10/09/2012 01:29:08
Cameroun. La Fécafoot sous haute surveillance policière
Tsinga en état d’alerte ! A peine la rencontre Cap-Vert Cameroun achevée samedi soir, que les forces de maintien de l’ordre ont déployé les gros moyens pour sécuriser le siège de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), question de pallier à d’éventuels soulèvements des fans de l’équipe nationale.
Le Messager
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Tsinga en état d’alerte ! A peine la rencontre Cap-Vert Cameroun achevée samedi soir, que les forces de maintien de l’ordre ont déployé les gros moyens pour sécuriser le siège de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), question de pallier à d’éventuels soulèvements des fans de l’équipe nationale. 

De l’artillerie lourde pour sécuriser le siège de l’instance faîtière du football camerounais. Un vent d’émeutes souffle ce samedi soir sur le ciel du quartier Tsinga à Yaoundé. On se croirait en pleine opération de déguerpissements des vendeurs à la sauvette à l’avenue Kennedy.

Quelques minutes après la défaite des Lions indomptables face à la sélection capverdienne, un camion anti-émeute avec à son bord des hommes en tenue armés jusqu’aux dents, est allé directement se stationner à l’entrée de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot). Sans doute pour dissuader ou mettre en déroute d’éventuels fans en furie qui souhaiteraient mettre à feu et à sang le très querellé « Palais de Tsinga » dans le but d’exprimer leur courroux et leur ras-le bol face à cette série noire que traverse l’équipe nationale fanion depuis deux ans. Comme en période de guerre, le quartier a été aussitôt quadrillé par des agents de la police qui surveillent les moindres faits et gestes des passants non sans contrôler et réguler la circulation des automobiles sur le trajet Palais des sports-Carrefour préfecture Tsinga. Mokolo était également sous haute surveillance policière. Apeurés, les habitants des environs ont préféré s’enfermer dans leurs domiciles. 

Le « couvre-feu » a duré toute la nuit. Un dispositif de sécurité impressionnant qui n’était pas finalement nécessaire puisque les supporters, quoique blessés dans leur chair suite à la défaite des Lions, n’ont pas jugé bon de rééditer l’exploit du 03 juin 2011 (match Cameroun-Sénégal Ndlr). On se souvient qu’à quelques heures de la rencontre de samedi dernier, des mots d’ordre de boycott lancés par des anti-Iya Mohammed et pro-Eto’o avaient été suivis par une bonne frange de fans des Lions qui se préparaient même déjà, en cas de défaite, à incendier le bâtiment qui abrite les services de la Fécafoot en y envoyant des cocktails Molotov. Une opération qui obligeraient Iya Mohammed, le président de cette instance et  ses collaborateurs à libérer le plancher.

Menace

Principal mis en cause dans le courrier de Samuel Eto’o pour indiquer son refus de répondre à sa convocation avec la sélection du Cameroun après huit mois de suspension, le président de la Fécafoot, est revenu sur cet épisode la semaine dernière de retour des Seychelles. Interrogé par nos confrères de Canal 2 International, le dirigeant fédéral a presque banalisé la sortie de l’attaquant de l’Anzhi Makachkala. « Eto’o est libre de jouer comme de ne pas jouer tout comme les autres avant lui qui ont opté pour ne pas jouer pour le Cameroun. Il n’y a pas de problème. On fera avec ceux qu’on a sous la main. On a eu d’autres rencontres sans lui. Il faut espérez donc qu’on fera tout pour gagner », avait claironné Iya Mohammed. Déjà critiqué par les joueurs pour son incompétence, la Fécafoot ne cesse de s’enfoncer dans la crise, enchaînant polémiques et controverses au fil des mois.

Champion olympique à Sydney en 2000, vainqueur de la Can en 2002 et 2004, le Cameroun a longtemps régné sur l’Afrique du football. A la fin de la décennie l’équipe ne jouit plus du même standing et les supporters veulent en découdre avec l’actuel équipe dirigeante de la fédération. Si les contestataires n’ont pas mis leur menace à exécution, il est fort à parier qu’ils vont sévir le 13 octobre prochain lors du match retour au stade omnisport de Yaoundé. Lorsque nous mettions sous presse, le camion anti-émeute n’avait pas toujours bougé. Il y restera sans doute pendant toute cette semaine car l’on n’est jamais assez prudent. A suivre...

C.T

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