l’importance de la démocratie pour l’Afrique, sa pratique actuelle telle que téléguidée par la France n’est pas bonne pour notre continent. La France utilise cette notion de démocratie pour créer le désordre, installer la psychose chez les Africains et piller leurs ressources  sur les corps des fils du continent noir. En clair, la démocratie occidentale en Afrique est un crime contre l’humanité.

Tout ceci montre clairement que Bédié et Alassane Ouattara ont en commun  tous les traits psychologiques de leur père politique dont la surestimation de soi et le mépris de l’être humain, comme la France dont ils défendent les intérêts. C’est pourquoi, malgré toutes leurs divergences, rancœurs et hypocrisie visibles et constatées, Bédié et Alassane Ouattara ont fait un front commun contre Gbagbo, le père de la démocratie ivoirienne, durant les dernières élections présidentielles et la rébellion de septembre 2002 pour causer la crise postélectorale en Côte d’Ivoire.

La crise ivoirienne est entièrement le fait de Bédié et Alassane. Il ne faut pas chercher loin et l’histoire retiendra cela.

En effet, la surestimation de soi est la cause de la méfiance et de la suspicion envers les autres et explique la jalousie du paranoïaque qui pense que les autres sont jaloux de lui et contre lui. Il développe donc en             retour le même comportement. Mais en vérité, c’est son propre comportement qu’il projette sur les autres. Cela conduit finalement à la peur des autres et à un sentiment d’insécurité et de persécution. Tous ces facteurs produisent un état d’anxiété qui l’envahit, c'est-à-dire une peur  ou crainte non fondée qui aboutit à des fausses accusations, tels que les complots, à des menaces qui se traduisent par anticipation par des attaques verbales ou physiques en guise de défense. C’est pour cette raison que les guerres sont exterminés à l’ouest de la Côte d’Ivoire par les forces Ouattara et l’ONUCI. 

C’est pour cela également que malgré la prise du pouvoir à Abidjan par les bombes françaises et de l’ONU, les autorités ivoiriennes actuelles se sentent menacées et procèdent à des tueries quotidiennes et à des kidnappings, arrestations et emprisonnements injustifiés des ‘pro-Gbagbo’.

Aujourd’hui en Côte d’ivoire, si deux hommes   courtisent une même fille, il suffit simplement que l’un signale son rival comme un ‘pro-Gbagbo’ afin que celui-ci perde sa vie ou soit emprisonné. Le terme pro-Gbagbo est également utilisé pour astiquer tous ceux qui tiennent un point de vue de contraire au régime d’Abidjan. Toutes les exactions sommaires actuellement commises en Côte d’Ivoire sont faites sur la base de ce concept ambigu. Ce mot ‘pro-Gbagbo’ fait tellement de morts et autres disparitions actuellement en Côte d’Ivoire que les gens ont même peur d’emprunter de l’argent avec leurs voisins pour se payer de quoi à manger au risque de se faire appeler ‘pro-Gbagbo’ ou ‘milicien’. Par exemple à Duékoué les Guérés ont été encore récemment tués sous les yeux et complicité de l’ONUCI parce que considérés comme des miliciens pro-Gbagbo alors qu’ils n’ont pas d’armes et vivent dans des camps de refugiés.

La Côte d’Ivoire actuelle ressemble à la Guinée de Sékou Touré. Du temps de Sékou Touré, tous ceux qui s’opposaient à lui ou qui parlaient mal de lui ou de son parti, étaient appelés des ‘douteux’. Par exemple, si un individu courtise ta femme, et que tu es saisi de cette affaire, cette personne, pour se mettre à l’abri de tes représailles, te signale  à la direction du parti de Sékou Touré, et tu termineras au Camp Boiro pour la mort.

Aujourd’hui en Côte d’Ivoire, d’innocentes personnes comme les Guérés à l’ouest perdent leurs terres et leur vie au nom du concept pro-Gbagbo. A travers le pays, les pro-Gbagbo ou les douteux sont traqués et assassinés au quotidien. Tout cela sur la base de la peur et de la méfiance, donc de la paranoïa du pouvoir.


