08/11/2012 01:42:52
Canton Bell. Le Prince René enterré dans la stricte intimité
En attendant les obsèques officielles, Son Altesse royale a été mis sous terre dans la nuit de mardi à mercredi 7 novembre 2012.
Le Messager
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Prince Réné Douala Manga BellEn attendant les obsèques officielles, Son Altesse royale a été mis sous terre dans la nuit de mardi à mercredi 7 novembre 2012.

Conformément à ses dernières volontés, le Prince René Douala Manga Bell a été enterré dans les locaux qui abritent la chefferie supérieure, et non au caveau royal (situé derrière la Pagode à Bonanjo) comme le veulent les usages en vigueur dans ce canton. Dans la nuit de mardi à mercredi 7 novembre 2012 à une heure très avancée pour empêcher aux regards indiscrets de se mêler du cérémonial mystico-traditionnel qui a accompagné cette inhumation, il est redevenu «poussière».

D’après des informations puisées à bonne source, «il a été enterré non loin de l’endroit qui était d’accès interdit aux journalistes (après le parking et le magasin, ndlr). Avant de mourir, il a demandé à certains de ses proches et surtout à son épouse de respecter cette décision», dit une élite du canton Bell.

C’est la raison pour laquelle certains journalistes en quête de scoop et de sensations fortes, et qui ont fait le pied de grue devant la chefferie supérieure sont rentrés sans aucun élément à se mettre sous la dent pendant toute la nuit passée à scruter les mouvements. Parlant des journalistes, il accuse ces derniers de vouloir voir plus que le bout de leur nez. «Comme il est de notoriété publique que le corps d’un chef ne passe pas la nuit, ils pensaient que la famille royale qui devait normalement l’enterrer à Bonanjo allait sortir avec la dépouille. Il y a des choses qu’on ne doit pas filmer, qui doivent rester sécrètes sinon confidentielles et réservées à une élite sinon elles perdraient toute leur valeur».

Hier mercredi 7 novembre 2012 au domicile royal situé à un jet de pierre du parc des Princes de Bali derrière la direction générale des brasseries du Cameroun, c’est le calme plat. Quelques visiteurs venus de Yaoundé dissertent avec les proches de la famille, téléphone en mains et font des navettes dans la cour principale. Les obsèques officielles sont attendues. Le successeur aussi.

Etame Kouoh

 

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