13/11/2012 02:11:47
Douala: New-town Aéroport. Une trentaine de famille sans abri
Déguerpies en juin 2012, ces familles sont sans domicile fixe et  sollicitent une prise en charge de la part des autorités administratives.
Le Messager
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Déguerpies en juin 2012, ces familles sont sans domicile fixe et  sollicitent une prise en charge de la part des autorités administratives.

Les déguerpis du quartier New-town situé à quelques encablures de l’aéroport international de Douala sollicitent une prise en charge de la part des autorités administratives. « On nous  a abandonnés à nous-mêmes, personne ne se soucie  de notre situation  », affirme une sinistrée. En effet, les maisons de ces familles avaient été détruites au mois de juin 2012 suite à une décision du premier adjoint préfectoral du Wouri. Ce dernier avait exigé le déguerpissement des domiciles situés dans un périmètre de 200 mètres autour de la plate-forme aéroportuaire. Pour cause, la société  Hrs qui ravitaille l’aéroport international de Douala en kérosène  avait  découvert une fuite souterraine sur cet espace occupé par certains habitants de ce quartier. Mais, personne n’a prévu  le recasement des personnes ainsi chassées.

Il se trouve que 6 mois après le déguerpissement, les familles sinistrées sont toujours Sdf, livrées aux intempéries. Le site en question, nœud du problème, est à ce jour à l’abandon. L’espace est envahi par les herbes. « Les agents de la société Hrs ont travaillé une à deux semaines après le déguerpissement et ils ont abandonné le chantier », explique le chef du bloc 12, Eboum Ebosse, lui aussi déguerpi.  Selon ces personnes, les autorités administratives sont restées silencieuses. «La société en charge  des travaux et l’Etat n’ont fait aucun geste en faveur des déguerpis. On ne parle même pas de recasement et les familles concernées sont aujourd’hui sans domicile fixe. Il n’y a aucune  initiative pour un éventuel désintéressement. Elles sont entre les mains de Dieu», déplore Koulagna Doko, chef de bloc 6 du quartier New-town aéroport.

En plus de la situation critique de ces familles, les habitants déplorent l’insécurité qui s’est installée dans ce quartier. «Les malfrats ont profité de l’absence des habitants dans ce secteur pour s’installer. Ils agressent en journée et la nuit, armés des couteaux, des armes à feu et des machettes, ils traquent les habitants. Cet endroit est devenu dangereux », affirme le chef du bloc 12. Cependant, l’incertitude plane encore sur l’existence d’une fuite souterraine de kérosène. «  Les autorités disaient  que c’était un site dangereux qui contenait du kérosène et  qui était dangereux pour les habitants. Mais nous n’avons aucune preuve  qu’il y avait vraiment une fuite de kérosène », précise Koulagna Doko. En attendant les résultats de l’enquête, les déguerpis sont toujours en quête d’une zone de recasement.

Marie Louise Mamgué

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