20/09/2012 01:56:22
Contre qui les amis de la Syrie sont-ils copains ?
La politique des pays occidentaux présente un amalgame d’aspiration sincère à étendre la zone de démocratie et de motifs pratiques. Ces derniers sont liés à leurs intérêts économiques nationaux, intérêts dans la sphère de sécurité.
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Amis de la Syrie

Jeudi, le 20 septembre, les « amis de la Syrie » se retrouvent aux Pays-Bas. Ce forum groupe des pays et organisations, soutenant l’opposition dans sa lutte pour le renversement du président Bachar al-Assad. La rencontre a lieu sur fond de la confrontation armée qui s’exacerbe dans le pays et la prise des fonctions du nouveau envoyé spécial de l’ONU et de la Ligue arabe pour la Syrie, ex-ministre des AE d’Algérie Lakhdar Brahimi.

Le groupe international des « amis de la Syrie » est le forum le plus nombreux et actif, rassemblant des adversaires de Bachar al-Assad. A ses source se tenait l’ex-président français Nicolas Sarkozy, qui ne cachait pas son intention de reproduire le scénario libyen en Syrie.

Et même si officiellement on ne parle que de vouloir prévenir une catastrophe humanitaire en Syrie et contribuer au triomphe de la démocratie dans ce pays, le caractère même de la coalition opposée à M. al-Assad permet d’en douter. Puisque les pays de la Ligue arabe conduits par l’Arabie Saoudite et le Qatar, et d’autant les terroristes d’Al-Qaïda combattant aux côtés des rebelles syriens peuvent à peine prétendre au rôle d’enseignants de la démocratie . Nikolaï Kavechnikov, en charge de la section de l’intégration politique à l’Institut de l’Europe auprès de l’Académie russe des sciences, a attiré l’attention des auditeurs de La Voix de la Russie sur la disparité du camp des adversaires de Damas officiel :

La politique des pays occidentaux présente un amalgame d’aspiration sincère à étendre la zone de démocratie et de motifs pratiques. Ces derniers sont liés à leurs intérêts économiques nationaux, intérêts dans la sphère de sécurité.

Or organiser et argumenter une ingérence armée dans le conflit syrien de l’extérieur présente une tâche plus compliquée, qu’en 2011 en Libye. La raison est dans l’absence d’une résolution du CS de l’ONU, donnant le feu vert à une intervention.

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