09/10/2012 03:31:37
Côte d'ivoire. Bilan d'une semaine d'actes ignobles des FRCI
Malgré ces écrits, la situation laisse indifférents les « sécurocrates » du gouvernement actuel et même l’ONUCI, la Licorne, les dignitaires religieux et traditionnels, ainsi que les représentants diplomatiques des pays se disant démocratiques qui ont livré la guerre contre Gbagbo, pour le déloger du pouvoir.
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L’environnement délétère que vit la Côte d’Ivoire commande de toujours réagir aux nombreuses tueries et exactions que vivent, au quotidien, les populations. C’est pourquoi, la presse ne cesse de rendre compte des actes barbares perpétrés par les FRCI-milices de Ouattara sur les membres du FPI et de façon générale sur les pro-Gbagbo.

Malgré ces écrits, la situation laisse indifférents les « sécurocrates » du gouvernement actuel et même l’ONUCI, la Licorne, les dignitaires religieux et traditionnels, ainsi que les représentants diplomatiques des pays se disant démocratiques qui ont livré la guerre contre Gbagbo, pour le déloger du pouvoir. Il devient donc indispensable d’aiguiller l’attention de chacun et de tous sur les actes cruels que continue de perpétrer ce pouvoir dictatorial et de dénoncer ces actes méchants susceptibles de détériorer davantage le climat sociopolitique ivoirien. 

Depuis le 11 avril 2011, les journaux ne cessent de rapporter les exactions commises par les miliciens, dozo, et autres forces armées de Ouattara. Malgré tout, ces cruautés continuent. Que reste t-il donc à faire? Continuer d’écrire et d’en parler, pour prendre tout le monde à témoin, car bien des acteurs de la Solution Finale hitlérienne ont voulu se dédouaner, en proclamant leur ignorance sur le sort réservé aux juifs par Hitler. Ici, on exécute impunément d’autres « juifs » dans le silence et avec la complicité de l’ONU et de la soi-disant communauté internationale, en fait, le club de sadiques et voraces impérialistes occidentaux(CSVIO).

Ainsi, pour montrer son aversion contre la paix et encourager ses soldats à continuer de martyriser les populations, Ouattara vient-il de nommer des quasi-analphabètes chefs rebelles, Préfets de Région. Il s’agit d’individus qui devraient être conduits, depuis, devant les tribunaux pour rendre compte de leurs nombreux crimes. C’est ainsi que s’exercent la justice et le rattrapage ethnique de ce régime moribond.

La presse n’a pas manqué cette semaine encore de faire cas des nombreuses exactions des FRCI.

Après avoir assassiné Désiré Tagro qui brandissait le drapeau blanc, en signe de paix, aux soldats français, c’est maintenant, à son frère Cyriaque, que les tontons Macoutes de ce régime impitoyable s’en prennent, encore une fois sous le fallacieux prétexte de préparation d’un coup d’état. Ils ont violenté celui qui a la lourde charge de prendre soin des orphelins de son défunt frère Désiré pour lui enlever toute velléité de conduire devant les tribunaux les bourreaux de son aîné .Quelle méchanceté!

A Abengourou, c’est un vieillard de 75 ans, Adou Kpagni qui a subi le courroux des milices de Ouattara et a été par la suite emprisonné parce qu’ami du Président Gbagbo…

Dans cette même ville, des perquisitions sauvages de domiciles des sympathisants de Gbagbo et des enlèvements ont été opérés, les victimes conduites manu militari à Abidjan et un chantage exercé sur leurs parents, pour les obliger à payer une forte somme contre leur libération.

Ces paiements de rançons sont connus des pouvoirs publics, de l’ONUCI, des responsables religieux qui n’entreprennent rien pour y mettre fin. Tous gardent un silence de mort.

A Amélékia, ce sont 4 gendarmes qui ont été battus et blessés par les supplétifs dozo, pour avoir empêchés ces derniers de déchaîner leur colère sur les jeunes du village.

A Noé, suite à l’attaque des FRCI-frustrés contre d’autres FRCI, ce sont, un jeune, Légré Pacôme, depuis plus d’un an alité et plusieurs autres personnes qui ont fait les frais du ratissage; la raison, toujours la même, déstabilisation du pouvoir imposé par la France de Sarkozy. Légré, après avoir passé 10 jours à la DST à Abidjan, a été finalement libéré. Quelle chance pour lui!

Tiéoulou, lui, a été enlevé à Daloa et conduit à Abidjan pour y être gardé au secret. Pauvres ivoiriens! 

A Abidjan, le sergent Béhi a été détenu à la DST pour avoir combattu pour la Côte d’Ivoire. De même deux frères ont été enlevés à l’école de police et conduits à une destination inconnue.

A ce rythme, il faut craindre que tous les membres des FRCI, aujourd’hui aux ordres de Ouattara, ne soient victimes demain de l’effet boomerang de tels agissements rétrogrades. On sait tous, que les vrais soldats n’exécutent que des ordres émanant de leurs supérieurs hiérarchiques et même des plus hautes autorités de ce pays. D’ailleurs, un des quotidiens de la place vient de publier une liste des prisonniers politiques civils et militaires détenus à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Ce sont 36 militaires et 125 civils qui sont maintenus illégalement par Ouattara dans cette prison. Il faut ne pas oublier tous les autres pro Gbagbo enfermés dans les Goulags du Nord, à la merci des FRCI et des reptiles dans des locaux infestes. 

