10/10/2012 02:42:18
Affaire Tonyè Bakot-Père Lado. Les évêques d'Afrique centrale prennent position
Dans un message diffusé le 09 octobre 2012, les présidents des conférences épiscopales des sept pays de la sous-région constituant le Conseil supérieur de l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) estiment que le doyen de la faculté de sciences sociales et de gestion de ladite institution universitaire avait péché d’indiscrétion.
Le Messager
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Eveques Afrique Centrale

Dans un message diffusé le 09 octobre 2012, les présidents des conférences épiscopales des sept pays de la sous-région constituant le Conseil supérieur de l’Université catholique d’Afrique centrale (Ucac) estiment que le doyen de la faculté de sciences sociales et de gestion de ladite institution universitaire avait péché d’indiscrétion.

Réunis à Yaoundé le 3 octobre 2012, les évêques membres de l’association des conférences épiscopales de la région de l’Afrique centrale (Acerac) conseil supérieur de l’Université catholique d’Afrique centrale basée à Yaoundé ont pris la mesure de la vive controverse aux relents tribaux consécutive à la divulgation d’une demande d’explication servie au père Lado relativement à la forte présence de Camerounais et de Bamiléké dans les effectifs de la Faculté des sciences sociales et de gestion.

Il ressort du message cosigné des 6 présidents des conférences épiscopales nationales du Cameroun et de ses voisins d’Afrique centrale plus le chancelier de l’Ucac (lui-même actant dans le mélodrame) et le président de l’Acerac qu’ « une situation qui a poussé le conseil supérieur à demander au grand chancelier de s’y intéresser particulièrement » a suscité une démarche particulière ayant malheureusement émaillée « d’indiscrétion et de diverses interprétations » vouant la mission à des « interprétations plus dommageables que constructives ».

En clair, le regroupement des présidents des épiscopats d’Afrique centrale qui constitue le faîte de la hiérarchie de l’Ucac prend sur lui, la responsabilité de l’enquête souhaitée par Victor Tonyè Bakot, archevêque de Yaoundé et grand chancelier de cette institution universitaire, au sujet de la scabreuse affaire portant sur le trop plein des Camerounais et des Bamiléké à la faculté des Sciences sociales et de gestion de l’Université catholique. On apprend ainsi dans le message adressé à « toute la communauté universitaire, au peuple de Dieu et aux Hommes de bonne volonté » que Monseigneur Bakot n’a pas agi de son propre chef, mais sur demande de ses pairs. Le même document laisse croire que le Père Lado, destinataire des observations du grand chancelier de l’Ucac a fait peu cas du « respect scrupuleux des autorités de l’Université et des procédures administratives ». Ce constat motive sans doute l’appel au retour de la « rigueur dans le travail » et du respect de la hiérarchie adressé aux enseignants et le personnel administratif.

Au-delà de la lettre de ce message du conseil supérieur de l’Ucac, des sources autorisées confient que cette institution universitaire à vocation à accueillir de façon équilibrée les étudiants ressortissant des 6 pays d’Afrique centrale - zone Cemac s’entend – qui sont tous des contributeurs essentiels des charges de l’Université catholique.

Mais les mêmes sources notent que le problème aurait malheureusement été posé avec quelque émotion voire de la passion par Monseigneur Tonyè Bakot suscitant ainsi le tollé remarqué au sein de l’opinion. Pour des raisons de convenance, cette appréciation ne figure pas dans la déclaration des évêques. En outre, le Père Lado a été déchu de ses fonctions de Doyen de la faculté des Sciences sociales et de gestion en guise de «sanction et de désaveu total». Certainement que le filtre tribal sera afin installé à l’Ucac.

 

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