30/09/2009 14:39:54
Crise financière : La CEEAC met le cap sur l'intégration régionale
« A l’instar des pays du G20 qui se sont réunis à Pittsburg aux États-Unis, nous allons dorénavant nous doter des mécanismes d’alerte en vue de reconnaitre les signes annonciateurs des crises et prendre des mesures préventives pour prévenir ou du moins atténuer l’impact des chocs extérieurs sur nos économies »
L'Avenir Quotidien
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Au cours des travaux de Kinshasa des États membres de la Communauté économique des États d’Afrique Centrale (CEEAC) qui se sont clôturés le week-end dernier, les participants manifesté leur volonté de se prendre en charge, à donner plus de dynamisme à l’effort d’intégration régionale et à concourir ensemble vers les Objectifs du millénaire de développement (Omd), pour le bien-être des populations de la région.

La crise financière que la région CEEAC a connue a eu pour conséquence, un fléchissement de l’activité économique mondiale, notamment en 2008. La plupart de grandes économies sont progressivement entrées en récession, tandis que la croissance s’affaiblissait dans les pays émergents d’Asie et d’Afrique. Ces facteurs n’ont pas pour autant épargner l’Afrique centrale où les conséquences se traduisent aujourd’hui par l’effondrement des cours des matières premières et l’accroissement du chômage. L’aide publique au développement risque de demeurer en deçà des besoins de la Communauté, l’endettement extérieur à des niveaux insoutenables, alors que les flux de capitaux privés étrangers restent insignifiants.

« L’assiette des importations des États CEEAC devrait donc s’inscrire à la baisse, à des niveaux qui seront fonction de l’élasticité de la demande régionale (...) », a indiqué le Secrétaire général de la CEEAC, avant d’ajouter que dans le cadre du processus d’intégration régionale, étant donné que la plupart des politiques sectorielles qui connaissent un début de mise en œuvre, il est à craindre que les répercussions de la crise financière actuelle sur l’accès à l’aide extérieure ne ralentissent, voire en compromettent l’exécution de certains projets sous-régionaux, notamment en matière d’infrastructures.

La mise en œuvre des mécanismes de suivi

Outre cette identification, l’innovation à mettre au crédit de cette concertation de Kinshasa, c’est la mise en œuvre du mécanisme de suivi de la crise à travers une cellule de veille auprès du Secrétariat Général de la CEEAC en coordination avec le Comité de veille de la CEMAC avec un timing précis pour l’exécution de différentes mesures proposées.

« A l’instar des pays du G20 qui se sont réunis à Pittsburg aux États-Unis, nous allons dorénavant nous doter des mécanismes d’alerte en vue de reconnaitre les signes annonciateurs des crises et prendre des mesures préventives pour prévenir ou du moins atténuer l’impact des chocs extérieurs sur nos économies », a déclaré Simon Mboso, ministre de l’Industrie, parlant au nom du Gouvernement Congolais.

JMNK

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