26/10/2009 15:10:32
Tunisie : Ben Ali brigue son 5e mandat
Le président tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, vient d’annoncer officiellement qu’il sera candidat à sa propre succession pour le scrutin présidentiel du 25 octobre prochain. A la tête du pays depuis 1987, le président tunisien postule à son cinquième quinquennat.
Gaboneco
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Le chef de l’Etat tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, vient de déposer sa candidature au Conseil constitutionnel pour les élections présidentielles du 25 octobre prochain, et tenter ainsi de briguer un cinquième mandat.

«Je viens à l'instant de déposer (...) ma candidature à la présidence de la République, en réponse à l'appel du devoir et en renouvellement de l'engagement que j'ai pris avec vous», a annoncé le président tunisien.



Remerciant tour à tour les organisations professionnelles, les composantes de la société civile ou encore les partis politiques, monsieur Ben Ali a manifesté «l’immense satisfaction» inhérente à la «confiance réciproque» avec les parties citées.

«Un des devoirs les plus impérieux pour nous tous, au cours de la prochaine étape, sera de nous armer d'une détermination plus résolue et d'une ténacité plus ferme pour servir notre pays, enrichir ses acquis, défendre ses intérêts et faire des sacrifices en sa faveur», a-t-il précisé.

Âgé de 73 ans, l’actuel président de la Tunisie a été réélu en 2004 avec plus de 94% des voix. Pour cette élection, il était aux prises avec trois adversaires. Ce 4e mandat avait été rendu possible par un amendement de la Constitution qui supprimait la limitation à trois du nombre de mandats consécutifs et instituait une limite d'âge à 75 ans.

Pour permettre à certains opposants de postuler à la présidence, il a fait introduire en 2008 un amendement exceptionnel à la Constitution, une clause les exemptant du parrainage par 30 élus au moins, condition que seul peut remplir le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD, au pouvoir), doté d'une majorité écrasante au Parlement.

Toutefois, une autre clause de l'amendement oblige tout aspirant à la présidence du pays à être également depuis deux ans au moins, le dirigeant élu de son parti. Pour l’instant, seules quatre personnalités de l'opposition ont annoncé leur intention de se présenter à la présidentielle, mais sans avoir déposé officiellement leur candidature.

 

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