27/09/2012 20:14:26
A la tribune de l'ONU, Robert Mugabe regrette la mort de Kadhafi
Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a estimé mercredi 26 septembre que la mort de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était aussi tragique que celle de l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye Chris Stevens, tué dans l'attaque du consulat américain à Benghazi le 11 septembre.
Le Monde
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Robert Mugabe à la tribune de l'ONU, mercredi 26 septembre.

Le président du Zimbabwe, Robert Mugabe, a estimé mercredi 26 septembre que la mort de l'ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi était aussi tragique que celle de l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye Chris Stevens, tué dans l'attaque du consulat américain à Benghazi le 11 septembre. S'exprimant devant l'Assemblée générale des Nations unies, le chef de l'Etat, âgé de 88 ans, s'est référé à la déclaration de Barack Obama, qui a rendu hommage au diplomate et aux trois Américains morts dans cette attaque provoquée par la diffusion sur Internet d'une vidéo islamophobe.

"UNE BRUTALE CHASSE À L'HOMME"

"Je suis certain que nous avons été tous émus, nous sommes tous d'accord, qu'il s'agit effectivement d'une mort tragique et nous la condamnons", a dit M. Mugabe, au pouvoir depuis l'indépendance obtenue sur la Grande-Bretagne, en 1980. "Mais si nous nous joignons par la pensée aux Etats-Unis pour condamner cette mort, les Etats-Unis ne devraient-ils pas se joindre à nous pour condamner la mort barbare du dirigeant libyen Kadhafi ? Cela fut une perte, une grande perte, pour l'Afrique, une perte tragique pour l'Afrique."

Selon Robert Mubage, les Etats-Unis et leurs alliés de l'OTAN sont intervenus en Libye sous de faux prétextes. "La mission était strictement de protéger les civils, mais il s'est avéré qu'une chasse à l'homme, une brutale chasse à l'homme, a été menée contre Kadhafi et sa famille, a poursuivi le dirigeant zimbabwéen. Nous avons vu le chapitre 7 [de la charte des Nations unies] employé d'une manière très malhonnête pour décimer toute une famille." Le chapitre 7 autorise le Conseil de sécurité à prendre des mesures allant des sanctions diplomatiques et économiques jusqu'à une intervention militaire.

 

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