24/08/2012 02:55:46
De quoi l'expression «Communauté internationale» est-elle le nom?
Quand les idéologues du Totalitarisme Ploutocratique Occidental  utilisent l’expression « communauté internationale », de quoi s’agit-il en réalité ? Autrement dit, qui et quoi désignent-ils exactement par cette expression? Est-ce l’ensemble des peuples qui constituent toutes les nations ?
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Préambule

Les mots, les expressions, jetés dans le domaine public comme utilisés dans un cadre purement intime, ont pour objectif fondamental de remplir une seule et unique mission : connoter, dénoter, colorer, minorer, majorer ou neutraliser ce dont veut rendre compte.

Ainsi, tout mot, toute notion, ou expression, véhicule toujours une certaine vision du monde. Quelle en est sa nature? Entre-t-elle en adéquation, ou en conformité, avec les valeurs et les principes qui fondent mon être au monde ? L’expression « communauté internationale » est emblématique de cette assertion.

En faisant un peu l’inventaire des expressions qui structurent la terminologie de l’idéologie dominante en Occident, j’ai constaté une systématicité de l’expression « communauté internationale » chez « les chiens de garde » (seule expression qui décrit avec exactitude le rôle et la fonction sociale et politique que jouent ce qu’on appelle abusivement les intellectuels). Alors, j’ai voulu en savoir ce qu’elle recouvre en réalité.

Quand les idéologues du Totalitarisme Ploutocratique Occidental  utilisent l’expression « communauté internationale », de quoi s’agit-il en réalité ? Autrement dit, qui et quoi désignent-ils exactement par cette expression? Est-ce l’ensemble des peuples qui constituent toutes les nations ? Sont-ce les peuples de certaines nations à l’exclusion des autres ? De quelle légitimité jouit cette mystique totalitaire ? Quelles conclusions, les peuples sous domination totalitaire peuvent-ils tirer de cette connaissance intime et réelle de cette « effroyable imposture  » ? Nous laisserons de côté la question de l’origine historique de cette expression.

Il existe une différence radicale, de nature et non de degré entre les expressions « ordre mondial, ou international » et « nouvel ordre mondial ».

Par l’expression « Nouvel Ordre Mondial », il faut comprendre une nouvelle coloration des relations internationale fondée sur une dynamique, une logique, surhumaine, non géographique et intemporelle. Il s’agit d’une nouvelle écologie des relations internationales fondée non pas par le droit, ni par la force ; mais par la violence et la stratégie du chaos. Peut-on aussi le saisir comme le refus d’un monstre à subir les conséquences de ses agirs immoraux et inconséquents ?

Pour donner une charge positive et faire accepter aux peuples dont les destinées sont confisquées, la propagande totalitaire ploutocratique occidentale utilise l’expression « Nouvel Ordre Mondial » pour essayer de légitimer tous les coups d’État militaires qu’il fait dans le monde pour imposer un ordre hégémonique qui tire ses sources culturelles du capitalisme inhumain occidental.

D’après le philosophe et géopoliticien syrien Imad Fawzi Shueibi, président du centre de documentation et d’études stratégiques de Damas, dans un article publié par le site www.voltaire.net et intitulé « Le projet de Nouvel Ordre Mondial trébuche sur les réalités géopolitiques », « l’idée d’un ordre mondial, ou international, apparaît des le XVIIè siècle » avec une logique fondamentalement et radicalement opposé à la logique qui porte et structure ce que l’intellectuel syrien appelle « Le remodelage des relations internationales par les Etats-Unis ».

Selon la philosophie qui fonde ce système totalitaire, « la société est divisée en trois castes : les sages, les seigneurs et le peuple. Les sages détiennent seuls la vérité et n’en révèlent qu’une partie aux politiciens (les seigneurs), tandis que le peuple doit se soumettre à leurs décisions ». Cette conception de la société humaine politique n’est pas nouvelle. Elle tire ses racines et origines de la conception de la cité qu’avait Platon et qu’il exposa La république.

En utilisant le qualificatif « New » (Nouvel) pour désigner leur ordre, les théoriciens de ce totalitarisme ne font réellement pas mystère de leur projet ou ambition politique et économique. Quelle est l’essence même de cet ordre nouveau? Ce « nouvel ordre » fait la promotion des idées réactionnaires et inhumaines dont les différents peuples sont victimes dans le monde et fait appel, à travers l’expression « d’ingérence humanitaire » « à l’abrogation des principes des Traités de Westphalie, à savoir le respect de la souveraineté des États et la non ingérence dans leurs affaires intérieures. » L’objectif politique n’étant rien d’autre que l’occidentalisation du monde. Extermination de la différence, Violation du droit, esclavage/colonisation et féodalisation sont les principes structurant de la culture occidentale défendue par la ploutocratie régnante.

