18/11/2012 01:33:37
La Russie veut renouer avec l'Afrique
De nombreux Africains ont été formés en URSS. Une large proportion des élites d’Angola, d’Éthiopie, d’Algérie, du Mali, de Guinée ou encore du Mozambique a bien connu les bancs des universités russes, à commencer par la célèbre université Patrice Lumumba. Des liens se sont alors créés que la Russie souhaite renouer depuis que le continent africain émerge et fait l’objet d’une concurrence toujours plus âpre pour ses richesses naturelles
Agence ecofin
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Africains Russie

De nombreux Africains ont été formés en URSS. Une large proportion des élites d’Angola, d’Éthiopie, d’Algérie, du Mali, de Guinée ou encore du Mozambique a bien connu les bancs des universités russes, à commencer par la célèbre université Patrice Lumumba. Des liens se sont alors créés que la Russie souhaite renouer depuis que le continent africain émerge et fait l’objet d’une concurrence toujours plus âpre pour ses richesses naturelles et, de plus en plus, pour le nouveau marché de jeunes consommateurs qu’il représente.

C’est ainsi que la radio La Voix de la Russie consacre ces derniers jours un large panorama de « success stories des Africains en Russie ». L’auteur, Mikhail Gamandiy-Egorov, entame sa fresque par les sportifs, à commencer par les footballeurs, dont le plus connu est Samuel Eto’o. La star camerounaise, arrivée en août 2011, fait les grands jours du club Anji Makhatchkala, appartenant au milliardaire Suleyman Kerimov : 20,5 millions d’euros net par an, 20 000 euros par but marqué, 10 000 euros pour chaque passe décisive, un jet privé et le dernier modèle de Ferrari. On ne peut plus dire que les Africains sont maltraités en Russie...

C’est un autre Camerounais, Jerry-Christian Tchuissé, qui lui avait ouvert la voie il y a près de 15 ans, au Spartak de Moscou, se faisant même naturaliser Russe en 2000.

L’auteur cite également « le Russo-Nigérian Peter Odemwingie et ses compatriotes du Nigeria Chidi Odiah et Emmanuel Emenike, les Sud-Africains Jacob Lekgetho, Matthew Booth, MacBeth Sibaya, les Marocains Abdelillah Bagui, Mbark Boussoufa et Mehdi Carcela-Gonzalez, l’Algérien Raïs M’Bolhi, les Ivoiriens Lacina Traoré et Seydou Doumbia, joueur de l’année et meilleur buteur du Championnat de Russie 2011 ».

Le second volet de cette présentation est plus inattendu, puisqu’il évoque les politiciens russes d’origine africaine. Le plus emblématique est bien sûr « l’Obama russe » : Joaquim Crima, originaire de la Guinée-Bissau, vit en Russie depuis 1989. A la suite de ses études, il a épouse Anait, russe d’origine arménienne. Aujourd’hui, à 41 ans, père d’un adolescent de 14 ans, producteur de pastèques et de melons, et candidat à la mairie de sa ville, il a fait les gros titres nationaux lorsque Poutine himsellf est venu, en 2010, lui rendre visite pour magnifier les excellents rapports russo-africains.

Si Joachim Crima n’a pas pu se faire élire, le Béninois Jean Gregoire Sagbo, est tout de même parvenu à siéger au Conseil municipal de Novozavidovo, dans la banlieue de Moscou où il exerce comme agent immobilier. « Sa peau est noire, mais il est Russe à l’intérieur. Seul un Russe pourrait se préoccuper de cette ville comme il le fait », assure le Maire de sa commune.

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