25/10/2012 02:40:30
Sarkozy a emprisonné Gbagbo, c'est à Hollande de le libérer.
Vivement, que très bientôt, une nouvelle clameur, semblable à celle ayant fait suite à l’avènement de Hollande à la tête de l’état français, s’élève dans bon nombre de capitales du Monde pour saluer la libération de Laurent Gbagbo, le digne fils d’Afrique, totalement innocent.
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A l’approche des audiences de la CPI qui se tiendront très bientôt à la Haye pour décider du sort du prisonnier le plus célèbre de cette cour, il urge de situer la responsabilité de la France dans cette tragédie que continuent de vivre les ivoiriens. 

Il faut rappeler que, dès l’élection du Président Gbagbo en Octobre 2000, les autorités françaises avaient déjà pris leur distance vis-à-vis du pouvoir d’Abidjan, Gbagbo n’étant pas dans leur vision néo-colonialiste. Dès lors, les médias de l’Hexagone se sont mis en branle, pour vilipender ce digne fils d’Afrique et le présenter comme un dictateur, afin de justifier leurs coups de force. Ainsi donc, très peu de temps après sa prise de pouvoir, Gbagbo a commencé à subir des plans de déstabilisation de son régime par plusieurs tentatives de coups d’état dont celle du 19 septembre 2002, muée en une rébellion entretenue par la France jusqu’en 2011.

Alors que la France et sa rébellion ne prônaient que la solution des armes, Gbagbo va choisir la voie de la négociation à travers plusieurs accords dont le dernier fut celui de Ouagadougou qui devait conduire à des élections transparentes, après un processus de désarmement complet et effectif des rebelles. 

Ainsi, la guerre se transformera en cauchemar le 11 Avril 2011, quand l’armée française, prétextant une résolution de l’ONU proposée par la France de Sarkozy, s’est arrogé le droit d’utiliser des bombes et des missiles contre des civils pour massacrer les populations ivoiriennes. Pour accomplir cette sale besogne, elle s’est fait aider par la coalition mondiale onusienne et par de nombreux mercenaires de la sous-région Ouest-Africaine. 

Face à l’attaque barbare de ces forces hétéroclites coalisées, le Président Gbagbo n’a eu recours qu’à la légitime défense pour protéger les populations et défendre les institutions. Qu’y a-t-il de mauvais pour un Président de contrer une rébellion et tous ceux qui assaillent son pays?

Toutefois, la supériorité des forces coalisées combinée à l’instinct barbare et la férocité manifeste de celles-ci, ont amené, le Président qui avait déjà appelé au paisible recomptage des voix pour préserver la vie des populations, à donner l’ordre à la vaillante armée ivoirienne d’arrêter les combats. Malgré tout, la France de Sarkozy par des bombardements des sites officiels occasionna de nombreux massacres sur toute l’étendue du territoire ivoirien.

Pour se dédouaner de ses actes meurtriers, Sarkozy n’a trouvé comme stratagème que de faire de la victime le coupable, pour couvrir les crimes de l’armée française. Malgré les bombardements de l’armée française sur la résidence présidentielle pour assassiner le Président Gbagbo, ce dernier sortira miraculeusement vivant de sa résidence officielle où de nombreux jeunes aux mains nues formant un bouclier humain furent massacrés.

Il ne restera alors qu’à Sarkozy de déporter manu militari le Président légal et légitime Gbagbo à la Haye, comme au temps colonial, montrant ainsi que cette Cour Pénale Internationale n’est qu’un instrument d’asservissement des pays sous-développés dirigés par de vrais patriotes. La CPI n’est-elle pas sous l’autorité de l’ONU qui, elle-même, est au service des cinq grandes puissances de ce Monde dont la France? 

Ce n’est donc pas le droit qui a conduit Gbagbo à la CPI mais plutôt Sarkozy à cause de l’aura de celui-ci auprès des populations ivoiriennes et même africaines, car en vérité, Gbagbo a gagné les élections sans tuer qui que ce soit. S’il s’agissait de dire le droit, il ne serait jamais venu à l’esprit des Présidents français Chirac et Sarkozy de créer une rébellion et de l’entretenir pendant dix longues années jusqu’à «déboulonner» un Président légalement réélu et investi par le Conseil Constitutionnel. De plus, Gbagbo aurait été déjà libéré pour vice de procédure ou pour les traitements inhumains et sauvages subis à Korhogo, en Côte d’Ivoire.

C’est pourquoi, il appartient maintenant au Président français Hollande, qui dit être venu mettre fin à la Françafrique, de poser un acte fort en libérant Gbagbo des mains du geôlier-régisseur Sarkozy, aujourd’hui ex-Président français.

C’est ce signe fort qu’attendent les africains pour percevoir qu’il y a effectivement une rupture de vision politique entre lui et le bourreau Sarkozy; sinon jusqu’à ce jour, le Président Hollande a travaillé étroitement dans les sillons de son prédécesseur. 

Hollande est le mieux placé pour faire comprendre à l’Homme imposé par Sarkozy aux ivoiriens que sa politique de rattrapage, de musèlement de l’opposition, de tortures, emprisonnements et assassinats des opposants ne peut permettre aux entreprises françaises de prospérer en Côte d’Ivoire. Le Président Hollande qui tance ouvertement certains Présidents africains devrait montrer la même rigueur de culture démocratique à l’égard du copain de Sarkozy. Il appartient même à l’actuel Président français de chercher au plus vite à faire comparaître Ouattara, Soro et leurs chefs rebelles devant les institutions judiciaires internationales pour qu’ils répondent de leurs crimes horribles. Car ce sont eux et leurs parrains, les vrais criminels de la crise ivoirienne.

Hollande est aujourd’hui bien informé pour dire qui de Ouattara ou de Gbagbo est infréquentable.

La réponse est évidente au regard de la situation dramatique que continuent de vivre les ivoiriens depuis que la soi-disant Communauté Internationale a offert, dans le sang de plusieurs milliers d’ivoiriens, le pouvoir à celui qui se dit indéboulonnable.

Vivement, que très bientôt, une nouvelle clameur, semblable à celle ayant fait suite à l’avènement de Hollande à la tête de l’état français, s’élève dans bon nombre de capitales du Monde pour saluer la libération de Laurent Gbagbo, le digne fils d’Afrique, totalement innocent.

NANWOULET G. Simone

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