27/11/2012 02:56:31
Yaoundé. Attentat à la bombe dans une imprimerie
Le quartier Nkolbisson a été le théâtre d’un évènement inédit semblable à un film hollywoodien dans la  nuit du dimanche 25 au lundi 26 novembre 2012. Une imprimerie bombardée par une bande armée, cela n’arrive pas tous les jours.
Le Messager
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L’agression s’est soldée par la destruction de deux presses offset de marque Heidelberg. Le Syndicat national des journalistes du Cameroun condamne cet acte « ignoble » et exprime sa solidarité au promoteur de cette imprimerie.
 
Le quartier Nkolbisson a été le théâtre d’un évènement inédit semblable à un film hollywoodien dans la  nuit du dimanche 25 au lundi 26 novembre 2012. Une imprimerie bombardée par une bande armée, cela n’arrive pas tous les jours.

Selon Lambert  Fotso Tchamekwen le promoteur de Press-Book communications, l’expédition punitive a eu lieu peu après 2 heures du matin. «  Le groupe de malfaiteurs s’est introduit dans la propriété sise au lieu-dit Nouvelle route Nkolbisson en franchissant une haie vive. Après avoir grièvement blessé et immobilisé le gardien, ils se sont introduit dans les ateliers en brisant la serrure de la porte centrale. Une fois à l’intérieur, ils ont disposé des charges d’explosifs sur les machines et provoqué, avant de prendre la fuite à bord de deux véhicules,  deux grosses explosions qui ont réveillé les voisins. C’est d’ailleurs la bravoure de ces derniers qui a permis de maîtriser l’incendie », rapporte t-il avant de souligner qu’en raison de cet attentat, ni le quotidien « Stades » du lundi 26 novembre, ni la livraison de « Mutations » de Yaoundé n’ont pu être imprimés dans les ateliers de Press-book communication.

La même source révèle que les assaillants ont abandonné trois charges qu’ils n’ont pas eu le temps de faire exploser, de même que des accessoires de détonation et des effets militaires perdus dans la bagarre avec le gardien ont été retrouvés sur place. « Nous comptons  sur l’habituelle efficacité de nos forces de l’ordre pour traquer et neutraliser ces malfaiteurs  dont le scénario et le mode opératoire ressemblent  étrangement à ceux qui ont conduit il y a quelques mois à l’assassinat de notre ami et confrère Jacques Bessala Manga », regrette Lambert Fotso Tchamekwen le promoteur de cette structure.

Le Snjc condamne

Aussitôt informé, le Syndicat national des journalistes du Cameroun a vivement condamné cette attaque armée, par la voix de son président. Dans un communiqué rendu public hier, lundi 26 novembre 2012,  Félix Cyriaque Ebolé Bola « …condamne avec la dernière énergie l’acte ignoble ainsi perpétré, qui a manifestement pour but soit de saboter les installations d’une petite et moyenne entreprise, soit de paralyser le fonctionnement des publications (journaux) dont elle assure l’impression, ou alors d’envoyer un message clair à tous ceux qui, à travers leurs publications, mettent à mal des criminels économiques ou des intérêts mafieux ». Le président du Snjc constate qu’il s’agit ni plus ni moins, d’un acte de terrorisme dont les exécutants courent toujours alors que les commanditaires mais aussi les mobiles restent inconnus. Seule l’enquête ouverte par les autorités compétentes en la matière pourra nous édifier sur cette attaque perpétrée par un commando de 6 individus cagoulés.

Joseph Flavien KANKEU

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