29/04/2009 23:56:00
Buea : 14 leaders estudiantins bannis de l'université
  
Plus de 50 policiers et gendarmes patrouillent au campus de Molyko pour contenir le mécontentement des étudiants.
Le Jour
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Hier, mardi 28 avril, plus de 50 policiers et gendarmes, dont la grande majorité en tenue civile, ont continué à patrouiller dans l’enceinte du campus de l’université de Buea.

A Molyko Junction, point de rencontre entre les divers agents de sécurité qui tiennent à étouffer les revendications des étudiants conduits par la University of Buea Student Union (Ubsu), les meneurs de la contestation observaient tout de loin. La crise qui dure depuis plus d’une semaine s’est aggravée depuis la suspension de 14 étudiants par les autorités académiques, au motif que ces derniers s’étaient rendus coupables de troubles à l’ordre universitaire. « Tant que cette situation va durer, il n’y aura ni calme ni sérénité à l’université de Buea. Nous avons formulé des revendications claires fondées sur le besoin d’un cadre académique digne de ce nom », a expliqué Nguve Fred Woka, président du conseil estudiantin de l’université de Buea.

Face au déploiement policier, et malgré l’arsenal de ceux-ci, constitué d’armes de guerre, de gaz lacrymogènes et de matraques, les étudiants de l’université de Buea affirment qu’ils attendent une réponse «claire et précise» aux 17 exigences qu’ils ont énoncées dans leur mémorandum. Le mémorandum en question porte sur «la non-production des relevés de notes provisoires, la mise à disposition des feuilles de composition après les examens, la mise en application des tarifs de loyers homologués, l’examen des cas d’intimidation et de victimisation des leaders estudiantins, la production en temps réel des attestations et des diplômes, le renforcement de la sécurité au campus, notamment dans les logements féminins, l’assistance à la recherche, la réouverture des business centre sur le campus, la mise à disposition de tickets de restaurant en quantité suffisante, l’annulation de la suspension des étudiants, l’annulation des poursuites disciplinaires contre lesdits leaders, la création d’un cadre de dialogue pour une paix durable sur le campus ».

Pour le Professeur Titandji, recteur de l’université de Buea, les étudiants de son université sont entrés « en rébellion » dès lors qu’ils se sont organisés le 16 avril 2009 pour soutenir les enseignants qui étaient alors en grève. Les autorités universitaires de Buea avaient déconseillé la tenue du conseil représentatif des étudiants, lequel avait tenu son conclave, malgré tout. Hier mardi, Le Jour a appris que l’un des leaders estudiantins est détenu dans les locaux du commissariat de sécurité publique de Buea. Ses camarades posent sa libération comme la première condition pour un éventuel retour au calme.

Denis Nkwebo

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