14/08/2012 01:52:37
L'opposition doit imposer la vraie reconciliation au regime Dramane
C’est au risque de sa vie que Laurent Gbagbo a ouvert la voie de la vraie démocratie en Côte-d’Ivoire à travers son militantisme consistant et courageux. Il n’est donc pas acceptable que l’actuelle direction du FPI, se bande les yeux et les oreilles pour permettre ainsi au régime Dramane de ramener la Côte-d’Ivoire 60 ans en arrière.
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Mr Sébastien Danon Djedje (ex Ministre et membre de la direction du FPI) disait récemment: «le FPI est prêt à participer au dialogue politique ». A contrarie un autre membre de la direction du FPI Mr Akoum Laurent a déclaré ces jours ci « le FPI ne participera à rien, si on n’est pas maire est-ce qu’on ne vivra pas » ?

Cette direction temporelle du FPI dépose continuellement depuis deux ans des chapelets de demandes par courriers et attend chacun dans sa villa dorée que le régime Dramane y réponde par courrier également. Quelques petites déclarations sur le site du parti de temps à autre, pendant que les milliers de réfugiés croupissent sous les tantes chez eux en Côte-d’Ivoire et dans les pays limitrophes. C’est quoi ça?

Franchement je ne comprends plus la direction du FPI. Qui dirige le FPI et qui parle au nom de ce parti? Qui est capable de diriger le FPI en dehors de Gbagbo Laurent et Afi N’guessan? Cela fais près de deux ans que le FPI a subit la loi des bombes de l’armée de la communauté internationale pour perdre la gestion du contrôle de l’état Ivoirien. C’est très pénible psychologiquement et regrettable sur le plan humain. Mais est-ce la fin du combat pour la vraie indépendance de notre pays? Est-ce à dire que le FPI n’était pas prédisposé aux embûches dans la valeureuse longue lutte de la vraie liberté?

C’est au risque de sa vie que Laurent Gbagbo a ouvert la voie de la vraie démocratie en Côte-d’Ivoire à travers son militantisme consistant et courageux. Il n’est donc pas acceptable que l’actuelle direction du FPI, se bande les yeux et les oreilles pour permettre ainsi au régime Dramane de ramener la Côte-d’Ivoire 60 ans en arrière.

Alors pourquoi ces individus qui ont fait chemin avec Laurent Gbagbo et qui se sont enrichis entre temps, ne sont-ils pas capables d’assumer dignement la lutte? Si la direction actuelle du FPI manquent de vision, de volonté politique et de courage pour minimiser les risques avérés du régime Dramane sur les populations, qu’elle se mettent humblement de coté, pour donner l’opportunité aux jeunes militants dynamiques qui n’ont pas de richesses à protéger et qui sont donc prêts a faire la politique au rythme du régime Dramane. On a assez nous autres d’écouter continuellement le vain refrain des chapelets de demandes. On veut ceci, on veut cela, on veut le miel, on veut le sucre, on veut la lune, on veut le lit et la femme depuis deux environs deux ans. On a assez de d’écouter ces pleurnichements d’enfants.

Ils  brandissent vainement des chapelets de multiples demandes par courriers à Dramane, prônent la politique de la chaise vide, pendant qu’ils ont peur de la pluie du régime dans la rue. Cela semble la pire des stratégies pour dissuader le régime à renoncer à la tragique répression qu’il admire tant.

En 2000, Dramane avait vigoureusement contesté l’élection du Président Gbagbo, mais le RDR et sa doublure de PDCI ont contribué au gouvernement d’ouverture du régime Gbagbo. Ce gouvernement de large ouverture n’a nullement empêché l’accouchement soudain, le 19 septembre 2002 de la rébellion armée, qui a scindé le pays en deux républiques pendant 10 ans. On peut donc affirmer que les géniteurs de la rébellion étaient a terme quand ils entraient dans le gouvernement de réconciliation.

On entendait dire « son excellence le Président Gbagbo » aux cours des cérémonies officielles et « Gbagbo ou Koudou» derrière les cameras. S’agissait-il de la mauvaise foi ou tout simplement de la haute stratégie politique de la part des vrais tontons de la rébellion? Chacun tirera sa conclusion en fonction de l’histoire de la rébellion, de la guerre poste électorale et du constat actuel sur le terrain.

Toutefois, pendant que la communauté internationale, les structures de droit de l’homme et consorts se bandent délibérément les oreilles, les yeux et les nez sur les graves crimes et l’injustice immaculée du régime actuel, je ne sais pas comment le FPI subsistera s’il refuse de faire la politique avec le régime? Je crois qu’il est grand temps de surseoir à l’approche syndicaliste pour faire la politique avec Dramane. La réconciliation doit être imposée sans condition au régime Dramane. S’il ne veut rien entendre alors que lui soit appliqué le plus logiquement au monde, le langage directe, concret et ferme de la rue jusqu'à ce régime tue, emprisonne ou déporte tous les Ivoiriens et toutes les Ivoiriennes qui souhaitent simplement revivre en parfait harmonie au delà de leurs différence ethnique, politique, religieuse et culturelle.

N’oublions pas que la déportation du Président Gbagbo est exclusivement politique. Alors que fait concrètement la direction du FPI pour sortir le Président Gbagbo de sa prison politique? A part la représentation FPI de France qui bouscule quelques diplomates et s’investi inconditionnellement au coté des dignes et valeureux patriotes, rien, vraiment rien d’autre sur la planète terre. Est-ce à dire que ces nombreuses personnes qui rodaient nuit et jour autour du genreux Président Gbagbo et qui profitaient des salons d’honneur l’ont-il déjà abandonné?

La solution durable au calvaire social, physique et émotionnel Ivoirien, n’est rien d’autre que la vraie réconciliation. La vraie réconciliation doit être imposée au régime Dramane exclusivement par la force de la rue comme nous l’a historiquement indiqué Laurent Gbagbo. Toutes autres formes demeureront illusoires et prolongeront inutilement la misère des populations.
 
Gogognon

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