Le paranoïaque est un individu qui se sent dans un état psychique permanent de persécution, d’insécurité et voit sa vie menacée par les autres. En retour il attaque les autres par anticipation afin de se protéger contre l’agresseur qui, dans la réalité n’existe pas.  C’est ce qui se passe exactement en Côte d’Ivoire aujourd’hui. C’est ce principe qui explique aisément le transfert du Président Laurent Gbagbo a été transféré à la CPI dans des conditions extraordinaires que dieu seul sait.

L’homme ayant été neutralisé totalement et emprisonné à Korhogo par l’armée française, ne posait aucune menace directe ou indirecte qui pourrait en fait justifier son transfert à la CPI. Il n’y avait véritablement aucun danger, aucune urgence ou faillite juridique qui pourrait expliquer ou justifier une telle déportation qui n’honore pas ses auteurs ivoiriens, africains et occidentaux. C’est pourquoi la CPI a du mal à reconstruire son image sérieusement endommagée, et cherche maintenant à utiliser Fatou Bensouda pour, peut-être pour se sauver.  Mais c’est une équation à mille inconnues : politiques, économiques, juridiques, profesionnelles et psychologiques. Le Gbagbogate est une véritable situation de sauve-qui-peut.

En effet, les auteurs de ce transfert honteux qui ressemble au transfert des Africains en Amérique pendant l’esclavage, sont hantés par la gbagbophobie. La simple évocation du nom ‘Laurent Gbagbo’ est source d’angoisse, de pression mentale chez ses bourreaux et même la CPI. C'est-à-dire que ceux qui l’ont arrêté ne sont pas en paix et ne se sentent pas en sécurité physique ou mentale. D’où son transfert à la CPI afin d’asseoir leur pouvoir en toute quiétude. Même parti du pouvoir, Sarkozy est hanté par et poursuivi par la gbagbophobie. Peut–être il est entrain de recevoir  une psychothérapie sécrète pour camoufler ses troubles mentaux.

Ce transfert de Gbagbo à la CPI est également l’expression du délire de grandeur qui caractérise le pouvoir actuel pour affirmer qu’ils sont grands et forts et se taper sur la poitrine. Ce qui leur permettra de retrouver leur stabilité mentale. Ce qui est une erreur car ils sont perturbés dans la réalité. Ils affichent une sérénité physique aux yeux du monde mais ils sont perturbés par le simple nom Gbagbo. C’est cela qui justifie actuellement la traque, la persécution, les emprisonnements et les assassinats des pro-Gbagbo.

Mais ce que Sarkozy, Obama, Bédié et Alassane Ouattara ignorent, c’est que l’on peut enlever un homme de son pays, mais on ne pourra jamais retirer le pays de cette personne. Donc, ils seront toujours dans état un de psychose continu. C’est dire que ce transfert et la détention de Gbagbo ne changeront rien en la situation. Mais au contraire et sans le savoir, ces hommes ont fait la publicité de Laurent Gbagbo qui est aujourd’hui perçu comme un héro, un grand homme qui restera à jamais dans l’histoire de l’Afrique et du monde. Gbagbo est entrain d’être et sera vécu par les Ivoiriens et les Africains comme un digne, un homme courageux dont il faut être fier.

Par exemple, sur 125 femmes africaines (Togo, Ghana, Sénégal, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Cameroun, Guinée, Mali) que j’ai  interrogées par téléphone en l’Angleterre, 65 souhaiteraient appeler leurs enfants (garçon ou fille) ‘Gbagbo’. Vingt cinq de ces femmes ont même affirmé qu’elles peuvent avoir des relations sexuelles avec Gbagbo si elles en ont la possibilité. Toutes les 125 femmes interrogées ont admiré le courage de Gbagbo et l’ont qualifié de digne Africain, contrairement à son adversaire qu’elles ont qualifié de ‘honte de l’Afrique’ et de ‘poltron’. 
 
