09/08/2012 01:18:55
A Monsieur le président de la Rébublique du Cameroun
Monsieur le Président, d’une main ferme mais d’un cœur ouvert, rendez la République supérieure aux intérêts des hommes et des femmes qui sont au service des Institutions. Par l’entremise de cette modeste correspondance, nous vous invitions par à vous souvenir de l’histoire du pardon royal accordé par le roi Louis XII à Louis II de la Trémoille...
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Yaoundé le 06 Août 2012

Son Excellence
Monsieur Paul BIYA
Président de la République du Cameroun

Monsieur le Président de la République, vous avez la main de l’initiative alors parlez aux peuples du Cameroun
Ce fait est attesté par l’histoire : pendant la «guerre folle» que Louis, alors duc d'Orléans, a menée à la tête des féodaux contre la régente Anne de Beaujeu, le duc de La Trémoille l'a en effet combattu et fait prisonnier le 28 juillet 1488, à la bataille de Saint-Aubin-du-Cormier". Il allait demeurer captif jusqu’en 1491

Devenu roi en 1498 il adressa à son ancien ennemi qui aurait pu tout craindre de ce renversement de fortune les nobles et belles paroles que l’histoire a transportés jusqu’à nous « ce n'estoit à un roy de France de venger les injures faictes à un duc d'Orléans ». Pour faire bonne mesure ; il le maintint de plus dans toutes ses charges à la Cour.

Voilà pour le roi de France, passons maintenant au président de la République du Cameroun que vous êtes

- Qu’à titre de Président de la République vous soyez choqué à la fois par le comportement de vos plus proches collaborateurs, qui au lieu de servir se sont servis en vidant les caisses de l’Etat, mais aussi par la mauvaise foi que les prévaricateurs de la fortune publique affichent devant la barre, ceci vous honore ! Le peuple camerounais vous soutient dans cette initiative de justice. Les peuples du Cameroun les savent coupables au regard de la taille de leur fortune et de l’insolence qu’ils affichent au quotidien car à deux générations près, nous sommes tous fils et filles de paysans dans notre pays.

Monsieur le Président de la République, que vous soyez choqué par les lettres de Monsieur Marafa se conçoit, les présidents n’en sont pas moins hommes.

Monsieur le Président de la République, que vous ayez déclaré le 16 juin dernier sur les antennes de la CRTV que vous « …ne commentez pas les commentaires » n’est pas de nature à assurer la stabilité politique de notre pays dont vous êtes garant, permettez-nous de penser que ceci est inadmissible !

Monsieur le Président de la République, mieux que quiconque vous savez que la situation socio-économique de notre pays est inquiétante et que seul vous êtes de par votre stature et vos responsabilités capable de nous aider à nous redresser.

Certains prisonniers ont déjà purgé leur peine mais…

Certains prisonniers ont déjà purgé leur peine, les juges ne savent plus quoi faire d’eux, ils ont donc cessé d’être des prisonniers de droit commun mais vos propres prisonniers. Voilà pourquoi nous vous interpellons aujourd’hui pour vous mettre face à vos responsabilités et surtout face au destin des millions de Camerounais. Monsieur le Président, la colère est mauvaise conseillère surtout lorsque, de par votre position, vous avez vocation à servir de modèle aux plus grand nombre.

Il est bien entendu qu’un président de la République qui n’est là que pour un temps extrêmement limité a moins à se préoccuper de son image personnelle qu’un roi qui a la vie devant lui et moins encore à s’inquiéter sur l’état du Cameroun après lui puisque son fils ne lui succédera pas, mais quand même ! Souvenez-vous que ce que la Nation camerounaise retiendra de vous ce n’est pas ce que vous avez réalisé mais comment vous laisserez cette nation et ses peuples au terme de votre règne.

Que Monsieur Jean-Marie Atangana Mebara ait déclaré, par la bouche de son conseil Claude Assira, l’encre du jugement qui l’innocentait à peine sèche, “Je n'ai aucune rancoeur, aucune rancune. Je veux tourner la page » tranche évidemment avec les propos présidentiels sus rappelés même s’ils s’adressent à un autre prévenu qui fait lui aussi partie de la liste de vos anciens plus proches collaborateurs.

Monsieur le Président, d’une main ferme mais d’un cœur ouvert, rendez la République supérieure aux intérêts des hommes et des femmes qui sont au service des Institutions. Par l’entremise de cette modeste correspondance, nous vous invitions par à vous souvenir de l’histoire du pardon royal accordé par le roi Louis XII à Louis II de la Trémoille. Amnistiez vos collaborateurs et d’une exigence ferme, demandez-leur :

-    De rendre 75% des sommes détournées
-    Excluez-les pendant 25 ans de la gestion de la fortune publique
-    Excluez-les pendant 25 ans des affaires politiques de notre pays

Monsieur le Président ouvrez les portes de la prison et ordonnez leur sortie à ces conditions seulement et ce ne sera que justice.

Dr Vincent-Sosthène FOUDA
Président du Mouvement Camerounais Pour la Social-Démocratie
www.generationcameroun2011.com

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