14/09/2009 03:41:37
Zimbabwe: l'UE prévoit un total de 90 millions d'euros d'aide pour 2009
L'Union européenne a affirmé dimanche qu'elle allait verser en 2009 au Zimbabwe un total d'environ 90 millions d'euros en aide humanitaire et qu'elle n'a jamais cessé d'aider ce pays, en dépit des sanctions prises contre le régime de Robert Mugabe.
Le Monde
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"L'Union européenne n'a jamais cessé d'aider le Zimbabwe", a assuré le commissaire européen au développement et à l'aide humanitaire, Karel de Gucht, à l'issue d'une visite de deux jours dans le pays, la première depuis l'imposition de sanctions il y a sept ans.

"Entre 2002 et 2009, ce sont quelques 600 millions d'euros qui ont été versés au titre de l'aide humanitaire et nous allons maintenant nous concentrer vers une aide plus structurelle, ce que nous appelons l'aide de transition pour l'éducation", a-t-il ajouté.

"Pour la seule année 2009, nous allons investir 90 millions d'euros au Zimbabwe", a souligné Karel de Gucht, à la tête de la délégation qui a notamment rencontré le président autoritaire du pays, Robert Mugabe, et son ancien rival et chef de l'opposition, le Premier ministre Morgan Tsvangirai, qui ont formé un gouvernement d'union nationale.

La délégation a cependant dénoncé les violations des droits de l'homme qui se produisent toujours dans le pays.

"Nous recevons toujours de nombreux rapports concernant des violations des droits de l'homme. Ce n'est pas acceptable et cela n'est pas dans l'esprit de l'accord politique global", a relevé la ministre suédoise du développement, Gunilla Carlsson, membre de la délégation.

"La ligne de l'UE est claire: la clé pour le renouveau de notre engagement, c'est l'entière application de l'accord politique global", a-t-elle ajouté.

La visite de la délégation survient alors que les dirigeants de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC - 15 pays) ont demandé à l'UE la levée des sanctions contre le Zimbabwe, adoptées pour dénoncer les violations des droits de l'Homme par le régime de Robert Mugabe.

Ces sanctions incluent un gel de l'aide européenne, hormis humanitaire et sociale directes à la population, et l'interdiction de présence sur le sol européen de Mugabe, son épouse Grace et leur entourage.

Mais le Premier ministre suédois Fredrik Reinfeldt, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE, a affirmé jeudi que l'Union n'y était "pas prête".

La levée des sanctions "ne peut pas être une pré-condition au dialogue politique et nous l'avons affirmé clairement", a précisé Karel de Gucht.

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