17/08/2012 16:56:13
Interpol. Mandat international contre Assange. Moscou avertit londres...
Interpol a confirmé que le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange continue de figurer sur sa circulaire rouge des criminels les plus recherchés. Moscou reproche à Londres l'asile politique accordé à plusieurs Russes, dont le milliardaire en exil et opposant au Kremlin, Boris Berezovski.
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Assange Londres

Interpol a confirmé que le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange continue de figurer sur sa circulaire rouge des criminels les plus recherchés.

La circulaire internationale marquée du rouge sur le site d'Interpol signifie que les pays membres de l'organisation peuvent prendre n'importe quelles mesures dans le cadre de leur législation pour interpeller ou arrêter la personne mentionnée.

Moscou avertit Londres sur le respect des principes diplomatiques

Le Royaume-Uni a invoqué une loi de 1987 l'autorisant à entrer dans les locaux de l'ambassade en levant son statut diplomatique, mais cette loi n'a jamais été utilisée. Le gouvernement équatorien n'exclut pas de saisir la Cour Internationale de Justice (CIJ) de La Haye pour contraindre la Grande-Bretagne à laisser partir Julian Assange en Equateur.

Par ailleurs, la diplomatie russe relève que la Grande-Bretagne a accordé l'asile à «des dizaines de suspects de délits graves», parmi lesquels se trouvent de nombreux Russes.

Moscou reproche à Londres l'asile politique accordé à plusieurs Russes, dont le milliardaire en exil et opposant au Kremlin, Boris Berezovski.

Quelles options s'offrent à Julian Assange?

Selon François Crépeau, professeur de droit à l'Université McGill de Montréal et rapporteur spécial des Nations unies sur les droits des migrants, elles sont peu nombreuses. M. Assange pourrait tenter de quitter l'ambassade pour se rendre à l'aéroport, mais risquerait d'être arrêté par la police anglaise en route vers l'avion. L'utilisation d'une valise diplomatique pour lui permettre de prendre la poudre d'escampette paraît peu probable. Sinon, l'Australien devra rester cloîtré dans l'ambassade jusqu'à ce que la Grande-Bretagne et l'Équateur en viennent à une entente, estime M. Crépeau. Il précise que la plupart des cas semblables répertoriés dans le passé ont fait l'objet de négociations entre les pays concernés.

Sévérine Toche

 

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