22/10/2012 00:15:37
Dialogue secret Iran/USA?
Des négociations secrètes se sont-elles tenues entre l'administration Obama et l'Iran, au sujet du nucléaire?
Irib
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Iran

Des négociations secrètes se sont-elles tenues entre l'administration Obama et l'Iran, au sujet du nucléaire?

C'est ce qu'affirme le "New York Times" qui explique que «les Etats-Unis et l'Iran se sont mis d'accord, pour la première fois, sur le principe de négociations, en tête-à-tête, sur le programme nucléaire iranien, selon des officiels de l'administration Obama, ouvrant la voie à ce qui pourrait être un ultime effort diplomatique, pour éviter une attaque militaire contre l'Iran».

Au lendemain de la parution de l'article du "New York Times", l'administration Obama, sous la plume de Tommy Vietor, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale, a tenu à démentir:

«Il n'est pas vrai que les Etats-Unis et l'Iran se sont mis d'accord sur des pourparlers bilatéraux ou sur quelque rencontre que ce soit, après les élections américaines.»

L'hypothèse de négociations entre les Etats-Unis et l'Iran avait, déjà, été évoquée, cette semaine, par des médias conservateurs. Reza Kahlili s'en était fait l'écho, sur WND.

«La source, qui requiert l'anonymat, pour des raisons de sécurité, et qui est haut placée, dans le régime iranien, explique qu'une fois que l'Iran recevra les garanties d'Obama, il autorisera l'annonce, par l'Iran, d'une solution à la crise nucléaire, avant les élections américaines».

Une pareille annonce, et alors que le dernier débat entre Obama et Romney, lundi, portera sur la politique étrangère, pourrait constituer ce que l'on appelle une October Surprise, ou surprise d'octobre, terme qui désigne un événement imprévu, qui survient, habituellement, en octobre, quelques semaines avant les élections présidentielles américaines, et qui peut en affecter le résultat, en faveur du challenger, comme du candidat sortant. Très souvent, elles concernent la politique étrangère. Et l'événement qui a donné son son nom à cette surprise d'octobre concernait, justement, l'Iran. C'était, en 1980, lors de l’élection qui opposait Carter à Reagan. A l'époque, 42 Américains-diplomates espions-  étaient retenus, en Iran, depuis un an. Les Républicains pensaient que la Maison Blanche ferait tout, pour les faire libérer, à la dernière minute.

Carter annonça, finalement, que les otages ne seraient pas libérés, avant l’élection, et perdit, largement, donnant naissance à une théorie, parmi ses partisans, selon laquelle Reagan se serait entendu avec l'Iran, pour différer la libération –qui eut, finalement, lieu le jour de son investiture, le 20 janvier 1981.

Les complotistes  ne manqueront pas de voir, dans cette rumeur, une tentative destinée à faire réélire Obama à son poste, alors que le président sortant est plutôt en désamour avec un électorat déçu à tous les niveaux par la gestion catastrophique d'un Etat en ruine. Mais de qui viendrait cette tentative? De l'Iran, qui sous mandat obamiste a connu l'une des périodes les plus noires de ses relations avec les Etats Unis d'Amérique, émaillée d'un durcissement croissant des sanctions, de menaces d'attaque, d'intimidation? Ce ne sera sans doute pas l'Iran qui s'investira à ce qu'Obama soit réélu , un Obama, dont on dit bien occupé à préparer avec Israël une frappe limitée et rapide contre l'Iran!

 

 

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