01/09/2012 17:36:43
Colin Powell sur la Syrie et l'Iran: il faut éviter de faire de la Russie « un ennemi géostratégique »
Lors d’une interview le 26 août sur la chaîne CNN, l’ancien chef d’état major de l’armée américaine, le général Colin Powell a fait part de son opposition à des attaques militaires contre la Syrie ou l’Iran, et a déclaré que la Russie « ne deviendra pas un ennemi des Etats-Unis »
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Lors d’une interview le 26 août sur la chaîne CNN, l’ancien chef d’état major de l’armée américaine, le général Colin Powell a fait part de son opposition à des attaques militaires contre la Syrie ou l’Iran, et a déclaré que la Russie « ne deviendra pas un ennemi des Etats-Unis ».

Powell s’est ainsi associé aux nombreux dirigeants de l’armée américaine qui se sont opposés depuis plusieurs mois aux plans de guerre de Barack Obama et de ses parrains de Wall Street et de la City.

Le général Colin Powell, ancien chef d’état major de l’armée américaine 

L’ancien chef militaire américain a prévenu des dangers d’une zone d’exclusion aérienne« qui signifie que vous avez des sentinelles en permanence au-dessus de la zone pour s’assurer que personne ne vole. Vous avez besoin de radars pour les détecter... Mais si cela ne marche pas, que faîtes-vous ensuite ? Vous passez à un niveau supérieur ? Bien, nous allons mettre quelque contrôleurs aériens au sol. Et donc ma seule suggestion est que si vous pensez en termes militaires – utilisation des forces armées pour aider à faire tomber al-Assad – pensez-y bien et ne vous contentez pas de quelques slogans ». Powell a été encore plus critique vis-à-vis d’autres formes d’action militaire, ajoutant que la seule chose que des forces extérieures pourraient « peut-être » faire serait de fournir « une assistance limitée » au forces syriennes libres, à condition de savoir qui elles sont.

La clé de la solution en ce qui concerne le programme nucléaire iranien selon lui est de continuer les discussion avec l’Iran tout en maintenant les inspections les plus contraignantes de la part de l’AIEA (Agence internationale de l’énergie atomique).

« Je ne sais plus depuis combien d’années les gens me disent que les iraniens auront l’arme nucléaire l’année prochaine », a-t-il poursuivi, « et il ne l’ont toujours pas et nos équipes de renseignement ne sont pas sûres s’ils ont franchi cette ligne ». Et puis, même s’ils avaient l’arme nucléaire, l’action militaire ne s’ensuivrait pas nécessairement car « ils sont [les iraniens] très rationnels et veulent rester au pouvoir », a-t-il ajouté.

A propos de la Russie, Powell a dit très clairement que « son ami » Mitt Romney faisait fausse route en attaquant ce pays. « Elle ne deviendra plus jamais l’Union soviétique », se moquant du fait que les conseillers de Romney lui avaient fait croire que la Russie « est un ennemi géostratégique ». Ce n’est pas le cas, a-t-il dit, « La Fédération russe ne deviendra pas un ennemi des Etats-Unis dans le sens militaire du terme ni un ennemi dans le sens de ce l’on considère normalement être un ennemi ».

 

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