14/09/2009 14:37:03
Guéant souligne "la rénovation de la politique africaine de la France"
Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, a assuré lundi que la politique africaine de la France ne devait pas mettre en cause le fait d'"avoir la tête de quelqu'un ou de savoir qui est influent" mais "bouge(r) dans le sens de la transparence", sans démentir la version de l'avocat Robert Bourgi sur les circonstance de l'éviction de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat à la Coopération.
France Soir
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

"Ce qui est en cause, ce n'est pas d'avoir la tête de quelqu'un ou de savoir qui est influent, ce qui est en cause, c'est la rénovation de la politique africaine de la France", a souligné le secrétaire général de la présidence. Alors que Robert Bourgi est revenu le 6 septembre sur RTL, sur l'éviction de Jean-Marie Bockel du secrétariat d'Etat de la coopération, en mars 2008 par Nicolas Sarkozy.

L'avocat présenté come l'intermédiaire priviligié du président français auprès des chefs d'Etat de l'Afrique francophone, avait affirmé que l'ex-président gabonais Omar Bongo lui avait demandé, ainsi que plusieurs autres dirigeants africains, la démission de Jean-Marie Bockel pour avoir critiqué la "Françafrique".

Proche des dirigeants africains, Robert Bourgi avait confié que le président Omar Bongo, lui avait dit par téléphone "ça ne peut pas continuer. Il faut que tu dises à Nicolas que moi et les autres, nous ne voulons plus de ce ministre".

"Je suis allé voir le président de la République à l'Elysée en présence de M. (Claude) Guéant, poursuivait-il sur la radio, et je lui ai passé le message ferme et voilé de menaces du président Bongo. Et il m'a dit : écoute, dis à Omar (comme il l'appelle) et aux autres chefs d'Etat que M. Bockel partira bientôt et sera remplacé par un de mes amis, un ami de M. Guéant."

"Au fond c'est le copinage qui prévaut"

Laurent Fabius, ancien Premier ministre sous Miterrand, avait déclaré trois jours après : "J'ai trouvé une espèce de vulgarité glauque dans ses propos, qui m'a choquée" et pourtant "je ne suis pas bégueule, je connais les réalités du pouvoir". "Il y a une espèce de dérive qui montre que, là, dans ce domaine particulier de la République, au fond c'est le copinage" qui prévaut, avait commenté M. Fabius.

Lundi matin, Claude Guéant a reconnu sur RTL aussi que Robert Bourgi "a parfois des entretiens avec le président" mais il n'a pas ni infirmer ni confirmer les propose de celui-ci. Jean-Marie Bocke, ex-socialiste, avait pourtant été muté à la Défense et aux Anciens combattants en mars 2008 avant d'être nommé secrétaire d'Etat à la Justice lors du remaniement de juin dernier.

"Le changement ne peut pas se faire en interpellant les chefs d'Etat sur la place publique", a encore estimé Claude Guéant.

Laurent Fabius avait aussi été interrogé sur la démission de Jean-Pierre Cot, ministre délégué à la Coopération sous François Mitterrand qui avait dû quitter son poste en raison du mécontentement de chefs d'Etat africains. "il y a(vait) eu à l'époque un problème", avait répondu Fabius le 9 septembre sur RTL. Mais qu'"en tous cas il n'y avait certainement pas ce copinage que l'on voit aujourd'hui", avait-il encore renchérit. 

Jean-Pierre Cot, opposé à une vision de subventionnement des pays africains par la France et partisan du codéveloppement, avait démissioné en 1982.

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE