03/09/2012 03:09:51
Les FRCI de Ouattara ont la peau dure
Aujourd’hui, il ne fait pas bon vivre en Côte-d’Ivoire tant l’insécurité et la suspicion sont grandissantes. C’est avec la peur au ventre nous circulons dans notre propre pays. Les partisans de Laurent Gbagbo n’ont pas de répit...
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Les FRCI de Ouattara ont la peau dure, la Côte d'Ivoire menacée

Aujourd’hui, il ne fait pas bon vivre en Côte-d’Ivoire tant l’insécurité et la suspicion sont grandissantes. C’est avec la peur au ventre nous circulons dans notre propre pays. Les partisans de Laurent Gbagbo n’ont pas de répit. Ils sont pourchassés et enlevés sur dénonciation. Ils n’ont plus le droit d’exprimer publiquement leurs opinions et d’acheter   librement les journaux proches de Gbagbo sous peine d’être taxés de terroristes.

Les FRCI de Ouattara censés protéger les populations sont plutôt à la base de leur malheur. C’est à croire que ces monstres créés de toute pièce par Ouattara et son complice Soro Guillaume en 2002 pour faire un coup d’Etat à Laurent Gbagbo ne sont plus maitrisables et agissent selon leur bon vouloir. Pour mémoire, sachez que les FRCI dont nous décrions tant sont ceux issus de la rébellion qui ont endeuillé la Côte-d’Ivoire à partir du 19 septembre 2002 et qui ont bénéficié du soutien de la communauté internationale comme ce qui se passe d’ailleurs dans le monde en ce moment même. Ce sont ces analphabètes de rebelles et de dozo de l’ethnie dioula que Ouattara utilise comme milice pour se maintenir au pouvoir. Ils n’ont aucune notion militaire et de maintien d’ordre. Ils n’ont pour eux que la violence et la barbarie.

En dépit de toutes les critiques formulées à leur endroit, les FRCI version Ouattara persistent dans leurs mauvais agissements et n’en font qu’à leur tête. Bardés de ‘’gri-gri’’ (fétiche), ils se croient invulnérables et se jurent de venir à bout de la légende qu’on a bâti sur Laurent Gbagbo et ses partisans, et en plus faire plier les ivoiriens afin que les commanditaires occidentaux, à l’origine de l’arrivée de Ouattara à la magistrature suprême, se livrent tous azimuts au pillage systématique des ressources de la Côte-d’Ivoire. Sous le fallacieux prétexte qu’ils sont venus de leurs pays respectifs Mali,Burkina-Faso, Guinée… installer un des leurs que les ivoiriens refusent depuis longtemps parce qu’il est à la solde de la nébuleuse communauté internationale, ces individus inféodés aux FRCI se livrent aux rackets,  vols,  arrestations arbitraires, viols, exactions et aux exécutions sommaires.

Dans quel pays sommes-nous donc ? Des voyous, des brigands, des revanchards font la loi, la pluie et le beau temps. On ne peut jamais prévoir ce que fera un homme en colère et de surcroit un analphabète avide d’argent. Nous sommes à la merci des FRCI en mal de publicité. Ilne se passe pas  de jours sans que ces derniers ne posent d’actes répréhensibles qui nuisent aux activités économiques des populations et qui mettent à mal la cohésion sociale et réconciliation tant souhaitées par tous.

Une amie ivoirienne, vivant au Mali, venue passer les vacances au pays a vécu une scène on ne peut plus incroyable. Elle se rend à Treichville, un quartier d’Abidjan pour des courses. Elle emprunte un taxi communément appelé ‘’woro-woro’’ dans lequel se trouvent des passagers. Un des passagers, une dame, se trompe et dit au conducteur qu’elle descend en face de la maison du FPI au lieu de PDCI. Le chauffeur se met dans une colère noire et répond qu’il n’y a plus de militants FPI ici à plus forte raison maison de FPI. « Si vous insistez, je vous conduis auprès de mes collègues FRCI parce que vous êtes suspectes. Moi-même je suis FRCI. C’est à mes heures perdues, je viens conduire pour avoir un peu d’argent parce que nous ne sommes pas encore rémunérés. », Dit-il. Se disant les maîtres des lieux, l’élément des FRCI converti en conducteur pour la circonstance de poursuivre dans son élan. « Moi-même je cherche les gens du FPI pour les tuer. » Et de terminer en dioula sa rancœur : « An bênanobièfaga. » Pour dire que seule l’ethnie dioula a tous les droits dans cette Côte-d’Ivoire sous Ouattara. Les passagers à bord du taxi, sans dire mot, de peur qu’on les traque, sont descendus à destination et ont continué leur chemin.

Ce régime ethno-tribal dirigé de main de maître par les FRCI conduit le pays à la dérive. L’image de la Côte-d’Ivoire est sérieusement écorchée au point où elle est devenue la risée de tout le monde. Ces derniers temps, les FRCI ont fait leur apparition à tous les carrefours des artères d’Abidjan et procèdent à des contrôles d’identité, ce qui n’est pas de leur ressort. Ils se livrent à des spectacles affreux et honteux. Les ivoiriens dans leur majorité se moquent d’eux, car ils commettent des impairs et s’expriment dans un français approximatif avec un accent malien ou burkinabé.

Pour preuve, à un contrôle de véhicules, des  FRCI arrêtent une dame à bord de son véhicule et l’invitent à descendre. Un élément FRCI zélé, dans un accent burkinabé de quelqu’un qui n’est pas instruit, dit ceci : « Madamou, descendi, ouvrir ton derrière. » La dame outrée par ces propos grossiers demande : « que dites-vous ? C’est cela la Côte-d’Ivoire sous Ouattara ? On aura tout vu avec vous. » En bon policier ou gendarme civilisé, on aurait plutôt dit : « Bonjour madame, en se mettant au garde à vous, police. S’il vous plaît, veuillez descendre, ouvrez le coffre arrière de votre voiture pour un contrôle de routine. Merci. » Malheureusement, c’est à ce genre de spectacle que nous assistons tous les jours depuis que les FRCI ont mis pied en Côte-d’Ivoire.

Ouattara, l’ami des grands de ce monde, se maintient dans un espace qui ne lui est pas favorable avec la manière forte et anti-démocratique. La dictature est érigée en règle d’or sous son règne. C’est pour cela, les FRCI, ce conglomérat de voyous, d’analphabètes, de brigands ont encore de beaux jours devant eux. Pour mieux cerner l’origine de la crise ivoirienne, certains faits méritent qu’on s’appesantisse sur des détails afin de la comprendre et de la résoudre une bonne fois. Pour coller aux derniers développements de l’actualité ivoirienne, analysez ces vagues d’arrestation des leaders du FPI.

A quoi cela répond-t-il ? De la provocation, de l’intimidation. Une façon d’empêcher le FPI de mener librement ses activités politiques. Ouattara a peur de sa propre ombre, vu les actes négatifs qu’il a posés en son temps pour arriver au pouvoir dans des conditions calamiteuses. L'esprit de Gbagbo le hante à tout moment et il vit dans l’angoisse d’un coup d’état permanent. Quand on a gagné les élections présidentielles proprement, on gouverne sans crainte et on n’a pas besoin d’une armée étrangère et de FRCI pour terroriser les populations qui aspirent à un mieux être.

Face aux menaces que font planer les FRCI et les nouvelles autorités ivoiriennes sur la Côte-d’Ivoire, la seule chose dont nous avons besoin pour l’instant est la liberté. Selon les principes universels de la démocratie, toute organisation politique qui participe à la vie de la nation a droit à ce minimum de liberté. Raison pour laquelle nous demandons à toutes les personnes éprises de paix, de liberté et de démocratie de nous aider à nous libérer de l’étreinte des FRCI version Ouattara, cette structure informelle qui détruit lentement mais surement les fondements économique, politique, sociologique, ethnique et religieux de la Côte-d’Ivoire. La communauté internationale qui a pesé de tout son poids lors du  contentieux électoral pour imposer Ouattara doit arrêter l’hypocrisie. Son rôle est d’être droit et juste. Il vaut mieux prévenir que de jouer au faux pompier et faire croire qu’on vient sauver les populations civiles. La supercherie n’a que trop duré.

Qu’on cesse de terroriser, d’abrutir et d’amener les ivoiriens à avoir la pensée unique Ouattara. Tant que l’humanité sera composée d’individus, chacun choisira la voie qui  lui plaît. Les FRCI sont une menace, un danger public, un fléau, des criquets pèlerins qui ont envahit la Côte-d’Ivoire. Les droits de l’homme, ils n’en ont que faire.

Gilbert KOIME
gilbertkouame@yahoo.fr

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