Cet état de chose montre clairement  que les bourreaux de la Côte d’Ivoire ont ignoré également que lorsque l’on éprouve de la haine contre un individu, on le rend célèbre et on devient prisonnier de ce dernier, mais pas le contraire.

C’est dire que ce transfert à la CPI, comme je l’ai déjà écrit dans mes articles précédents et mes interventions sur W.C.Radio (Angleterre) que l’emprisonnement de Gbagbo lui fait et fera plus de bien que de mal (il l’a lui-même reconnu à la Haye lors de son audience préliminaire), contrairement à Obama, Sarkozy et Ouattara qui ont frappé dans le mur et continuent d’avoir des nuits blanches à la recherche de plans diaboliques pour contrarier ce prisonnier encombrant.

Je ne suis pas un défenseur de Gbagbo, et je n’ai jamais été militant de son parti FPI, et je ne suis pas un politicien non-plu. Mais l’honnêteté et l’objectivité intellectuelles recommandent que nous soyons logiques et franc avec nous-mêmes et les faits. Si l’on diabolise, persécute et emprisonne un homme parce qu’il défend les intérêts de son peuple, on devrait logiquement dormir tranquillement et en paix. Pourquoi donc, cherchons-t-on et fabrique-t-on des complots inutiles pour justifier sa condamnation qui reste impossible du point de vue du droit?

Une chose est claire. Lorsqu’un prisonnier de ce genre demande à être jugé en présence des chaînes de télévision, cela ne peut donner à ces accusateurs et même aux juges que des inquiétudes. Sinon un criminel ou quelqu’un qui a effectivement commis des crimes contre l’humanité, aurait peur de se faire juger devant des écrans de télévision. Et Sarkozy, Hollande, Ozama et les Juges de la CPI le savent.

La CPI, Sarkozy, Hollande, Ozama, Clinton et Ouattara sont très mal à l’aise et ne savent pas quelle direction prendre. Ils sont dans un état de désarroi total face à un seul individu dont l’innocence doit être proclamée sans détour. Ils sont convaincus qu’il s’agit de leur propre procès, du procès du pétrole, café et cacao de la Cote d’Ivoire, mais non celui de Gbagbo. Raison pour laquelle Gbagbo est déterminé d’aller jusqu’au bout.

Le refus de la CPI de mettre Gbagbo en liberté est donc pour éviter un ‘auto-goal’. La CPI ne veut pas paraître comme une organisation faible. D’où son refus de libérer Gbagbo. Pourtant elle l’est dans la réalité du fait qu’elle n’est pas libre, et obéit à la lettre à des injonctions politiques récurrentes dans tous les procès qu’elle a tenus depuis son existence.

Le refus de la CPI de libérer Gbagbo est également synonyme de la condamnation de Ouattara et ses alliés.  C’est dire que Ouattara sera désavoué, ainsi que ses sponsors occidentaux. Sinon, les arguments de la CPI que Gbagbo peut fuir s’il est libéré relève simplement du ridicule, de la peur et de la machination politique. Si Gbagbo voulait fuir, il l’aurait sans doute déjà fait pendant que Les rebelles avaient pris le contrôle du pays, de la ville d’Abidjan et du palais présidentiel. Mais il est resté contre attente dans le palais sous la pluie des bombes françaises. Pourquoi n’avait-il pas fui en ce moment là et c’est maintenant il doit le faire?  Cela n’a pas de sens. Tirez la conclusion vous-mêmes.

L’inquiétude exprimée par la CPI n’est rien d’autre que la peur d’Alassane Ouattara, Ozama et Hollande qui pensent qu’avec sa popularité, Gbagbo peut fuir parce qu’il est soutenu par d’autres pays, et peut faire un coup d’état à Abidjan. En fait, lorsqu’on a passé plus de dix ans à fomenter des coups d’état et acquis le pouvoir sur le sang d’un peuple qu’on prétend aimer tant, on pense constamment que les autres vont aussi faire un coup d’état. On voit dans le rétroviseur comment on est arrivé au pouvoir, et on vit dans l’angoisse d’un coup d’état permanent. On affiche une sérénité physique trompeuse et on est perturbé à l’intérieur. En conséquence, on dénonce par –ci et par-là des complots qui n’existent pas.