En même temps que les enlèvements, les séquestrations, et les tortures dans les différents camps de concentration de ce régime scélérat, des militants du FPI, souvent des sympathisants ou même de simples personnes dont les noms induisent souvent leur région d’origine (Centre-Ouest, Ouest) sont carrément assassinés sans que les coupables qui sont connus ne puissent faire l’objet de la moindre interpellation devant les tribunaux. 

Ainsi, à Yopougon, un jeune militaire a été battu à mort par les FRCI de Ouattara et son corps abandonné près du marché Dominique Ouattara. Son tort a été d’être originaire de Toulépleu, une ville de l’Ouest de la Côte d’Ivoire.

Dans cette même commune, le fils d’un responsable du PDCI a été assassiné à la Brigade Anti Emeute ; les auteurs de ce crimes sont bien connus mais non inquiétés; en guise de consolation, le « Colonel » Koné Zakaria a poussé l’outrecuidance jusqu’à proposer 2 millions de FCFA au père du défunt; pour ces gens les confusions sont toujours faciles à faire et l’argent doit tout commander; que c’est vraiment pitoyable pour les ivoiriens de disposer de tels vauriens comme soldats !

Le régime continue aussi sa croisade contre les religieux. Après avoir jeté en prison un chef musulman parce que proche de l’ancien Président selon les Gbagbophobes, c’est le Pasteur Seh, parti à Man pour une période d’accentuation spirituelle et suspecté d’être un pro-Gbagbo qui a été battu, torturé et laissé pour mort en bordure de route ; son salut miraculeux est venu très certainement de la grâce de Dieu qui a commis des villageois pour le secourir.

Toutes ces exactions, ces tortures et ses assassinats sont, en n’en point douter, l’œuvre des milices FRCI de Ouattara. Les populations sont au quotidien les témoins de tous ces actes barbares où les 4x4 des FRCI déversent ces scélérats dans les quartiers pour enlever d’innocents citoyens toujours sous des prétextes fallacieux. Et pourtant, aucune sanction n’est prise contre ces barbares.

Tous les pro-Gbagbo et  ceux dont les noms rappellent l’Ouest et le Centre-Ouest sont toujours suspectés d’actes contre la sécurité de l’état. Il est bon de remarquer que les attaques contre les positions FRCI ont toujours lieu à l’approche des auditions du Président Laurent Gbagbo pour tenter de le diaboliser, de même que ces proches. 

Est-ce parce que ces 10 voire 15 dernières années ont été utilisées parles hommes de Ouattara pour perpétrer leur coup d’état qu’il faille croire que les militants de l’opposition d’aujourd’hui sont également des sanguinaires assoiffés de sang, toujours prêts à préparer un putsch et donc bon à terroriser à souhait ? De plus, en Côte d’Ivoire, toutes les populations savent que les hommes de Ouattara ont peur de leur propre image et font porter les manteaux ensanglantés des forces nouvelles aux pro-Gbagbo qui ne doivent leur défaite qu’à la force de frappe de l’armée d’occupation française habituée à faire le sale boulot en Afrique. On comprend pourquoi le SG intérimaire du FPI peut déclarer : nous irons nous offrir en holocauste parlant du sit-in de la jeunesse du FPI que le pouvoir a interdit. Voilà des démocrates installés au pouvoir par Sarkozy, le bourreau non encore traduit devant la CPI!

Devant tant de crimes, de barbaries, de tortures, l’ONUCI, la Licorne, les ONG de défense des droits de l’Homme demeurent pantoises et timorées.

Il est vrai que certaines voix, dans cette grisaille, se font entendre. En effet, deux responsables du PDCI, le parti créé par Houphouët, que Bédié, l’héritier, a bradé à Ouattara, dénoncent maintenant ouvertement les agissements tyranniques de leur allié du RHDP. 

Quand à Ouattara, devant ces actes ignobles, il garde toujours un silence assourdissant et confirme pluôt sa joie de voir ses hommes faire de si bons « jobs ». C’est pourquoi, au lieu de sanction, ils reçoivent plutôt de la promotion. Ainsi, ces quasi analphabètes sont promus à la plus haute fonction de l’administration ivoirienne, celle de Préfet de Région. Que vont donc enseigner à leurs étudiants les enseignants de l’Ecole Nationale d’Administration(ENA)? Est-ce le cours de la primauté de la violence sur le droit, ou bien les mille et une méthodes pour perpétrer des coups d’état, opérer des casses de banques pour s’enrichir rapidement, des cours de non respect de la constitution,etc ? Courage à vous qui êtes appelés à célébrer la violence, la voie des armes et le non droit!

La situation sécuritaire dramatique que vivent les ivoiriens est pire que celle d’un pays en permanence sous couvre feu ou en état d’urgence dans lequel les forces de l’ordre se permettent toutes sortes d’abus et d’exactions. 

Depuis la date du 11 avril 2011, c’est cette situation chaotique que vivent les ivoiriens et particulièrement, les partisans de Gbagbo, le digne fils d’Afrique. Malheureusement les semaines se suivent et se ressemblent dans ce pays d’Eburnie sous ce régime de non respect des lois et des vies humaines.

Vivement, que ces tortures, assassinats, enlèvements et autres actes ignobles prennent, au plus vite, fin. Que Dieu délivre la Côte d’Ivoire de la main de ces sanguinaires.

NANWOULET G. Simone

 

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