27/08/2012 03:57:30
Rentrée gouvernementale et cancans de vacances
Les vacances pour ceux et celles qui ont la chance d’en avoir sont presque pour l’essentiel derrière nous. Nous devrions donc fort logiquement parler aussi de la rentrée gouvernementale. Qu’est-ce que nos ministres ont donc fait pendant leurs vacances ? Le gouvernement est-il parti vraiment en vacances ?
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Les vacances pour ceux et celles qui ont la chance d’en avoir sont presque pour l’essentiel derrière nous. Nous devrions donc fort logiquement parler aussi de la rentrée gouvernementale. Qu’est-ce que nos ministres ont donc fait pendant leurs vacances ? Le gouvernement est-il parti vraiment en vacances ?

Personne n’en a vraiment parlé, il n’y a pas eu non plus de cancan et les blablateurs sont restés au-devant de la scène sur blablaland le monde imaginaire de nos enfants nés avec la civilisation du multimédia. Personne ne pourra véritablement parler de rencontrer ni des parlementaires, ni des membres du gouvernement, ils ont Chantal Biyachacun en ce qui le concerne envoyé des émissaires d’un autre genre investir la nouvelle drogue du désœuvrement collectif qu’est facebook pour parler de la santé de la Première Dame du pays qui a disparu et ferait des infidélités à son époux voire serait à l’article de la mort.

D’autres nous entretiennent sur le tribalisme en mettant en ligne de mire la communauté originaire de l’Ouest du pays avec des acteurs insoupçonnés, Mgr TonyéBakot archevêque métropolitain de Yaoundé face à lui Shanda Tomne assisté du philosophe Sidjoum Pokam. D’autres encore nous entretiennent sur les procès interminables de Titus Edzoa, voire celui trop rapide de MarafaHamidou Yaya. On découvre en lisant entre les lignes que bitumé 191 km de route a pris un mandat entier, un septennat pas plus pas moins ! Oui la route Ayos-Bonis ! Le Premier des Ministres est allé l’inaugurer en faisant des promesses de cinq (5 km) à certaines localités ! Que devons-nous encore signaler ? Ah oui le Chef de l’Etat a quitté le Cameroun sans signer les propositions de nomination et d’affectation à lui présentée par le Délégué Général à la Sureté Nationale, signalons aussi que dans une langue française qui requière rigueur dans son utilisation, il nous est proposé de lire la vraie fausse démission du Premier-Ministre Philemon Yang.

Quit donc des fameuses feuilles de route gouvernemental, quit d’une augmentation des salaires à l’approche des rentrées scolaires. Quit d’une parole audible de l’opposition politique camerounaise. Le grand silence de la société civile passe aussi inaperçu puisque c’est elle-même qui est convoquée en premier à constater son propre silence. Chacun peut donc se frapper la poitrine en se disant « j’ai fait ma part, je suis incontournable dans le devenir du Cameroun ».

En fait il n’y a rien à signaler puisque nous ne pouvons, évaluer ni l’action gouvernementale, ni avoir une idée des « feuilles de route » la nouvelle expression de fainéantise politique au Cameroun. Nous ne pouvons non plus regarder notre propre misère et y verser quelques larmes dessus ! Comme c’est donc pathétique ! Disons tout de même que le Cameroun se déconstruit en monde de tribal-politique avec pour chef d’orchestre le Président de ce qui nous reste comme république et ses cinq fidèles de conseillers. Il a recruté grâce à eux et ceci en se servant de la faiblesse intellectuelle, économique des uns et des autres des tribus et des ethnies. Kamto, Marafa, Atangana-Mebara, sont tous les répliques grandeur nature du Palais de l’Unité, dont ils ont tous les tours, tous les trucs, tous les tics.

J’ai achevé mes vacances hier, je voudrais donc en ce jour de rentrée, dépasser l’inactualité immédiate et poser avec vous les jalons du Cameroun des deux ans qui viennent. Il est vital, en effet, que les camerounais de penser et maîtrise le temps qui nous sépare de l’effondrement du château de la trahison dans lequel vit celui qui hier avait encore une main mise sur notre destin collectif.

Bien sûr, vous me direz-vous justement, l’essentiel est dans la substance :

Mais de quelle substance parlons-nous ? Rien n’est possible sans leader ! Evidemment ! Mais pouvons-nous avoir de leader sans peuple ? Sans groupe de travail, sans le cri de révolte de tout homme qui veut sortir de la servitude et de l’esclavage ?

Chaque nuit, chaque jour, chaque heure que le Président Biya passe à la tête de notre pays est une nuit, un jour, une heure supplémentaire ! Il est temps qu’il se retire mais peut-il vraiment le faire sans qu’on l’y pousse ?

Puisqu’il a confisqué même l’esprit de ce mettre en mouvement qui doit habiter tout homme ! Si la dictature du Président Ahmadou Ahidjo a été celle d’un homme celle du Président Biya est plus cynique parce qu’elle est celle d’un groupe très incestueux. En ce mois de septembre il n’y a point de léger mieux ! Nous avons tiré la sonnette d’arme bien évidemment avec d’autres sur la possible hausse des prix du carburant et du gaz domestique.  Ceux qui sont venus après nous ont voulu étouffer le message, la parole la nôtre celle de vérité et de l’engagement payé au prix du sang et de la liberté. Le Prof Roger TsafackNanfosso, l’agrégé d’économie nouveau menteur officiel du régime en place. Cet homme qui puisse des chiffres en Amérique Latine et les applique au Cameroun dans un silence religieux de ses collègues universitaires. Le mardi 4 octobre 2011 voici ce que cet économiste affirmait sur le plateau d’Africa24

BabylasBoton: Monsieur Nanfosso dites-nous, où en est le Cameroun sur le chantier du développement?

