24/09/2012 02:18:22
Mali d'accord pour un déploiement des forces de la Cédéao à Bamako
Le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara, a annoncé dimanche que son pays accepte que les troupes de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) installent leur quartier général à Bamako, dans la perspective d'une intervention militaire pour la reconquête du nord, une position jusque-là rejetée par les autorités maliennes.
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Dioncounda Traoré et Alassane Ouattara
Le ministre malien de la Défense, Yamoussa Camara, a annoncé dimanche que son pays accepte que les troupes de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) installent leur quartier général à Bamako, dans la perspective d'une intervention militaire pour la reconquête du nord, une position jusque-là rejetée par les autorités maliennes.

"Après quelques clarification, le Mali est actuellement en phase avec la Cédéao sur les conditions d'un déploiement des forces de la Cédéao, avec, bien entendu, un quartier général à Bamako", a souligné Camara, cité par les médias.

La Cédéao, qui prépare depuis plusieurs mois le déploiement de 3.300 soldats au Mali, attend le feu vert du Mali pour transmettre à l'Union africaine (UA) un projet de résolution qui devrait, ensuite, être examiné par le Conseil de sécurité des Nations Unies.

Début septembre, le président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, avait officiellement saisi la Cédéao d'une demande d'aide pour libérer le nord contrô lé par des groupes proches d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi).

Les autorités maliennes ont indiqué attendre des troupes africaines un soutien logistique et aérien, ainsi qu'une participation au maintien de l'ordre, une fois les villes du nord reconquises.

Mais dans sa demande d'aide, Dioncounda Traoré a pris soin de préciser que "le déploiement de forces militaires combattantes est sans objet" à Bamako. Or, sur ce point la Cédéao n'était pas d'accord.

Le médiateur de la Cédéao dans la crise malienne, Blaise Compaoré, a souligné qu'une éventuelle force d'intervention doit être présente à Bamako, elle doit disposer d'un aéroport, d'une antenne médicale, de transmissions et d'un dispositif pour empêcher les mouvements armés de déstabiliser Bamako.

Le Conseil de sécurité de l'ONU s'est dit prêt vendredi dernier à "examiner une proposition réaliste" pour le déploiement d'une force panafricaine au Mali. Ce plan militaire, selon le Conseil de sécurité, doit détailler "les objectifs, les moyens et les modalités du déploiement d'une force régionale au Mali".

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