06/11/2012 02:05:31
La Syrie. Il n'y aura pas de gagnants
Le CS de l’ONU doit approuver le communiqué de Genève, a déclaré le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi. Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov révèle, quant à lui, dans le refus d’observer les ententes de Genève l’aspiration de certains pays à remplacer le régime en Syrie.
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Sergei Lavrov
Le CS de l’ONU doit approuver le communiqué de Genève, a déclaré le représentant spécial de l’ONU et de la Ligue arabe Lakhdar Brahimi. Le chef de la diplomatie russe Serguei Lavrov révèle, quant à lui, dans le refus d’observer les ententes de Genève l’aspiration de certains pays à remplacer le régime en Syrie.

Serguei Lavrov, Lakhdar Brahimi et le secrétaire général de la Ligue arabe Nabil al-Arabi ont débattu la veille au Caire la situation en Syrie. Que faire pour mettre fin à l’effusion de sang et à la crise ? Pour le moment il n’y a pas de réponse à cette question, avoue le secrétaire général de la Ligue arabe. Or, les délégués à la réuion estiment à l’unanimité nécessaire d’observer le communiqué de Genève. Il est impossible de régler la crise syrienne en employant la force, confirme le chef de la diplomatie russe.

« Nous devons préciser nos priorités. Il importe en premier lieu de sauver les gens. Pour y parvenir, tous ceux dont cela dépend devraient contraindre les parties au conflit à se mettre à la table de négociation et à concerter les délais et les paramètres de la période de transition conformément à l’entente intervenue à Genève. La Russie est, semble-t-il, l’unique participante à la réunion à Genève qui s’entretient avec toutes les parties : tant avec le gouvernement qu’avec les groupes d’opposition ».

Lakhdar Brahimi a dit à l’issue des entrevues avec le président Bashar Assad et les militants de l’opposition et après avoir visité la Turquie, la Jordanie et le Liban que de plus en plus de joueurs dans la région estimaient possible de régler le conflit syrien par des moyens politiques conformément au Communiqué de Genève. Brahimi s’est montré convaincu que de document devait être à la base d’une résolution du CS.

« Aucune partie ne sera gagnante dans ce conflit, la crise syrienne n’ayant pas de règlement militaire. Deux variantes sont possibles. Premièrement, un règlement politique. Deuxièmement, la dissémination de la crise syrienne au-delà du pays ».

Le Groupe d’action pour la Syrie s’est réunie à Genève le 30 juin. Or, les ententes intervenues restent sur le papier. La plupart des participants n’ont même pas commencé à les observer, a dit Serguei Lavrov. On « conseille » toujours à l’opposition syrienne de poursuivre les opérations armées.

« La résolution conçue par nos partenaires occidentaux et certains autres collègues ne fera qu’accentuer la situation et réunir les conditions pour remplacer le régime. Si c’est là la priorité essentielle, l’effusion de sang continuera en Syrie. Cela ne dépend d’aucune façon de la Russie ».

Selon Serguei Lavrov, pour assurer l’application des ententes de Genève, on n’a pas besoin de résolutions. Il faut adopter une attitude unie envers toutes les parties au conflit. Tout le monde devrait exiger que le gouvernement et l’opposition armée cessent le feu et se mettent à la table de négociation.

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