TsafackNanfossso :
Je pense que sur le chantier du développement, on peut dire que ces cinquante dernières années ont connu une évolution croissante, bien qu’en dents de scie. On peut distinguer un certain nombre de périodes : un période des années 60 jusqu’aux années de crise, et les années de crise, 85 et la sortie 90 et en 94 avec la dévaluation. Et depuis 95 jusqu’à aujourd’hui, on a un taux de croissance positive à bon niveau, mais qui demanderait probablement à être encore plus soutenu.

Si vous voulez, en 50ans, le taux de croissance a été croissant, a subi des hauts et des bas, en oscillant sur trois grandes phases, mais le trend est positive et croissance. En moyenne, on peut dire qu’en 50ans, notre pays a eu un taux de croissance de l’ordre de 5% en moyenne.


Cet économiste que personne ne connaissait alors jusque-là bénéficie-t-il une certaine protection au point où personne ne puisse dénoncer la malhonnêteté intellectuelle avec laquelle il surfe dans le mensonge ? C’est encore lui qui pensant que tout le monde dort au Cameroun reviendra dans les colonnes de Cameroon Tribune soutenir que seul 11% de petit ménage bénéficie des subventions au pétrole lampant et que 74% des ménages riches raflent la mise sur les subventions au carburant ! Si ses collègues au sein du parti des flammes l’approuvent comment se fait-il qu’il n’ait pas eu de protestation dans le corps enseignant ?

Je l’ai promis et je tiendrai ma parole, je refuse aujourd’hui comme je l’ai fait hier et comme je le ferai dans l’avenir toute alliance ambigüe, je refuse tout texte caricatural ou ambigu comme je refuse  tout ce qui se fait uniquement sur le folklore du vent et des tenues traditionnelles exposées dans les grands hôtels de la cité capitale. Le peuple a besoin à la fois d’ambition et de crédibilité. 

Voici ci-dessous, une figure représentative de ce qui a été la croissance dans notre pays ces 50ans dernières années :
Taux de croissance cameroun

J’ai une ambition personnelle, c’est légitime, mais je refuse tout aveuglement qui nait de l’enfermement dans cette unique ambition. Voilà pourquoi au lieu de la fusion des partis politiques qui nous rappelle le vieux démon du parti unique, nous avons proposé des partenariats politiques qui favorises l’éclosion des leaders régionaux capables déjà de gagner les municipales, les législatives et plus tard les présidentielles.

Cette offre est sur la table du G7 comme sur celles des autres formations politiques qui parlent de rassemblement à longueur de journée mais incapables d’un dialogue vrai et surtout de proposition concrètes dans un monde où prime l’écriture comme seul mode de contrat valable et valide. Les municipales comme les législatives ne sont pas des présidentielles en miniature et tous les camerounais sont capables de le comprendre, voilà pourquoi le partenariat entre les différentes formations politiques dans notre pays permettra un jeu de sincérité jugé par la population peuple des électeurs.

Ces deux élections intermédiaires permettront aussi d’établir un rapport de force entre les forces nationalistes-progressives le courant que nous représentons et les conservateurs dans lesquels se retrouvent aujourd’hui les tenants du pouvoir institutionnel et leurs alliés. C’est maintenant que nous devons construire le rapport de force pour mieux agir sur la centralisation construite depuis par le régime en place avec le soutien intellectuel du Professeur Maurice Kamto et les moyens logistiques et administratif du Ministre d’Etat Marafa Hamidou Yaya. Voilà comment on s’implante durablement en politique parce qu’on touille tout le monde des plus utiles aux moins engagés et non en construisant un modèle de démocratie organiciste où certains sont fait pour gouverner d’autres pour être des soldats et la majorité pour la servitude.

Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour faire en sorte le peuple camerounais dans son immense majorité soit la pierre angulaire du projet de société du Cameroun de la décennie qui vient. Pour cela je fais ce que je fais en ce moment avec les hommes et les femmes qui sont autour de moi pour que naisse un texte fondamental, sur une vision et une cohérence. Je sais ce que je suis prêt à accepter : la synthèse est souhaitable, elle suppose des compromis.

Quel est, pour moi, le bon timing ? Il est à mes yeux décisif – on n’en parle jamais, cela me semble très important – c’est Maintenant ! C’est le slogan que j’avais choisi lors de la dernière présidentielle et qui tous les jours dit que chaque jour et chaque heure que le président de la République passe à la tête du Cameroun est un jour et une heure de trop. Est-ce à dire que juste après une présidentielle il faut déjà en préparer une autre ?

Qu’il n’existe que de temps politique ? Non il s’agit en fait de poser les bases d’un Cameroun moderne celui qui n’est pas inscrit dans le Programme de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi qui a servi de programme politique au parti des flammes lors de la dernière présidentielle. Il est de notre devoir de sortir le Cameroun du labyrinthe du sous-développement dans lequel il est englué depuis bientôt 35 ans. Telles sont les positions que je défends ici et croyez-moi je ne suis point psycho-rigide. J’ai beaucoup réfléchi, voilà qui justifie que je me sois adressé ces derniers jours au Chef de l’Etat et à la Conférence des Evêques du Cameroun.

Chers  lecteurs, adeptes des médias en lignes et de la presse écrite, peuple camerounais prenons garde à l’incohérence ou à la précipitation. Faisons attention aux nouveaux messies qui changent de tenue mais au fond d’eux ils sont la réincarnation en grandeur nature de l’oppresseur. Oui tout est fragile dans ce camp-là. Soyons audacieux, mais conséquent, constructifs et exemplairement méthodiques. C’est ma propre résolution pour les jours et les mois qui viennent. ET vous, vous avez certainement un point de vue ?

Dr Vincent-Sosthène FOUDA
www.generationcameroun2011.com

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