Pour cette raison, le régime ivoirien a peur qu’avec la libération de Gbagbo, il peut subir le même sort qu’il a infligé aux ivoiriens depuis le coup d’état de décembre 1999. En vérité Alassane se voit lui-même dans son propre miroir et craint les conséquences d’un coup d’état si Gbagbo est libéré.  C’est donc la raison pour les dozos et les FRCI ont été instruits d’exterminer les Guérés qui étaient dans les camps de réfugiés sur leur propre terre. Pour cette ces récents crimes, les Guérés sont qualifiés de pro-Gbagbo, de mercenaires, de miliciens et détenant des armes dans ces camps. Ce qui explique la récente décision du pouvoir ivoirien de détruire tous les camps de réfugiés en Cote d’Ivoire. Mais, pour fermer les camps de refugiés, était-il nécessaire de tuer plus de 200 Guérés qui ne disposaient d’aucune arme, ni même d’aucun petit couteau à manger ?   Je reviendrai sur ce dossier pour informer l’opinion internationale sur les vraies du génocide de Duékoué et du peuple Wè dans l’ouest de la Cote d’Ivoire.

Vous comprendrez aisément pourquoi l’on traque, fait arrêter et emprisonner les partisans de Gbagbo et d’autres Ivoiriens exilés dans les pays Africains. Vous comprendrez également aisément la raison pour laquelle le régime d’Abidjan parcourt les pays du monde (exemple : Israël) pour faire rapatrier les Ivoiriens vivant à l’étranger sous prétexte que ceux-ci doivent aider à la reconstruction de la Côte d’Ivoire. En fait, participer à la reconstruction et au développement de la Côte d’Ivoire est un devoir moral et noble pour tout ivoirien digne de ce nom, et l’on n’a pas besoin de parcourir le monde pour demander la déportation forcée des ivoiriens de l’étranger en Côte d’Ivoire. En clair, si l’on voit un poulet courir à vive allure, c’est dire qu’il y a quelqu’un derrière lui.  

L’autre raison du refus de la CPI est qu’actuellement, La France et les autres pays occidentaux sont inquiets face à la détermination de la Russie et la Chine contre toute intervention militaire en Syrie. En plus, la   Chine et la Russie demandent et continuent d’exiger la libération de Gbagbo. Ce qui expliquerait peut-être le fiasco protocolaire récemment infligé à l’actuel leader  ivoirien lors de sa récente visite en Chine.

D’autre part, la Chine et la Russie ont été roulées dans la farine par la France et les Etats-Unis dans la crise ivoirienne et la guerre injustifiée en Lybie où Kadhafi été assassiné parce Sarkozy refusait de rembourser l’argent qu’il devait au Guide Lybien pour sa campagne présidentielle de 2007.   Ce qui fait que ces deux pays sont intransigeants non seulement sur la mise en liberté de Gbagbo mais aussi sur toute intervention militaire en Syrie.

Il est donc clair que Gbagbo est maintenu en prison sur la base de la bipolarisation du monde entre les pays occidentaux capitalistes et le bloc des pays socialistes ou communistes. C’est cela la realité. Ce qui présage que la chance de voir Gbagbo condamné reste élevée car la Cour Pénale Internationale n’est que la Cour Capitaliste Internationale. La CPI    , le     FMI et la Banque mondiale ne sont que des outils de la néo-colonisation. L’esclavage et la colonisation s’opèrent de façon moderne par un contrôle juridique, monétaire, financier et militaire.

Cela veut clairement dire que François Hollande ne changera jamais la françafrique. Que les Africains se détrompent. La françafrique, c’est le champ de riz de la France. Sans l’Afrique, la France n’existera plus comme puissance. Sans l’Afrique, la France n’aura plus de poids dans le monde. Sans l’Afrique, les français vont mourir de faim comme en Ethiopie, car chaque pays africain colonisé par la France verse annuellement au trésor français 65% des revenus de ses exportations. Voyez-vous.

