30/10/2012 04:56:30
Bachar Assad : facteurs de survie
L’Iran devra probablement réduire ses aides destinées au régime de Bachar Assad, font remarquer les experts. Celui-ci a pourtant plus d’un truc dans son sac les aides iraniennes n’étant pas déterminantes pour la survie du régime...
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Bachar Al Assad

Le nouveau train de sanctions adopté par l’UE contre l’Iran rendra encore plus difficile la situation de ce dernier qui est le principal appui économique du régime actuellement en place en Syrie. L’Iran devra probablement réduire ses aides destinées au régime de Bachar Assad, font remarquer les experts. Celui-ci a pourtant plus d’un truc dans son sac les aides iraniennes n’étant pas déterminantes pour la survie du régime.

Téhéran, allié stratégique de Damas de longue date, fournit en Syrie le carburant, les équipements militaires et apporte une aide financière. Une partie de cet argent sert à payer le salaire des soldats et officiers syriens. Les sanctions européennes risquent de faire diminuer cette aide et ce de façon considérable, explique le directeur du Centre russe des études sociales et politiques Vladimir Evseïev.

« Il existe des circuits indirects du mouvement des fonds de l’Iran vers la Syrie. Bien évidemment, ces circuits seront moins utilisés. Et dans ces conditions, lorsque les exportations du pétrole iranien se sont largement diminuées, l’Iran va apparemment diminuer ses aides directs ce qui va affaiblir le pouvoir de Bachar Assad ».

Ce dernier dispose cependant d’un « airbag » financier et a un plan d’actions au cas où les aides iraniennes cesseront. Il pourrait chercher d’autres sources en demander de l’aide, par exemple, à Moscou ou à Pékin. La Russie aide déjà la Syrie par le biais de la Croix Rouge et en lui apportant son soutien au Conseil de sécurité de l’ONU, dit Sergueï Serguetchev de l’Institut russe du Proche-Orient.

« On comprend pourquoi les Syriens ne demandent pas d’importantes aides à Pékin ou à Moscou. Ce serait comme si une personne en péril criait : « Faites quelque chose pour m’aider ! » Mais Damas veut montrer qu’il a la situation sous contrôle. Et si la Syrie demande de l’aide, il sera clair que tout va très mal ».

Il ne faut pas oublier non plus la frontière irano-syrienne qui est relativement transparente ce qui peut être utilisé par le régime syrien pour s’approvisionner. Par ailleurs, les forces gouvernementales peuvent emprunter des chemins de contrebande comme le font les rebelles, admet Sergueï Serguetchev. Et s’il y a des provocations, par exemple, de la part de la Turquie, les Syriens ne feront que serrer les rangs autour de Bachar Assad, disent les experts. Une intervention militaire en Syrie est pourtant peu probable. Selon les observateurs, les tensions subsisteront dans la région sans toutefois se transformer en une vraie guerre. Sergueï Serguetchev est convaincu que les Turcs n’ont pas besoin d’une guerre.

Boris Pavlichtchev

 

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