Si l’expression « communauté internationale » ne désigne pas exactement l’ensemble de toutes les nations, elle est le nom utilisé pour désigner un cartel qui n’est rien d’autre qu’une « action collective ayant pour objet ou pour effet de fausser ou d’entraver le jeu de la concurrence, formalisée dans un accords ou résultant seulement d’une pratique concertée. »  De ce point de vue, de quelle autorité morale peut se prévaloir cette organisation mafieuse et qui obligerait une nation souveraine à se plier à ses diktats illégitimes et illégaux?

a) L’expression « communauté internationale » est un oxymore

Une communauté désigne un groupe d’individus unis par la croyance en un destin commun. Croyance en un destin commun est fondée par la mythologie selon laquelle tous les composants individuels ont en partage des valeurs communes. La notion de communauté renvoie à un ensemble plus ordonné et plus coordonné que la société. C’est un degré plus évolué par rapport à la société qui représente un degré en dessous. De ce point de vue donc, il ne peut avoir de communauté que nationale. Ce qui fait donc de l’expression « communauté internationale », un oxymore. La notion de « communauté », accolée au qualificatif « international » est, du point de vue du sens et de la réalité, un non sens. « Communauté » et « international » sont contradictoires et fondamentalement opposés. Ainsi donc, du point de vue de la matérialité des faits, c’est une véritable imposture et usurpation de légitimité.

Une certaine déclinaison qui a vu jour sous le secrétariat général de l’esclave Koffi Anan, a essayé d’établir une sorte de relation d’identité entre notre fameuse expression et l’ONU. Ce qui a permis au « machin  » d’achever le processus de discrédit dans lequel il s’est enlisé dès sa propre création.  Depuis ses débuts, cette entité s’est systématiquement présenter comme un instrument de domination et de défense des intérêts autres que ceux de garantir la paix entre les nations qui constituent le monde. Instrument au service des intérêts du totalitarisme ploutocratique occidentale.

b) Ce que recouvre en réalité l’expression « communauté internationale »

Lors de la campagne médiatique occidentale pour l’agression et l’occupation  militaires de la Côte d’Ivoire libre et indocile du président Laurent Gbagbo, une expression fut inventée par la propagande totalitaire et qui a très vite disparue : «président reconnu par la communauté internationale ».

J’ai essayé de voir dans les annales de l’histoire si cette expression avait déjà été utilisée. Je ne fus étonné de voir que cette expression fut forgée pour l’occasion. En interrogeant l’expression en question, je découvre une double affirmation qui sont la quintessence même de ce que recouvre l’expression « communauté internationale » :

-    1) le droit international n’existe pas. Conséquence de cette affirmation, l’ONU devient illégitime et illégale. Cette entité était, nous dit la propagande, fondée sur le principe du respect des souverainetés nationales. Autrement dit, c’est le principe du respect des souverainetés nationales qui fonde le droit international dont la mission est de garantir la paix entre toutes les nations.

-    2) la ploutocratique occidentale est totalitaire au sens où elle affirme à travers cette expression qu’elle n’avait jamais considéré la Côte d’Ivoire comme une nation souveraine. Par extension, cette affirmation de la ploutocratie totalitaire occidentale s’applique à tous les pays africains. Même ceux des pays africains (Afrique du sud, Nigeria, et Gabon) qui ont voté pour que les Ivoiriens soient massacrés sont, dans l’esprit de cette expression, considérés comme des territoires sous domination coloniale. Une autre conséquence inattendue de cette expression, c’est la perte de légitimité et le discrédit aux yeux des peuples d’Afrique des syndicats pour collabos que sont « Union Africaine » et « CÉDÉAO » qui, en acceptant de se déjuger  et de servir les intérêts autres que ceux de leurs peuples, ont permis de massacrer des dizaines de milliers d’Africains.

En continuant l’analyse de cette expression, on découvre la reconnaissance de deux autres faits implacables : l’expression « président reconnu par la communauté internationale » nous apprend qu’un cartel mafieux était en expédition coloniale en Côte d’Ivoire lorsqu’elle affirme implicitement que l’homme libre, le président Gbagbo est bel et bien celui qui a été élu lors des élections de 2010. Elle nous apprend aussi que la Côte d’Ivoire ne fait pas partie de ladite « communauté ». Donc, s’il y a une « président reconnu par la communauté internationale », c’est qu’il y a forcément un président reconnu par la Côte d’Ivoire et les Ivoiriens qui n’est pas celui du cartel mafieux.

c) De quelle autorité morale peut prétendre la « communauté internationale » ?

