09/08/2012 01:52:48
RatÚs de Lom Pangar. Belinga Eboutou somme Amadou VamoulkÚ de s'expliquer
Le Dg de la Crtv, est appelé à répondre de la mauvaise qualité de la retransmission du discours de Paul Biya, lors de la cérémonie de pose de la 1ère pierre du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar.
Le Messager
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Le Dg de la Crtv, est appelé à répondre de la mauvaise qualité de la retransmission du discours de Paul Biya, lors de la cérémonie de pose de la 1ère pierre du barrage de retenue d’eau de Lom Pangar.
 
La cérémonie de pose de la première pierre du barrage de Lom Pangar par le chef de l’Etat, Paul Biya, joue les prolongations. Avant de s’envoler, mardi dernier, dans la délégation qui accompagne le chef de l’Etat, Paul Biya, le directeur du cabinet civil de la présidence de la République, en Europe pour un court séjour privé, Martin Belinga Eboutou, a servi dans la matinée, une demande d’explications au Dg de la Crtv. Amadou Vamoulké est notamment sommé de s’expliquer sur la mauvaise qualité de la retransmission sur la Crtv-télé du discours prononcé par le chef de l’Etat, Paul Biya.

Des sources bien introduites à la présidence de la République, Belinga Eboutou reproche la piètre qualité de l’image et du son sur près de la moitié du temps de l’allocution du président de la République. Les sources du Messager affirment que sur la demande d’explications servie au Dg de la Crtv et signée des mains de Martin Belinga Eboutou, il est demandé au Dg, non seulement de dire sa part de vérité, mieux de donner un sens à ce qui est considéré là-bas comme une négligence coupable pouvant nuire, mais surtout « altérer l’image de marque du président Paul Biya ».

Le directeur du cabinet civil qui sait à quel point l’image de marque du chef de l’Etat est écornée au sein de l’opinion camerounaise digère d’autant mal cette « négligence » qu’elle vient de la télévision publique. La colère du directeur du cabinet civil, dont la demande d’explications a été inspirée directement de « sa hiérarchie », est plus virulente que l’image du chef de l’Etat (qui ne décolère pas non plus), à sa descente d’avion dans la région du soleil levant, n’a pas été retransmise en direct. « Depuis l’avènement de la télévision nationale au Cameroun, c’est la première fois que le chef de l’Etat fait une tournée à l’intérieur du pays et que toutes les séquences de son déplacement tant au départ qu’à l’atterrissage, ne sont pas relayées dans « sa propre télévision ». Si on commence à censurer Paul Biya dans « sa télévision » c’est grave », explique très remonté, un ponte du régime du renouveau.  

Les tentatives entreprises du Messager pour joindre le Dg de la Crtv ou un de ses proches collaborateurs sont restées infructueuses. Dans ses explications, Amadou Vamoulké devrait certainement souligner la coupure de l’énergie électrique qui a eu lieu sur le site de l’évènement pendant la prise de parole du chef de l’Etat. A la Crtv, des sources officieuses expliquent que c’est ledit incident qui a causé la panne technique ayant altéré la diffusion de la moitié du discours de Paul Biya.

Il reste que dans le contenu de sa demande, le directeur du cabinet civil constate que, au cours de la rediffusion de l’allocution du président de la République, les bandes n’ont pas été nettoyées ; mais la mauvaise qualité de l’image est restée telle quelle. L’on ne peut néanmoins manquer de s’interroger sur cette procédure. Revient-il au directeur du cabinet civil, en charge de la gestion des affaires réservées et de la communication du président de la République (voir les textes portant  réforme de l’organigramme  de la présidence de la République du 09 décembre 2011) d’adresser une demande d’explications qui est un acte administratif, à une personnalité appartenant à une instance qui n’est pas du ressort de son commandement ?

Pour les besoins du respect de l’orthodoxie administrative, le chef de l’Etat aurait instruit soit le ministre de la Communication et Pca de la Crtv, Issa Tchiroma, de servir la demande d’explications à Amadou Vamoulké. Dans le plus grave des cas, le Sg de la présidence de la République, aurait accompli cette diligence.

Que la responsabilité de cet acte soit dévolue au directeur du cabinet civil, relance au goût du jour, le débat sur une certaine rivalité qui pourrit la présidence de la République. Entre le Sg et le directeur du cabinet civil, qui est le vrai patron de l’administration à la présidence de la République ? Personne d’autre, mieux que Paul Biya ne connaît les frontières entres ses plus proches collaborateurs. Et si c’était lui le « cogneur » des têtes ?

Souley ONOHIOLO

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