27/10/2009 15:01:01
Etats-Unis d'Afrique: Jean Ping prône le renforcement du rôle du PAP
Le rôle du Parlement panafricain gagnerait à être renforcé pour aller véritablement vers les Etats-Unis d’Afrique.
AP Sénégalaise
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Midrand, 27 oct (APS) - Le rôle du Parlement panafricain gagnerait à être renforcé pour aller ‘’véritablement’’ vers les Etats-Unis d’Afrique, a estimé mardi à Midrand (Afrique du Sud) le président de la Commission africaine, Jean Ping, qui était face aux parlementaires panafricains.

Il doit en être de même pour la Commission et la Cour de justice, deux institutions de l’Union africaine, a ajouté Ping. Il y a l’exécutif avec la Commission, le législatif avec le parlement et le pouvoir judiciaire avec la Cour de justice, a expliqué le président de la Commission.

Face aux parlementaires panafricains, Jean Ping a abordé le programme annuel de l’UA et l’état d’avancement de la révision du protocole au traité instituant la Communauté économique africaine, relatif au Parlement panafricain (PAP).

Après son exposé, les parlementaires ont interrogé le président de la Commission de l’UA sur les questions de démocratie, la bonne gouvernance, les échéances en matière d’intégration, les problèmes de transition pacifique du pouvoir, le renforcement des organes de l’UA pour la réalisation des objectifs de paix, de sécurité et de développement.

Qui contrôle l’exécutif (la Commission) ?, s’est interrogé M. Ping, répondant qu’il est contrôlé par les chefs d’Etat et de gouvernement. ‘’Or, selon Jean Ping, l’exécutif devrait être contrôlé par le parlement’’.

‘’Le budget est contrôlé par les chefs d’Etat, après approbation du parlement’’, a dit Jean Ping qui fait état d’une ‘’gestion poussée jusqu’à la micro-gestion’’. Ce rôle de contrôle reviendrait ‘’normalement’’ au Parlement panafricain, a estimé le président de la Commission de l’UA.

Abordant la transformation de la Commission en gouvernement continentale ou en autorité, Jean Ping a rappelé que depuis 1963, deux écoles s’opposent : l’école de Casablanca, jadis sous la houlette des Nkrumah, Nasser, etc, qui prônait une intégration rapide. L’autre école penche plutôt pour une intégration par étape. ‘’Ces deux écoles sont toujours en place’’, a martelé Jean Ping.

Sur l’instauration du gouvernement continentale, ‘’la parole n’est pas à la Commission, mais aux chefs d’Etat’’, a affirmé Ping qui a souligné que cette question ‘’se heurte à ces deux écoles de pensée’’.

‘’Les chefs d’Etat sont profondément et passionnément divisés sur cette question’’, a reconnu Jean Ping.

Abordant les questions de paix de sécurité, il a affirmé que l’Union africaine présente une ‘’meilleure architecture institutionnelle’’ avec l’existence d’un Conseil de paix et de sécurité composé de 15 membres.

A cela s’ajoute, rappelle M. Ping, ‘’un système d’alerte rapide’’. Selon lui, depuis les troubles post électoraux au Kenya, toutes les élections sont sous surveillance. ‘’On met en place une diplomatie préventive soit discrètement ou ouvertement’’, a-t-il précisé.

‘’Il faut prévenir les crises’’, a soutenu Jean Ping. En matière d’architecture institutionnelle autour des questions de paix et de sécurité, il a évoqué, entre autres, le comité des sages, composés d’anciens chefs d’Etat du continent.

Ousmane Ibrahima Dia

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