Pour jouir d’une autorité morale, il faut représenter l’ensemble des nations que même l’ONU n’a jamais incarné. Quand on regarde de plus près qui constitue ce que « les chiens de garde » du totalitarisme ploutocratique occidental désignent par l’expression « communauté internationale », on est curieux de constater que ni la Chine, ni la Fédération de Russie, ni l’Inde, ni le Brésil, ni l’Afrique du sud, ni le peuple des Etats-Unis, ni le peuple français. En somme, dans la « communauté internationale », on ne retrouve que les dirigeants occidentaux à l’exclusion de leur propre peuple qu’on appelle opinion publique nationale.

Le 15 février 2003, des millions de personnes vont manifester en Europe contre l’invasion totalitaire de l’Irak. Chose extraordinaire, c’est exactement dans les pays pro invasion que l’on va compter, d’après les chiffres des polices qui sont systématiquement la moitié de ceux des syndicats organisateurs, plus de manifestants qu’ailleurs. 4 000000 en Espagne, 3 000000 en Italie, 2 000000 en Grande Bretagne, 5 00000 en Allemagne, 350 000 en France, 100 000 en Grèce et 100 000 en Irlande. Le cartel (« communauté internationale ») des banques financières internationales, des compagnies pétrolières, des fonds d’investissements, des industries d’armements qui possèdent les médias dans cette partie du monde n’ont pas respecté le choix de leurs différentes opinions publiques et celui des autres dans le monde. Il a donné ordre aux larbins Bush, Blair, Berlusconi, Aznar et autres de mobiliser les moyens de l’État qui sont publics, afin d’attaquer l’Irak.

Autrement dit, l’expression « communauté internationale » recouvre uniquement les dirigeants larbins occidentaux. Pas les peuples qui constituent leur pays, ni le reste du monde. C’est encore plus frappant quand on écoute les journalistes occidentaux vouloir cacher l’agression que leurs employeurs fait à la Syrie héroïque de Bachar Al-Assad. L’expression « la Chine et la Russie s’opposent à la communauté internationale sur les mesures à prendre contre la Syrie de Bachar Al-Assad » est encore la preuve que l’expression « communauté internationale » recouvre en réalité les intérêts du totalitarisme ploutocratique occidentale. Les dirigeants israéliens qui n’ont rien à envier à Hitler et à tous les présidents étasuniens réunis, font partie de ladite communauté.

Conclusions pour les jeunesses africaines

-    Si nous ne faisons pas attention au langage qu’on utilise pour nous décrire le réel, nous jouons contre nous-mêmes ; c’est-à-dire contre l’humanité ;

-    Une enquête menée en France lors de la guerre médiatique contre  le résistant et homme libre Gbagbo et  l’Indocile Côte d’Ivoire a montré, malgré l’énorme propagande, que 85% des personnes interrogées étaient contre l’intervention de la France sarkozisée et l’Onu dans les affaires internes de la Côte d’Ivoire. 14% ne se s’étaient pas prononcées. Donc, si on veut être conséquent avec soi-même, on peut logiquement affirmer que 99% des personnes interrogées étaient contre l’immixtion de l’État français représenter par Sarkozy dans les affaires internes de la Côte d’Ivoire libre. Dans 6 pays africains où ce travail similaire fut fait, 100% des personnes interrogées exigeaient le respect de la souveraineté de la Côte d’Ivoire. On peut citer le Cameroun, le Sénégal (ce qui était un désaveu pour l’esclave Wade), le Nigeria (désaveu pour Goodluck), le Gabon (désaveu pour le naturalisé gabonais Ali Bongo), l’Afrique du sud, le Ghana.

-    L’expression « communauté internationale » est en réalité, le nom désignant le cartel des banques financières internationales, les fonds d’investissement, qui contrôlent l’industrie d’armement en Occident, les entreprises médiatiques, les cercles d’influence comme Bilderberg, Trilatérale, les entités comme l’Onu, l’UE, l’OMC, la Cédéao, Bcdéao et toutes ces officines de promotion des droits de la classe dirigeante mondialisée contre les peuples que FIDH, HRW, TI, AI.
 
Pavillons-sous-Bois, le 22 août 2012 à 21h45mn

Batouri NGOFFI
Formateur Consultant
Analyste des médias

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