06/08/2012 01:03:17
Violation de la Constitution. Un militant Sdf porte plainte contre Paul Biya et Issa Tchiroma
Le plaignant dénonce déjà les manigances du tribunal de grande instance de Mbengwi à ne pas enrôler l’affaire
Félix Teche Nyamusa, militant du Social democratic front(Sdf), aspirant aux primaires pour la députation au sein du parti de la balance dans la circonscription électorale de Mbengwi Centre traîne le chef de l’Etat Paul Biya et son ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary au tribunal.
Le Messager
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Paul Biya

Le plaignant dénonce déjà les manigances du tribunal de grande instance de Mbengwi à ne pas enrôler l’affaire
Félix Teche Nyamusa, militant du Social democratic front(Sdf), aspirant aux primaires pour la députation au sein du parti de la balance dans la circonscription électorale de Mbengwi Centre traîne le chef de l’Etat Paul Biya et son ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary au tribunal.

Le plaignant, l’a fait savoir vendredi dernier 3 août 2012, au cours d’un point de presse à Bamenda. La copie de la plainte (N° Tgi/055m/2012) qu’il a d’ailleurs brandie aux hommes et femmes de média est relative « au non respect des dispositions de l’article 66 de la Constitution sur la déclaration des biens par les accusés ».  La sortie médiatique de Félix Teche Nyamusa, journaliste de formation et ex-correspondant du Bihebdomadaire Eden Newspaper, journal paraissant à Buea, n’est pas fortuite.

Félix Teche Nyamusa dénonce déjà des tentatives du Tgi de Mbengwi à frustrer son initiative. En effet, précise-t-il « la plainte a été écrite et déposée aux greffes du Tgi de la Momo à Mbengwi le 17 Juillet. Le document y a mis une semaine (du 17 au 25 juillet) avant d’être enregistré ».A l’en croire «une semaine encore après l’enregistrement, le président du tribunal n’a pas toujours enrôlé l’affaire » dénonce-t-il. Et de poursuivre « des raisons inavouées sont avancées aux greffes pour s’excuser ». Raisons selon lesquelles « le président du tribunal de grande instance de la Momo n’est pas en place ».Or, remarque Teche Nyamusa, le Tgi a des adjoints au président de tribunal qui peuvent valablement le remplacer en cas d’absence. Il trouve aberrantes ces excuses et croit que c’est délibérément que le magistrat de siège ne veut pas inscrire cette affaire au rôle du Tgi.

Toujours est-il qu’à en croire Félix Teche Nyamusa, l’article 66 de la Constitution de 1996 exige aux hauts responsables du gouvernement et autres directeurs de sociétés étatiques, gestionnaires de la fortune publique,  à déclarer leurs biens avant et après leur prise de fonction. Cette mesure poursuit-il, vise à éviter les détournements de deniers publics et la corruption. Malheureusement regrette-t-il, aucun membre du gouvernement, avec pour tête de proue le chef de l’Etat Paul Biya n’a jamais déclaré ses biens.

Bien plus, relève-t-il, le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary, dans l’un de ses traditionnels « One man show médiatique » s’est récemment versé en conjectures,« justifiant l’injustifiable » selon lequel, « la Conac, l’Anif et le Consupe sont  un gage contre les détournements de deniers publics par les membres du gouvernement et directeurs des entreprises de l’Etat ». Pour Teche Nyamusa, ces structures de lutte contre la corruption ne sont que les créations d’un individu et ne sauraient remplacer la loi fondamentale du peuple camerounais. D’où la plainte déposée par ce dernier contre le président Paul Biya et le ministre de la Communication Issa Tchiroma Bakary devant le Tgi de la Momo à Mbengwi.

Corruption

S’il dit porter cette plainte en son nom propre et non sous le ticket du Sdf, parti politique auquel il appartient, Teche Nyamusa a laissé entendre que « le régime Biya au pouvoir depuis 3O ans, a conduit le Cameroun au statut de pays corrompu, pauvre et très endetté, le laissant à la merci des fonds Ppte. La corruption et le détournement des fonds ont mis les Camerounais à Mbengwi (moi aussi) dans une situation précaire. L’état de la route d’accès à Mbengwi, partant de Bamenda est désastreux et les Camerounais sont fatigués des promesses faites (surtout à l’approche des échéances électorales nationales) et non respectées de M. Biya et ses sbires »

Qu’adviendrait-il si les co-accusés ne se présentent pas au Tgi de Mbengwi ?  Teche Nyamusa qui s’est attaché les services de Me Eric Funwi Tanifum, avocat à Bamenda, exige la somme d’un million (1.000000F) à chaque refus où absence d’un ou des co-accusés à déférer à une convocation à comparaitre au tribunal.   A la question de savoir s’il ne s’engageait pas là dans un procès perdu d’avance dès lors que la même Constitution dont il fait écho stipule que les dispositions de ce texte fondamental seront mises en application progressivement, l’interlocuteur des journalistes a été évasif. « On ne doit plus continuer à accepter cela. Il faut qu’un temps précis, une date butoir soit accordée pour la mise en place de ces dispositions » conclut-il

Donat SUFFO

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