18/11/2012 01:10:07
Syrie. La nouvelle coallition de rebelles broie du noir
La nouvelle coalition syrienne s’est vue refuser l’assistance en armes. La rencontre des donateurs vendredi à Londres n’a promis qu’un concours humanitaire. Néanmoins, la France, qui a été le premier pays de l’UE à reconnaître cette coalition, a annoncé son intention de chercher à obtenir la levée de l’embargo touchant la livraison des armes à l’opposition en Syrie.
La voix de la Russie
TEXTE  TAILLE
Augmenter la taille
Diminuer la taille

Rebelles Syriens

L’ "opposition syrienne" a formé une nouvelle coalition, mais tous ne sont pas prêts à la reconnaître entièrement

La nouvelle coalition syrienne s’est vue refuser l’assistance en armes. La rencontre des donateurs vendredi à Londres n’a promis qu’un concours humanitaire. Néanmoins, la France, qui a été le premier pays de l’UE à reconnaître cette coalition, a annoncé son intention de chercher à obtenir la levée de l’embargo touchant la livraison des armes à l’opposition en Syrie. La Russie dit saluer les ententes conclues à Doha, mais souligne qu’il est encore tôt de parler de la formation d’une coalition à part entière.

De l’avis du politologue russe Vladislav Bélov, en ce cas nous avons affaire à la tendance historique de la France de se présenter en leader de l’UE lors du règlement de tels ou tels autres conflits :

Ces deux ans Paris se montre très actif dans le nord de l’Afrique. François Hollande suit la tradition, on observe une continuité de la conception de politique étrangère de la France, et il suit tout simplement dans le sillage de cette stratégie. Le président cherche à se couvrir de lauriers moins que son prédécesseur, Nicolas Sarkozy. Certes, si les démarches entreprises par la France s’avèrent heureuses – au regard de l’opinion occidentale et de l’électorat français – cela marquera un point pour M. Hollande, qui pour le moment ne peut pas se vanter de succès particuliers en politique intérieure, économique.

L’avenir de la Syrie a fait objet la semaine dernière d’une réunion ministérielle du dialogue stratégique Russie- Conseil de coopération des pays arabes du Golfe Persique.

Les pays du Golfe ont réitéré la reconnaissance de la nouvelle coalition de l’opposition syrienne. Le ministre des AE du Bahreïn l’a même comparé à un parapluie qui « pourrait rassembler toutes les forces du peuple syrien ». Son collègue russe a objecté qu’une partie de l’opposition, qui est contre une ingérence armée étrangère, n’était pas venu dans la capitale du Qatar.

Nous sommes pour l’unification de l’opposition syrienne, mais uniquement sur la base de sa disposition au dialogue. A Doha nous avons vu venir certains groupes. Tandis que les principales structures de l’opposition intérieure syrienne n’y sont pas allées. Avant tout les divergences portent sur une ingérence étrangère.

Le ministre russe Sergueï Lavrov a confirmé que Moscou prônait uniquement un dialogue intérieur, sans une ingérence des acteurs extérieurs. Son collègue du Bahreïn Haled Al Halifa a exprimé un espoir qu’il soit possible en coopération avec la Russie de mettre fin à l’effusion de sang en Syrie. M. Lavrov a dit que l’essentiel était de faire asseoir les parties à la table des pourparlers.

Polina Tchernitsa

NB. Le chapeau est de la rédaction de cameroonvoice

Publicité
Publicité

comments powered by Disqus
Publicité
Autres actualités
Plus populaires

PUBLICITE