17/10/2012 01:06:44
Côte d'Ivoire. Le Commando mystérieux a encore frappé
Les localités de Bonoua et Samo, à une trentaine de kilomètres d’Abidjan, ont été dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 octobre 2012, le théâtre de violents affrontements entre un commando mystérieux et les Frci. L’on dénombre au moins 4 morts et de nombreux blessés par balles. Avec d’importants dégâts matériels.
Le nouveau courrier
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Les localités de Bonoua et Samo, à une trentaine de kilomètres d’Abidjan, ont été dans la nuit du dimanche 14 au lundi 15 octobre 2012, le théâtre de violents affrontements entre un commando mystérieux et les Frci. L’on dénombre au moins 4 morts et de nombreux blessés par balles. Avec d’importants dégâts matériels.

C’est peu après 22 heures dans la nuit du dimanche 14 octobre 2012 que les premiers coups de feu retentiront à Bonoua, obligeant du coup les populations à se terrer chez elles. Selon les informations recueillies sur place dans la matinée d’hier lundi, le commissariat de police et la base des Frci à Bonoua, un ancien entrepôt d’ananas, ont été simultanément attaqués par un commando. Selon des Frci de la base interrogés, l’attaque de leur base est partie du centre de formation pour handicapés situé en face du «camp» Frci de la ville. Les «assaillants» venus un peu plus tôt ont investi le centre pour handicapés où ils ont tenu en respect tout le monde, avant de lancer leur assaut simultané sur le commissariat et le camp des Frci qui lui a été attaqué à l’arme lourde, à l’aide de roquettes.

Toujours selon notre interlocuteur, ce sont au moins deux kalachnikovs et tout le matériel de communication qui ont été emportés du commissariat de Bonoua. Les combats entre le commando et les éléments des Frci aux alentours du camp ont duré plusieurs heures. Dans la même foulée, le poste de contrôle des Frci à Samo, localité située à moins d’une dizaine de kilomètres de Bonoua, avec son dispositif tout de même impressionnant a été aussi attaqué. Ces affrontements ont cessé aux environs de 5h du matin.

Un corps d’un soldat Frci, vêtu d’un T-shirt sans manche et d’une culotte, gisait devant l’entrée du camp Frci de Bonoua. A Samo, ce sont trois corps qui ont été aperçus par les riverains à la suite de ses affrontements. Et six véhicules calcinés après les affrontements, dont une Mercédès et un camion de charbon.

Ce bilan pourrait s’alourdir au fil des heures, selon le témoignage d’un témoin, qui pense qu’il y aurait eu plus de morts. L’hôpital général de Bonoua a enregistré 5 blessés par balles dès 7 heures, dont une famille (le père, la mère et l’enfant). Selon les explications de l’infirmier de garde, cette famille a reçu des éclats d’obus. Et ils ont été atteints à divers endroits de leurs corps.

Tous les 5 blessés, dont un cas critique, ont évacués d’urgence au CHU de Treichville dans la matinée d’hier. Au lever du jour et au moment où s’estompaient les combats, le commando s’était mystérieusement fondu dans la nature comme à son habitude, laissant les Frci cogiter sur la recrudescence des ces attaques, malgré un renforcement surréaliste de leurs dispositif. 

Les heures qui ont suivi l’attaque ont encore été une démonstration de zèle inutile, à travers une répression sauvage et des arrestations arbitraires de civils innocents, pour contenter le «prince». Qui moins de 24 heures après sa fracassante déclaration «je suis indéboulonnable » subit des attaques de niveau «CP1». Vu la facilité avec laquelle le commando mystérieux opère depuis plusieurs mois. 

Frank Toti

Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE