25/11/2012 03:50:20
La justice chancelle t-elle au Cameroun ?
(...) Au-delà de mauvais signe envoyé à la nation et à l’international ami de la nation, si d’avenir le fiston Franck du président Biya et autres proches de son clan familial mis en exergue dans l’affaire de détournement à eux attribué, n’était pas sonné de judiciairement s’expliquer ou à défaut que soit établit une mauvaise cabale à son égard, et par l’action de la justice que soit puni le ou les responsable(s) médisant(s)  ; il va s’en dire que cela viendrait d’inique à cornaquer à court terme la violence sociale par les masses populaires.
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Au Cameroun, en vue d’assainir l’espace public des Grands Prévaricateurs des finances publiques et autres Criminels économiques dans et de la république, et certainement, de départ, en ultime souci de complaire les institutions internationales au chevet de la déliquescence structuro économique qu’affiche cet ancien grand espoir de l’économie africaine depuis les années 90, par quête d’aides et autres soutenus dons au financement d’actions socio-publiques interne ;

Les gouvernements en place sous l’égérie depuis 1982 du chef de l’Etat, Paul Barthélemy Biya Bi Mvondo, ont instruit voilà bientôt une dizaine d’années un programme de détection des malfrats de tous corps (public/privé) s’étant abusivement, irrégulièrement, et de conséquence illégalement attribués ou accaparés tout ou partie des financements publics.

Sous le pseudonyme dit de l’épervier, un programme d’assainissement de l’espace public, mettant de concert l’accent sur la nécessité de revalorisation du service de l’intérêt général, au travers de multiples organes (*Conac, Anif, Consupe, Tps, etc.) avec pour principale conséquence de traduire en justice les présupposés ou présumés malfrats. Et pour ce faire, afin d’éviter des décès précipités et autres fuites à l’exil, il fut généralisé, de préventif, la mise aux arrêts (détention provisoire) des concernés en attente de compléments d’instructions judiciaires (établissements des chefs d’accusations en vertu des lois) de nature à soutenir d’efficacité de futur audiences judiciaires.

À l’impossible nul n’étant tenu...

Sans que l’on puisse prétendre de certitude de succès au final, du programme de revalorisation de la notion de service public, par la poursuite de la mise en responsabilité judiciaire des malfrats, entamé sous la nasse dit de l’épervier. Au vu du nombre limité d’une part de personnalités mises aux arrêts dans un pays aisément reconnu de véritablement ou profondément corrompu, et d’autre part, à nos jours du ridicule des condamnés. Sans en omettre l’omerta d’absence de procédure au recouvrement (délais d’acquittement, voies et moyens de saisi des biens et autres, etc.) des fonds frauduleusement détournés et dépens d’instances judiciaires, par le peu des personnes jusqu’ici judiciairement reconnus coupables. À moins qu’il ne soit institué des tractations illégales à valeur de ré détournement des fonds publics, à défaut d’une volonté visant d’une certaine manière à masquer des incapacités décrédibilisant de sincérité le rayonnement de l’épervier.

...sans qu’il ne soit interdiction d’essayer...

C’est de cet espoir qu’il a été chaudement et d’attraction publique émoustillante vivement applaudit par la nation l’annonce des arrestations préventives et très suivies les instances judiciaires de certains satrapes.

La présupposée détermination tant rappelée au cours de multiples discours du président Biya, à infléchir la courbe de l’irresponsabilité des Grands comme l’on aime à apostropher au Cameroun les détenteurs de pouvoir (politique et/ou économique), au travers du programme d’assainissement épervier, égratigna le narquois de plus d’un quant à la sincérité de celui-ci (épervier), avec la mise aux arrêts de bon nombre de très proches du Président de la République : tels que des ex-secrétaires généraux à la présidence, un ancien Premier Ministre, de nombreux ex-Ministres et d’autres grands administrateurs publics et opérateurs économiques.

De la stupeur et de l’effet de surprise s’ouvrira un ballet de commentaires desquels certains y verront d’inavouables ambitions à épurer de l’espace politique des prétendants à la magistrature présidentielle, au vu de l’âge avancée du président Biya, qui projetterai une fin de vie proche. Et pour bien d’autres, d’orchestrations de cabale en règlement de compte. De cela fut porté à la connaissance du public et à l’imposition du devoir d’enquête de la justice un supposé et gravissime fait de détournement conséquent pour un montant pour l’heure annoncé sur pas moins de 100 milliards de Fcfa (soit plus de 200 millions de dollars), attribué à la personne du fils Franck du président de la république Biya.

...au risque de se détourner d’une chance de réussite.

Bien qu’il n’appartienne pas à l’opposition, très peu en verve à décrier et revendiquer éclaircissement et équité d’effet d’arrestation préventive face à cette détonante de l’indexation du fiston Franck, de porter la justice qui s’impose à tout fait d’enrichissement illicite. Tel le cas d’espèce visant à l’acquittement frauduleux bien avant échéance (soit 10 ans avant), sur les finances publiques, de montant relatif au paiement d’obligations émises par d’entreprise et institution publiques (**CAMTEL/CNPS), et offrant de conséquente plus values non liées à l’activité par l’écoulement du temps. Et ce, au travers d’un schéma d’acquittement en total mépris et contournement des règles et légalités gouvernant le paiement d’obligations  publiques. 

Et dévoilant de présupposer, une gravissime voie d’enrichissement illicite du fiston  Franck. Il ne saurait être méconnu, qu’une opportunité soit ainsi offerte d’une part à l’opposition -tous bords confondus-, si tel est encore son cheval de bataille, à s’assurer de l’équité en droit des justiciables devant la loi qui en l’espèce impose qu’une introduction d’enquête soit ouverte à la suite des déclarations sur l’enrichissement illicite et en l’encontre du fiston Franck sur fond de détournement de denier public (Cf : Code pénal art 134, 137, 142, 160, 161, etc.) ; et d’autre part, aux tenants du programme épervier, à auréoler la quête de sincérité dans la tâche d’assainissement poursuivie par l’interpellation préventif de sécurité du fiston présidentiel, et l’ouverture d’une enquête ou d’évidence toutes les garanties nécessaires à sa défense lui seront assurées.

Au-delà de mauvais signe envoyé à la nation et à l’international ami de la nation, si d’avenir le fiston Franck du président Biya et autres proches de son clan familial mis en exergue dans l’affaire de détournement à eux attribué, n’était pas sonné de judiciairement s’expliquer ou à défaut que soit établit une mauvaise cabale à son égard, et par l’action de la justice que soit puni le ou les responsable(s) médisant(s)  ; il va s’en dire que cela viendrait d’inique à cornaquer à court terme la violence sociale par les masses populaires. Et de contrariété à l’effet d’assainissement de l’espace public ou revalorisation de la notion de service public, qu’il soit ainsi perpétué à moyen et long terme un encouragement explicite à la poursuite sans crainte aux détournements de deniers publics par l’assurance profitable de menace sociale en appui du précédent du fiston Franck.

Bien qu’il soit choquant d’y voir une possible indirecte atteinte au président Biya, quant à sa fortune dont on ignore la nature contrairement à l’obligation légale de déclaration de biens, ce dernier en qualité de président de la république personnellement protégé d’irresponsabilité judiciaire (immunité constitutionnelle) et non sa famille, avant, durant et après l’exercice de ses fonctions, sauf cas de haute trahison péniblement relevable en raison de défaut d’institutions ayant qualité pour, et quand bien même prévues depuis 1996 ; il serait fortement illégal et contraire à l’éthique à l’enracinement de la démocratie et de la justice, que le pouvoir judiciaire dans la mission d’accompagnement à la protection et à la sauvegarde des institutions n’entende pas s'inscrire à poursuivre l’action de débarrasser l’échiquier administratif et gestionnaire de l'État des malfrats quelques soient leurs accointances ou filiations.

Joseph TAPA

*Conac : Commission nationale anti-corruption ; Anif : l’Agence nationale d’investigation financière ; Tps : Tribunal pénal spécial

**Camtel : Cameroon Télécommunication ; CNPS : Caisse Nationale de Prévoyance sociale

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