Les français dorment tranquillement et leur trésor est rempli par les Africains au petit matin. Cela est doux, n’est-ce pas ? Quel président peut éliminer cela ?

Sans l’Afrique, les industries françaises ne vont plus produire. Sans l’Afrique, l’enseignement en France sera en décadence. Sans l’Afrique, l’économie française sera morte. Sans l’Afrique, les français vont tout simplement souffrir dans le froid parce que l’énergie, le pétrole qu’ils utilisent provient de l’Afrique. Sans l’Afrique, la France n’aura plus d’uranium pour fabriquer les armes de guerre et de destruction des masses. Sans l’Afrique, la France ne pourra pas vendre ses armes.

Sans l’Afrique, les Français ne voient pas boire le café et le cacao. Sans l’Afrique, les Français n’auront pas de desserts sur leurs tables. La France ne peut rien produire sur la NEIGE. En un  mot, la France ne sera rien du tout.  La françafrique, c’est tout cela et encore beaucoup d’autres choses. Ce n’est pas seulement les bases militaires françaises plantées en Afrique que nous voyons. Hollande peut-il supprimer tout cela ? Soyons sincères. La françafrique est ce que le cœur est dans le corps humain. Si le cœur est privé d’oxygène, il se produit une crise cardiaque qui about a la mort.  Si la françafrique est supprimée, la France sera dans le coma et l’on peut assister à une nouvelle révolution française.

François Hollande le sait très bien. Si François Hollande touche à la françafrique, il signe son décret de mort et ne sera pas réélu en 2017.  Nicolas Sarkozy a perdu les élections de 2012 non pas à cause de la françafrique, mais à cause de sa politique intérieure pour les Français.

Si François Hollande pense que je suis dans le faux, qu’il pose des actes positifs vers l’Afrique qui vont me contredire et en même temps améliorer les conditions des Africains, mettre fin aux guerres civiles, aux coups d’état et à la vente d’armes. Je serai le premier à faire ses louanges, donc son petit griot.

La stratégie de François Hollande est de donner aux Africains l’illusion qu’il n’intervient pas directement dans les décisions africaines en restant superficiellement distant. Il peut aussi déplacer ou diluer la françafrique par exemple en réduisant le nombre de militaires français en Afrique ou en supprimant les bases militaires francaises en Afrique, mais il ne pourra jamais toucher à la substance de la françafrique qui est la source d’oxygène de la France.  L’Angleterre et les Etats n’ont pas de bases militaires installées sur le sol africain, mais ils contrôlent l’Afrique et sont impliqués dans tous les coups d’état et les génocides dont souffrent l’Afrique. Alors détrompons-nous sur Hollande.

Quand il s’agit de l’Afrique, les présidents français qu’ils soient conservateurs ou socialistes, restent d’accord sur la forme et le fonds. Les présidents de la droite contrôlent les conservateurs africains et les présidents socialistes contrôlent les présidents socialistes africains, mais cela se fait dans le seul et même creuset français.

Alors Africains, il est temps d’arrêter de rêver. Il est temps de se lever pour nous battre pour notre vraie liberté. Levons-nous de manière solidaire et parlons pour une fois dans notre histoire, le même langage. Ce n’est pas un rêve, ni une vue d’esprit, mais une réalité. Tant qu’on ne tient pas le même langage, on restera dominé à jamais et dans la galère, alors que nous avons tout chez nous.  L’Afrique est une terre bénie de dieu avec toutes ses richesses. Mais l’Afrique souffre parce que nous nous haïssons et nous ne sommes pas solidaires.

Sans l’union des africains, l’Afrique ne pourra jamais s’en sortir. Levez-vous, jeunes Africains pour forcer le destin de l’Afrique car il ne faut pas compter sur les présidents pour le faire car  ils fonctionnent à l’envers.
  

Par Anderson Loa
Professeur de Psychologie. Rédacteur à Luambona TV (Angleterre). Andersonloa7@yahoo.com;Andersonloa2@luambonatv.com

Toute altération à cet article est interdite.

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