10/10/2012 02:19:45
Côte d'Ivoire. La traque aux pro-IB se poursuit
Après les récentes attaques contre leurs positions, les Frci font feu de tout bois et dans tous les sens. 
Le nouveau courrier
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Après les récentes attaques contre leurs positions, les Frci font feu de tout bois et dans tous les sens.

Officiellement, l’on accuse sans preuve les pro-Gbagbo, quand officieusement on mène une traque sans merci aux pro-IB qu’on soupçonne comme étant les vrais auteurs de ces assauts à répétition, en guise de vengeance. Pro- IB et pro-Gbagbo font les frais de la furia répressive des Frci. C’est en tout cas ce qui découle des informations en notre possession. De sources concordantes proches de l’Etat-major, en effet, plusieurs militaires supposés proches de l’ancien chef de guerre putschiste, Coulibaly Ibrahim dit «IB» ont déserté, craignant fortement pour leurs vies. 

Soupçonnés qu’ils sont ces temps-ci par leurs frères d’armes au sein des Frci d’être en tout cas mêlés aux récentes attaques. Une chose est évidente, aussi bien la panique que le malaise s’installent de plus en plus au sein des Frci. Selon un ancien compagnon d’IB, depuis l’arrestation de Hamed Sanogo en mai 2012, plusieurs autres militaires qui étaient tout aussi proches de l’ancien Sergent-chef putschiste ont pris discrètement le chemin de l’exil, par crainte de subir le même sort que leur ancien mentor. Ils se souviennent pour certains de la guéguerre entre pro-Soro et pro-IB en 2003 qui avait abouti à l’assassinat du chef de guerre Kass par les hommes de Soro.

Plusieurs proches de ce chef de guerre assassiné, comme son garde du corps Sanogo Daouda, Habib Coulibaly, Touré Moussa, Hamed Koné, gérant du carburant des unités de la rébellion qui avaient travaillé sous son commandement direct avaient été obligés de fuir la furia des hommes de Soro, explique un ex-compagnon du sergent-chef Ibrahim Coulibaly. Chacune des attaques contre les Frci est le prétexte pour les pro-Soro au sein des Frci de régler leurs comptes aux ex-compagnons du Sergent-chef IB, encore présents dans les rangs des forces républicaines, soutient notre source. Et prévient sur les risques de la résurgence d’une autre guerre sourde entre pro-Soro et Pro-IB, même si ce dernier a été assassiné en avril 2011. Cet ancien fidèle d’IB craint qu’un nettoyage aux allures d’une «épuration» ne refasse surface et conduise le pays vers le chaos. 

Gérard Koné

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